« Rue Saint-Honoré - Parcelle n°348 (Empire) » : différence entre les versions

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[[Fichier:348-350-actuel-St-Honoré-486x196px.jpg|cadre|droite|Immeubles n°350 et 348 (actuel), n°348 (Empire), rue Saint-Honoré Paris (Photo Dominique Waquet, 2018). [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:348-350-actuel-St-Honor%C3%A9.jpg Agrandir]]]
==Numéros successifs de la parcelle==
==Numéros successifs de la parcelle==
<small>Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. [[Numérotation des maisons à Paris 1788-1810 |Voir leurs principes respectifs]]. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. [[Rue Saint-Honoré (Paris) Parcelles et habitants Révolution-Empire |Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré]].</small>
<small>Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. [[Numérotation des maisons à Paris 1788-1810 |Voir leurs principes respectifs]]. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. [[Rue Saint-Honoré (Paris) Parcelles et habitants Révolution-Empire |Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré]].</small>
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! Type (période) !! Terrier (avant 1780) !! Royal (1780-1791) !! Sectionnaire (1791-1805) !! Empire (depuis 1806) !! Actuel
! Type (période) !! Terrier (avant 1780) !! Royal (1780-1791) !! Sectionnaire (1791-1805) !! Empire (depuis 1806) !! Actuel
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| '''Numéro''' || n°38-39 || n°325-329 || n°1510-1512 || n°348 || n°348
| '''Numéro''' || n°38-39 || n°325-329 || n°1510-1512 || n°348 || n°348 et 350
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| '''Rattachement''' || [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:Censive-Archev%C3%AAch%C3%A9-parc-1-23.JPG Terrier de l'Archevêché] || [[Paroisse Saint-Roch (Paris 1789) |Paroisse Saint-Roch]] || [[Section Butte-des-Moulins (Paris 1790)|Butte-des-Moulins]] || [[2e arrondissement (Paris 1795-1859)|2e Arrondissement (ancien)]] <ref><small>6ème Quartier, Palais-Royal ; Ilot 12 (AN, F/31/75/31). [http://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo4OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTgtMDYtMjQiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTU7czo0OiJyZWYyIjtpOjIyNzA7czoyMDoicmVmX2Fya19mYWNldHRlX2NvbmYiO3M6MTY6InBsYW5zcGFjZWxsYWlyZXMiO3M6ODoidHlwZV9pbWciO3M6Nzoiem9vbWlmeSI7czoxNjoidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbCI7YjoxO3M6MjE6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWxfbW9kZSI7czo0OiJwcm9kIjt9#uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoomifyInfos=3769.5%2C2461.5%2C0.15925248832013&uielem_zoom=0 Voir le plan parcellaire en ligne].</small></ref> || 1er Arrondissement
| '''Rattachement''' || [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:Censive-Archev%C3%AAch%C3%A9-parc-1-23.JPG Terrier de l'Archevêché] || [[Paroisse Saint-Roch (Paris 1789) |Paroisse Saint-Roch]] || [[Section Butte-des-Moulins (Paris 1790)|Butte-des-Moulins]] || [[2e arrondissement (Paris 1795-1859)|2e Arrondissement (ancien)]] <ref><small>6ème Quartier, Palais-Royal ; Ilot 12 (AN, F/31/75/31). [http://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo4OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTgtMDYtMjQiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTU7czo0OiJyZWYyIjtpOjIyNzA7czoyMDoicmVmX2Fya19mYWNldHRlX2NvbmYiO3M6MTY6InBsYW5zcGFjZWxsYWlyZXMiO3M6ODoidHlwZV9pbWciO3M6Nzoiem9vbWlmeSI7czoxNjoidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbCI7YjoxO3M6MjE6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWxfbW9kZSI7czo0OiJwcm9kIjt9#uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoomifyInfos=3769.5%2C2461.5%2C0.15925248832013&uielem_zoom=0 Voir le plan parcellaire en ligne].</small></ref> || 1er Arrondissement
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L'immeuble du XVIIIe, au n°348 (Empire) est conservé et se trouve sur deux parcelles actuelles :  
L'immeuble du XVIIIe, au n°348 (Empire) est conservé et se trouve sur deux parcelles actuelles :  
* Le n°348 (actuel), correspondant à la parcelle terrier n°39, se trouve sur parcelle aujourd'hui cadastrée AZ 16.
* Le n°348 (actuel), correspondant à la parcelle terrier n°39, se trouve sur parcelle aujourd'hui cadastrée AZ 16.
* Le n°350 (actuel), correspondant  à la parcelle terrier n°38, se trouve sur la parcelle aujourd'hui cadastrée AZ 15.
* Le n°350 (actuel), correspondant  à la parcelle terrier n°38, se trouve sur la parcelle aujourd'hui cadastrée AZ 15.
[[Fichier:348-350-actuel-St-Honoré-cadastres.jpg|cadre|centré|Trois représentations de la parcelle n°348 (Empire). Sur le cadastre 2010 la pointe des triangles indique le point de prise de vue des photos de la galerie (Photos D. Waquet 2018).]]
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348-StHonoré-15.JPG|1
348-StHonoré-08.JPG|2
348-StHonoré-10.JPG|3
348-StHonoré-12.JPG|4
348-StHonoré-09.JPG|5
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==Propriétaire avant 1789==
==Propriétaire avant 1789==
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==Propriétaire Révolution-Empire==
==Propriétaire Révolution-Empire==
Non identifié.
Vraisemblablement Charles Savalette.
 
