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'Charly Bernard', '''De données hétérogènes et fragmentaires provenant de sources multiples à un référentiel géohistorique d'adresses''', Thèse en Sciences et Technologies de l'Information Géographique (Université Gustave Eiffel, IGN-GéoData Paris (ex-ENSG)) réalisée sous la direction de J. Perret et N. Abadie (IGN).
=== Charly Bernard (2026), ''De données hétérogènes et fragmentaires provenant de sources multiples à un référentiel géohistorique d'adresses'' ===
Elle sera soutenue le 26 février 2026 à Saint-Mandé, Institut National de l'Information Géographique et Forestière (IGN).


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  '''Jury'''
  Charly Bernard, ''De données hétérogènes et fragmentaires provenant de sources multiples à un référentiel géohistorique d'adresses'', Thèse en Sciences et Technologies de l'Information Géographique (Université Gustave Eiffel, IGN-GéoData Paris (ex-ENSG)) réalisée sous la direction de J. Perret et N. Abadie (IGN).
Elle sera soutenue le 26 février 2026 à Saint-Mandé, Institut National de l'Information Géographique et Forestière (IGN).
 
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==== Jury ====
  Cette thèse a été effectuée au sein de l'équipe STRUDEL du laboratoire LASTIG (Université Gustave Eiffel, IGN-GéoData Paris (ex-ENSG)).
  Cette thèse a été effectuée au sein de l'équipe STRUDEL du laboratoire LASTIG (Université Gustave Eiffel, IGN-GéoData Paris (ex-ENSG)).
   
   
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  Nathalie ABADIE, Chargée de recherche, LASTIG, Univ. Gustave Eiffel, IGN-ENSG : Co-directrice de thèse
  Nathalie ABADIE, Chargée de recherche, LASTIG, Univ. Gustave Eiffel, IGN-ENSG : Co-directrice de thèse
  Bertrand DUMENIEU, Ingénieur de recherche, CRH, EHESS-CNRS : Encadrant de thèse
  Bertrand DUMENIEU, Ingénieur de recherche, CRH, EHESS-CNRS : Encadrant de thèse
==== Mots-clés ====
Référentiel géohistorique urbain – Graphe de connaissances – Évolution spatio-temporelle des entités géographiques – Adresses historiques – Données hétérogènes et fragmentaires – Ontologie


'''Résumé'''
==== Résumé ====
  Les adresses jouent le rôle de références spatiales indirectes, permettant de localiser un lieu sans recourir à des coordonnées géographiques précises. Le géocodage est l'opération qui consiste à associer des coordonnées à des données localisées à l'aide de libellé d'adresses. Il repose donc sur un référentiel d'adresses associées à des coordonnées, et sur un algorithme visant à retrouver, pour un libellé d'adresse candidat, celui qui lui correspond le mieux dans le référentiel. Mais les outils classiques utilisent essentiellement des données contemporaines, ce qui conduit souvent à des échecs pour des adresses historiques.
  Les adresses jouent le rôle de références spatiales indirectes, permettant de localiser un lieu sans recourir à des coordonnées géographiques précises. Le géocodage est l'opération qui consiste à associer des coordonnées à des données localisées à l'aide de libellé d'adresses. Il repose donc sur un référentiel d'adresses associées à des coordonnées, et sur un algorithme visant à retrouver, pour un libellé d'adresse candidat, celui qui lui correspond le mieux dans le référentiel. Mais les outils classiques utilisent essentiellement des données contemporaines, ce qui conduit souvent à des échecs pour des adresses historiques.
   
   
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  Cette thèse propose donc une approche pour construire un référentiel géohistorique d’adresses, intégrant ces données hétérogènes et fragmentaires issues de sources historiques variées. Les objectifs principaux sont de représenter les adresses et les entités géographiques auxquelles elles se réfèrent, en tenant compte de leur dimension spatio-temporelle, et d’intégrer, normaliser, apparier et fusionner ces données fragmentaires. Pour ce faire, la thèse s’appuie sur un graphe de connaissances et une ontologie, PeGazUs, dédiés à la description des entités géographiques et de leurs évolutions spatio-temporelles. Elle propose également une méthode de peuplement du graphe, qui, en plus d’intégrer les données provenant de sources variées, permet de générer de nouvelles connaissances afin de reconstituer l’état du territoire à chaque instant et pour chaque entité géographique considérée, et ainsi suivre leur évolution au fil du temps. Elle propose enfin une approche d'évaluation originale pour évaluer l'algorithme de peuplement proposé, en l'absence de vérité terrain. L'ensemble de l'approche est testé sur des données hétérogènes et fragmentaires représentant des adresses parisiennes allant du XVIIIe siècle à nos jours, sur le quartier du Faubourg Saint-Antoine.
  Cette thèse propose donc une approche pour construire un référentiel géohistorique d’adresses, intégrant ces données hétérogènes et fragmentaires issues de sources historiques variées. Les objectifs principaux sont de représenter les adresses et les entités géographiques auxquelles elles se réfèrent, en tenant compte de leur dimension spatio-temporelle, et d’intégrer, normaliser, apparier et fusionner ces données fragmentaires. Pour ce faire, la thèse s’appuie sur un graphe de connaissances et une ontologie, PeGazUs, dédiés à la description des entités géographiques et de leurs évolutions spatio-temporelles. Elle propose également une méthode de peuplement du graphe, qui, en plus d’intégrer les données provenant de sources variées, permet de générer de nouvelles connaissances afin de reconstituer l’état du territoire à chaque instant et pour chaque entité géographique considérée, et ainsi suivre leur évolution au fil du temps. Elle propose enfin une approche d'évaluation originale pour évaluer l'algorithme de peuplement proposé, en l'absence de vérité terrain. L'ensemble de l'approche est testé sur des données hétérogènes et fragmentaires représentant des adresses parisiennes allant du XVIIIe siècle à nos jours, sur le quartier du Faubourg Saint-Antoine.
'''Mots-clés'''
Référentiel géohistorique urbain – Graphe de connaissances – Évolution spatio-temporelle des entités géographiques – Adresses historiques – Données hétérogènes et fragmentaires – Ontologie
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Dernière version du 17 février 2026 à 14:42