==Propriétaire en 1805==
==Propriétaire en 1805==
'''d'Hardivillier'''. (AN, F/31/7/267).
'''d'Hardivillier'''. (AN, F/31/7/267).


==Occupants==
==Occupants==
* '''Anonyme''', vend des chevaux (1793).
{| class="wikitable center" style="background-color:#FFF9E5;"
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! scope=col style="background-color:#FFECB2;"| Occupants 1780-1792 !! scope=col style="background-color:#FFECB2;"| Occupants 1793-1801 !! scope=col style="background-color:#FFECB2;"| Occupants 1802-1812
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| Dompierre d'Hornoy, Gramagnac, Hatry, '''Jolivet''', Lesage, '''Noël''', '''Savalette de Lange''', Servet ||  Fondeski, Javel, '''Jolivet''', Morel, '''Noël''', '''Savalette de Lange''' || Bonnichon, Coutura, Brousse des Faucherets, Devouge, Hardivilliers (d'), Hulin, '''Jolivet''', Lecamus, '''Noël'''
|}
* '''Anonyme''', vend des chevaux, n°1512 (Butte) (1793).


<small>« Vente d'une belle jument Norm. de 6 ans, portant la queue à l'angl. T propre à tous usages maison du Cit. Savalette n°1512. » (''Affiches'', 24 février 1793 p. 799). N.B. Il est vraisemblable qu'il s'agit d'un équipage appartenant à Savalette.</small>
<small>« Vente d'une belle jument Norm. de 6 ans, portant la queue à l'angl. T. propre à tous usages maison du Cit. Savalette n°1512. » (''Affiches'', 24 février 1793 p. 799). N.B. Il est vraisemblable qu'il s'agit d'un équipage appartenant à Savalette.</small>
* '''Bonnichon''', Hôtel garni (1806).
 
* '''Caisse des amortissement''' (1788).
* '''Baton''', Marie Élisabeth, épouse de '''Jacques Joseph Augustin Noël''', n°348 (Emp.) (1805-1825).
<small>Marie Elisabeth Baton (Monchy-Humières (Oise), 31 mars 1769- 12 mars 1831), épouse Jacques Joseph Augustin Noël le 19 messidor an III (7 juillet 1795) à Paris, dont Auguste Benoit Noël, né en 1796, Charles Hippolyte Noël né en 1805, Marie Désirée Noël née en 1809, épouse de Nicolas Auguste Bouclier le 17 décembre 1825 à La Madeleine, en présence de ses parents, témoin [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°326 (Empire)|'''Jean Pierre Courtois''']], oncle de l’épouse (AD75 5Mi1 2009 vue 17/51  ; ''Registre des mariages de La Madeleine 1825'', AD.75 Cote : D6J/777; Geneanet, ''généalogie de Guy Renault''). <br>
Elle décède à son domicile 348 bis rue Saint-Honoré le 12 mars 1831 (''Table des successions de Paris'', AD75 DQ8). </small>
 
* '''Blondel''', Jean-Charles, cuisinier, n°1512 (But.) (1796).
 
<small>Le 25 nivôse an 4 [15 janvier 1796], a été baptisée à la Conception Rosalie, née hier, fille de Jean-Charles Blondel, cuisinier, et de Marguerite Le Vieille, son épouse, demeurant rue St Honoré, n°1512, parrain François-Gratien Citerne (?), marraine Marie-Josèphe Blondel, sa tante (AH Arch. Paris, ''Saint-Roch, BMS, 1794-1796'', p. 75).</small>
 
* '''Bonnichon''', Hôtel garni, n°348 (Empire) (1806).
* '''Caisse des amortissement''', n°329 (Royal) (1788).


<small>« On y paie les coupons des effets royaux (P). »</small>
<small>« On y paie les coupons des effets royaux (P). »</small>
* '''Coutura''', associé d''''Augustin Noël''', linger (1806) (fact. 1802,1823).
* '''Courtois''', Jean Baptiste Pierre, homme de loi, puis employé au ministère de l’Intérieur, inspecteur des enfants trouvés n°326 (K) (1792).
<small>Jean Baptiste Pierre Courtois (ca 1765 – Paris, 28 août 1844), épouse Joséphine Emilie Noël le 27 septembre 1791 a Saint-Roch. Il est probablement originaire de Pierre (Saône-et-Loire) où ses parents tiennent une pension (Etat civil reconstitué pour la deuxième quinzaine de septembre 1791, AM Paris 5Mi1 2007 097487). Il est le père d’Estelle Virginie Courtois née le 1er décembre 1795. On ne sait pas quand le couple quitte le domicile de la mère de Joséphine pour la rive gauche où cette dernière décède en 1800 (Geneanet, ''Charles BQT'').</small>
 
* '''Coutura''', associé d''''Augustin Noël''', linger, n°348 (Empire) (1806) (fact. 1802,1823).


<small>Vraisemblablement apparenté à [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°150 (Empire)|'''Jean-Baptiste Coutura''']], fourreur, n°47 (Halles) en 1792.</small>
<small>Vraisemblablement apparenté à [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°150 (Empire)|'''Jean-Baptiste Coutura''']], fourreur, n°47 (Halles) en 1792.</small>
* '''Desfaucherets''', Directeur de Division de l'Instruction Publique à la Préfecture (1806).
[[Fichier:Brousse-Desfaucherets - Marie-Guillemine BENOIST.jpg|vignette|130px|droite|<small>Brousse-Desfaucherets par M.-G. Benoist (1806)</small>.]]
* '''Desfaucherets''', ('''Brousse des Faucherets'''), Jean Louis, administrateur de bienfaisance, n°1512 [But.] (1801), directeur de la Div. Instruction Publique à la Préfecture, n°1512 (But.) (1804), n°348 (Emp.) (1805-1807).


<small>Il devient directeur et inspecteur général du service économique des prisons (Allard, ''Almanach'', 1808, p. 90).</small>
<small>Jean Louis Brousse des Faucherets (Paris, 1742-Paris, fév. 1808), célibataire, avocat, littérateur, député suppléant du Tiers de Paris aux États-Généraux, demeurant précédemment dans le district des Capucins du Marais, électeur de la Section des Enfants-Rouges, directeur du bureau des Établissements publics en 1790 (Tuetey, ''Répertoire'', t. 1, p. IV), administrateur du Département en 1791, électeur en 1796 (P. Robiquet, ''Le personnel municipal de Paris'', p. 68).
* '''Devouge''', Louis-Benjamin, artiste-peintre (1804).
 
Inscrit sur la Liste des notables de 1801, p. 47. Il devient directeur et inspecteur général du service économique des prisons (Allard, ''Almanach, 1808'', p. 90). Il décède le 18 février 1808 au n°348 (Emp.) rue Saint-Honoré (Table des successions, AM Paris DQ8).
(Portrait par Marie-Guillemine Benoist (1806) ; ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Brousse-Desfaucherets Notice Wikipedia]).</small>
* '''Devouge''', Louis-Benjamin, artiste-peintre, n°1512 (Butte) (1804).