Charly Bernard (2026), De données hétérogènes et fragmentaires provenant de sources multiples à un référentiel géohistorique d'adresses

Charly Bernard, De données hétérogènes et fragmentaires provenant de sources multiples à un référentiel géohistorique d'adresses, Thèse en Sciences et Technologies de l'Information Géographique (Université Gustave Eiffel, IGN-GéoData Paris (ex-ENSG)) réalisée sous la direction de J. Perret et N. Abadie (IGN).
Elle sera soutenue le 26 février 2026 à Saint-Mandé, Institut National de l'Information Géographique et Forestière (IGN).

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Jury

Cette thèse a été effectuée au sein de l'équipe STRUDEL du laboratoire LASTIG (Université Gustave Eiffel, IGN-GéoData Paris (ex-ENSG)).

Nathalie AUSSENAC-GILLES, Directrice de recherche, IRIT, CNRS Occitanie Ouest : Rapporteure
Marlène VILLANOVA, Professeure, LIG, Université Grenoble Alpes : Rapporteure
Claire LAGESSE, Maîtresse de conférence, ThéMA, Université de Franche-Comté : Examinatrice
Fatiha SAÏS, Professeure, LISN, CNRS, Université Paris Saclay : Examinatrice
Stéphane BACIOCCHI, Ingénieur de recherche, CRH, EHESS : Invité
Julien PERRET, Directeur de recherche, LASTIG, Univ. Gustave Eiffel, IGN-ENSG : Directeur de thèse
Nathalie ABADIE, Chargée de recherche, LASTIG, Univ. Gustave Eiffel, IGN-ENSG : Co-directrice de thèse
Bertrand DUMENIEU, Ingénieur de recherche, CRH, EHESS-CNRS : Encadrant de thèse

Mots-clés

Référentiel géohistorique urbain – Graphe de connaissances – Évolution spatio-temporelle des entités géographiques – Adresses historiques – Données hétérogènes et fragmentaires – Ontologie

Résumé

Les adresses jouent le rôle de références spatiales indirectes, permettant de localiser un lieu sans recourir à des coordonnées géographiques précises. Le géocodage est l'opération qui consiste à associer des coordonnées à des données localisées à l'aide de libellé d'adresses. Il repose donc sur un référentiel d'adresses associées à des coordonnées, et sur un algorithme visant à retrouver, pour un libellé d'adresse candidat, celui qui lui correspond le mieux dans le référentiel. Mais les outils classiques utilisent essentiellement des données contemporaines, ce qui conduit souvent à des échecs pour des adresses historiques.

Les adresses sont présentes en grande quantité dans différents documents historiques, tels que des plans, des annuaires, ou des documents administratifs, dont l’accès est aujourd’hui facilité par la mise en ligne des archives par les institutions patrimoniales. Parallèlement, des outils d’extraction automatique, notamment basés sur des réseaux de neurones, permettent d’extraire un grand nombre d’informations à partir de ces documents anciens. Ces informations constituent des données hétérogènes et fragmentaires fournissant des représentations des libellés d'adresses et de leurs coordonnées le plus souvent incomplètes, discontinues dans le temps et dans l'espace. Il est essentiel de structurer et intégrer ces données hétérogènes et fragmentaires dans un référentiel géohistorique cohérent, permettant la représentation spatio-temporelle des adresses et leur valorisation à des fins de géocodage.

Cette thèse propose donc une approche pour construire un référentiel géohistorique d’adresses, intégrant ces données hétérogènes et fragmentaires issues de sources historiques variées. Les objectifs principaux sont de représenter les adresses et les entités géographiques auxquelles elles se réfèrent, en tenant compte de leur dimension spatio-temporelle, et d’intégrer, normaliser, apparier et fusionner ces données fragmentaires. Pour ce faire, la thèse s’appuie sur un graphe de connaissances et une ontologie, PeGazUs, dédiés à la description des entités géographiques et de leurs évolutions spatio-temporelles. Elle propose également une méthode de peuplement du graphe, qui, en plus d’intégrer les données provenant de sources variées, permet de générer de nouvelles connaissances afin de reconstituer l’état du territoire à chaque instant et pour chaque entité géographique considérée, et ainsi suivre leur évolution au fil du temps. Elle propose enfin une approche d'évaluation originale pour évaluer l'algorithme de peuplement proposé, en l'absence de vérité terrain. L'ensemble de l'approche est testé sur des données hétérogènes et fragmentaires représentant des adresses parisiennes allant du XVIIIe siècle à nos jours, sur le quartier du Faubourg Saint-Antoine.