<small>Louis-Benjamin-Marie Devouges (Paris, 1770 - Paris, 1842), dessinateur, illustrateur, élève de Regnault et David a réalisé les portraits de plusieurs personnalités de la Révolution, députés à la Constituante. [http://data.bnf.fr/14957056/louis_benjamin_marie_devouges/ Voir sa notice à la BnF].</small>
<small>Louis-Benjamin-Marie Devouges (Paris, 1770 - Paris, 1842), dessinateur, illustrateur, élève de Regnault et David a réalisé les portraits de plusieurs personnalités de la Révolution, députés à la Constituante. [http://data.bnf.fr/14957056/louis_benjamin_marie_devouges/ Voir sa notice à la BnF].</small>


* '''Dompierre d'Hornoy''', Alexandre, prince, président de la première chambre des Enquêtes au Parlement de Paris nommé le 7 mars 1780 (Al. R., 1790, p. 299), (L)(1788-1791).
* '''Dompierre d'Hornoy''', Alexandre, prince, président de la première chambre des Enquêtes au Parlement de Paris nommé le 7 mars 1780 (Al. R., 1790, p. 299), n°329 (Royal) (1788, 1791) (L).
 
<small>Alexandre-Marie-François-de-Paule de Dompierre (ca 1740 – 1828), chevalier, seigneur d'Hornoy, de Fontaine-sur-Maye, président en la cour du Parlement, comparait en personne à l'assemblée générale des trois ordres du baillage d'Amiens les 30, 31 mai, 1er et 2 avril 1789 (''A.P.'', t. 6, États-Généraux 1789, Cahiers, p. 463, col. 2). Il est, par sa mère, petit-neveu de Voltaire. (Chaix-d'Est-Ange, ''Dictionnaire'', t. 14, p. 134). Par son épouse, Sophie Savalette de Flacourt, il est le beau-frère de Savalette de Lange.</small>
* '''Fondeski''', violoniste, second violon au Théâtre Français, n°1512 (Butte) (Al. S., an VIII, IX).
* '''Gramagnac''', Jean-Étienne, négociant, n°329 (Royal) (1791).
 
<small> Gramagnac se trouve partie prenante à l'acte d'émancipation des enfants mineurs de '''Thomas Noël''', décédé le 8 juillet 1790, linger, dans cette même maison, enfants dont il est cousin par alliance par son épouse '''Marie Jeanne Léonore Noël''', nièce de Thomas Noël (AN, ''Tutelles'', Y 5192B, 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, ''Gramagnac''). Il est noté dans cet acte, comme à l'acte de baptême de sa fille Marie Julie Eleonore,  comme docteur en médecine. Toutefois, aucun Gramagnac n'est mentionné comme médecin dans les almanachs de l'époque et Jean-Étienne est notoirement connu comme négociant. Il est père de ''Marie-Julie Gramagnac'', baptisée le 16 août 1790 à Saint-Roch (AM Paris, V6/E1, Geneanet, ''Gramagnac, dépouillement collaboratif'') et de ''Pauline Gramagnac'' (née en 1799).
 
Il déménage en 1792 dans [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°336 (Empire)|l'hôtel voisin, au n°324 (Royal), n°1508 (But.)]].</small>
* '''Hardivilliers (d')''', (noté Dharvilier Vaudoyer), banquier, n°348 (Empire) (1806).
* '''Hatry''', Geneviève-Louise, compagne de Charles-Pierre Savalette de Lange, mère de ses enfants, n°329 (Royal).
* '''Hullin''', épicier, n°1512 (Butte) (1803).
* '''Javel''', loueur de voiture, n°1512 (Butte) (1798).
* '''Jolivet''', Julie, épouse puis veuve de Thomas Noël, lingère, succ. de son mari, n°1510 (Butte) (1791, 1798, 1803).


<small>Alexandre-Marie-François-de-Paule de Dompierre (ca 1740 – 1828), chevalier, seigneur d'Hornoy, de Fontaine-sur-Maye, président en la cour du Parlement, comparait en personne à l'assemblée générale des trois ordres du baillage d'Amiens les 30, 31 mai, 1er et 2 avril 1789 (''A.P.'', t. 6, États-Généraux 1789, Cahiers, p. 463, col. 2). Il est, par sa mère, petit-neveu de Voltaire. (Chaix-d'Est-Ange, ''Dictionnaire'', t. 14, p. 134).</small>
<small>Julie Jolivet épouse '''Jean Thomas Noël''' vers 1758. Le couple a plusieurs enfants (voir ci-dessous la notice de son époux). Dans un acte notarié de 1797, elle est indiquée comme demeurant (peut-être temporairement) rue du Faubourg Saint-Martin (Exécution de créance du 12 septembre 1797, Étude notariale Simon Lefevre, AN ET-XIX-913). Elle décède le 20 janvier 1813, n°294 rue Saint-Honoré sur la déclaration de son fils Augustin Noël, n°348, même rue (Table des successions de Paris, AM Paris DQ8).</small>
* '''Lecamus''', particulier, n°1512 (But.) (1803-1804).


* '''Fondeski''', violoniste, second violon au Théâtre Français (Al. S., an VIII, IX).
<small>Collection de minéraux, Le Camus, n°1512 (L.-M. Pruhomme, ''Miroir de l’ancien et du nouveau Paris'', Paris, Prudhomme, Debray, 1804, t. 2, p. 218) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6472262h Lire sur Gallica].</small>
* '''Gramagnac''', négociant (1791).


<small>Jean-Étienne Gramagnac se trouve partie prenante à l'acte d'émancipation des enfants mineurs de '''Thomas Noël''', décédé le 8 juillet 1790, linger, dans cette même maison, enfants dont il est cousin par alliance par son épouse '''Marie Jeanne Léonore Noël''', nièce de Thomas Noël (AN, ''Tutelles'', Y 5192B, 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, ''Gramagnac''). Il est noté dans cet acte comme docteur en médecine. Toutefois, aucun Gramagnac n'est mentionné comme médecin dans les almanachs de l'époque et Jean-Étienne est notoirement connu comme négociant. Il est père de ''Marie-Julie Gramagnac'', baptisée le 16 août 1790 à Saint-Roch (AM Paris, V6/E1, Geneanet, ''Gramagnac, dépouillement collaboratif'') et de ''Pauline Gramagnac'' (née en 1799).
* '''Lesage''', sous-lieutenant en premier, Garde nat., 6ème div., 10ème bat. (Saint-Roch), 4e comp., n°329 (''Almanach militaire'', 1789, 1790, p. 89).
* '''Morel''', assesseur citoyen au Tribunal de Paix division Butte aux Moulins, n°1512 (Butte) (1798).


Il déménage en 1792 dans [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°336 (Empire)|l'hôtel voisin, au n°324 (Royal), n°1508 (But.)]].</small>
* '''Noël''', Jacques Joseph Augustin (Auguste), marchand de toile, n°1510 (But.) (1796), '''Noël''', Auguste, linger, succ. de Vve '''Noël''', n°1510 (Butte) (an X), associé de '''Coutura''', n°348 (Empire) (1806).  
* '''Hardivilliers (d')''', (noté Dharvilier Vaudoyer), banquier (1806).
* '''Hatry''', Geneviève-Louise, compagne de Charles-Pierre Savalette de Lange, mère de ses enfants.
* '''Hullin''', épicier (1803).
* '''Javel''', loueur de voiture (1798).
* '''Jolivet''', Julie, épouse puis veuve de Thomas Noël, lingère, succ. de son mari (notée Vve Noël dans les almanachs 1791-1798-1803).
* '''Morel''', assesseur citoyen au Tribunal de Paix division Butte aux Moulins (1798).
* '''Noël''', Thomas, marchand de toiles et lingeries, décédé paroisse Saint-Roch (1790).


<small>« Enterrement de Thomas NOËL, linger, rue S. Honoré, vis-à-vis le bâtiment des Feuillants, 7 juillet à S. Roch. » (''Affiches'', 9 juillet 1790, p. 2004).
[[Fichier:Noël-MdToiles-S1510 1802.JPG|cadre|gauche|Facture 1802 [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:Noël-MdToiles-S1510_1802-HD.JPG#filehistory Agrandir]]]


Thomas Noël, époux de '''Julie Jolivet''', Vve Noël, est le père de '''Claudine-Pélagie Noël''', décédée avant 1790, première épouse de '''Nicolas-Antoine Blin''', audiencier du Roi en son Grand Conseil, de X Noël, épouse de '''Étienne-Nicolas Lebel''', trésorier général des Monnaies, de '''Pierre-Fortuné Noël''' (né en 1768), '''Joséphine-Émilie Noël''' (née en 1770), '''Jacques-Joseph Noël''' (né en 1771), tous les trois mineurs, et d''''Auguste Noël''', majeur à son décès. (AN, ''Tutelles'', Y 5192B, ''Acte d'émancipation'', 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, ''Gramagnac'').
Thomas Noël est l'oncle de '''Marie Jeanne Léonore Noël''', épouse de '''Jean-Étienne Gramagnac''' demeurant dans le même  hôtel jusqu'en 1792 (AM Paris, V6 E1, Geneanet, ''Gramagnac'')</small>.
[[Fichier:Noël-toiles-348bis 1823-150x200.jpeg|cadre|droite|Facture 1823 [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:No%C3%ABl-toiles-348bis_1823-2000x3000.JPG#filehistory Agrandir]]]
[[Fichier:Noël-toiles-348bis 1823-150x200.jpeg|cadre|droite|Facture 1823 [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:No%C3%ABl-toiles-348bis_1823-2000x3000.JPG#filehistory Agrandir]]]
<small>Jacques-Joseph-Augustin Noël (Paris, 1771- ? 1849) troisième enfant de '''Thomas Noël''' et '''Julie Jolivet''', épouse le 7 juillet 1795 '''Marie-Élisabeth Baton''' (1769-1831) (AD 75, V10/E/9, Table des mariages parisiens, p. 296) avec qui il a plusieurs enfants dont Auguste-Benoit : « Le 28 floréal an 4 [17 mai 1796], a été baptisé Auguste-Benoît, né aujourd’hui, fils de Jean-Joseph-Augustin Noël, et de Marie-Élisabeth Baton, son épouse, demeurant rue St Honoré, n°1510, parrain Jean-Jacques-Benoit Payan, marraine Julie Jolivet veuve de Thomas Noël. » (AH Arch. Paris, ''Saint-Roch, BMS, 1794-1796'', p. 99).</small><br>
<small>« À LA CRÈCHE, rue Saint-Honoré, n°1510, près de la place Vendôme, AUGUSTE NOËL, succ. de la Vve Noël sa mère, tient magasin de toiles, mousselines, dentelles, … (Fact., 6 floréal an 10, [26 avril 1802], BHVP, Éphémères).</small>.
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* '''Noël''', Joséphine Emilie, fille de Thomas Noël, épouse de '''Jean Courtois''', demeure au domicile de ses parents n°325 (K) de sa naissance au-delà de son mariage (1770- après 1792).
<small>Joséphine Emilie Noël (Paris Saint-Roch, 15 décembre 1770 – Paris, 27 avril 1800), épouse Jean Baptiste Pierre Courtois (1765-1844) le 27 août 1791 dont Estelle Virginie Courtois, née le 1er décembre 1798. Après avoir vécu au n°326 (K), les époux déménagent n°993 rue de Grenelle (6e ardt actuel), rive gauche, où Joséphine décède le 7 floréal an VIII (27 avril 1800) (Table des successions de Paris, AM Paris DQ8).</small>


* '''Noël''', Auguste, linger, succ de Vve '''Noël''' (an X), associé de Coutura (1806).  
* '''Noël''', Thomas, marchand de toiles et lingeries, décédé paroisse Saint-Roch, n°325 (Royal) (1790).


<small>« À LA CRÈCHE, rue Saint-Honoré, n°1510, près de la place Vendôme, AUGUSTE NOËL, succ. de la Vve Noël sa mère, tient magasin de toiles, mousselines, dentelles, (fact., 6 floréal an 10, [26 avril 1802], BHVP).</small>
<small>
Jean Thomas Noël (Paris, 11 août 1730 – Paris, 2 ou 3 juillet 1790), époux de Julie Jolivet, Vve Noël, est le père de plusieurs enfants (Geneanet, Hervé Bouclier ; AN, Tutelles, Y5192B, Acte d'émancipation, 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, Gramagnac) :<br>
- '''Charlotte Marie Julie Noël''', née en 1758, épouse d’'''Étienne Nicolas Lebel''', trésorier général des Monnaies,<br>
- '''Louis Thomas Noël''', né le 19 septembre 1763, probablement décédé avant 1790,<br>
- '''Pierre Fortuné Noël''', né le 1er février 1768, enfant mineur au décès de son père,<br>
- '''Joséphine Émilie Noël''', née le 15 décembre 1770, épouse de '''Jean Baptiste Courtois''',<br>
- '''Claudine Pélagie Noël''', décédée en 1784, première épouse de '''Nicolas Antoine Blin''', audiencier du Roi en son Grand Conseil, <br>
- Jacques-Joseph-Augustin, né le 14 décembre 1771, époux de '''Marie Elisabeth Baton''.
<br>
Thomas Noël est l'oncle de '''Marie Jeanne Léonore Noël''', épouse de '''Jean-Étienne Gramagnac''' demeurant dans le même  hôtel jusqu'en 1792 (AM Paris, V6 E1, Geneanet, ''Gramagnac'')<br>
« Enterrement de Thomas NOËL, linger, rue S. Honoré, vis-à-vis le bâtiment des Feuillants, 7 juillet à S. Roch. » (''Affiches'', 9 juillet 1790, p. 2004).
</small>.
* '''Noël''', Marie-Jeanne-Léonore, nièce de '''Thomas Noël''', épouse de '''Jean-Étienne Gramagnac''', n°329 (Royal). Elle réside dans cet hôtel jusqu'en 1792.
<small>Elle est nièce de Thomas Noël (AN, Tutelles, Y 5192B, 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, Gramagnac) et mère de Pauline Agathe Gramagnac, née en 1799 (AM Paris, Mariages, État-civil reconstitué, 5 août 1826) et de Marie Julie Eleonore Gramagnac, née le 16 août 1790, baptisée le même jour à Saint-Roch. Parrain, [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°321 (Empire)|'''Jean Baptiste Brunaud''']], négociant, r. S. Honoré, paroisse Saint-Roch, marraine Marie Labottière, épouse de M. Brunaud, représentée par Charlotte Marie Julie Noël, épouse de M. Le Bel, trésorier général des monnaies (Registre des baptêmes de Saint-Roch 1790, AD 75 V6E/1 ; via Geneanet). </small>
* '''Piertot''', Jacques, n°1510 (But.) (1796).


* '''Noël''', Marie-Jeanne-Léonore, nièce de '''Thomas Noël''', épouse de '''Jean-Etienne Gramagnac'''. Réside dans cet hôtel jusqu'en 1792.
<small>Jacques Piertot, époux de Jeanne Bourgoin, demeurant rue Saint-Honoré, n°1510 sont les parents de Jeanne-Nicole Piertot qui épouse le 15 ventôse an IV [5 mars 1796], conformément aux lois de l’Église catholique et romaine Louis Simon, fils d’Antoine Simon et de Marie-Louise Blanchard, demeurant rue du Mail en présence de Michel-Louis Calot, Claude-Marie Leroy, Guillaume Leroy (AH Arch. Paris, ''Saint-Roch, BMS, 1794-1796'', p. 84).</small>
* '''Savalette de Lange''', garde du Trésor royal (L) (P) (H) (1788-1793).


<small>[https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Pierre-Paul_Savalette_de_Langes Charles Pierre Paul Savalette de Lange] (Tours, 1745 – Paris, 1797), fils de Charles Pierre Savalette de Magnanville, fermier général, intendant de Tours. Il est conseiller au Parlement de Paris, Garde du trésor royal, aide de camp de La Fayette, membre influent de la franc-maçonnerie en particulier à la Société Olympique, comme ses voisins et collègues des Finances royales [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°337 (Empire)|'''Pierre-Eloi Doazan''']] et [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°349 bis (Empire)|'''Nervet''']]. (G. Bord, « Savalète de Lange », ''La Franc-Maçonnerie en France'', Paris, Librairie nationale, 1909, t. 1, p. 342-355 ; Gallica).
* '''Savalette de Lange''', Paul, garde du Trésor royal, n°329 (Royal) (1788), n°327 (Royal) (1793)(Lesclapart, Prévost, Hénin).
 
<small>[https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Pierre-Paul_Savalette_de_Langes Charles Pierre Paul Savalette de Lange] (Tours, 1745 – Paris, 1797), fils de Charles Pierre Savalette de Magnanville, fermier général, intendant de Tours. Il est conseiller au Parlement de Paris, Garde du trésor royal, aide de camp de La Fayette, membre influent de la franc-maçonnerie en particulier à la Société Olympique, comme ses voisins et collègues des Finances royales [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°337 (Empire)|'''Pierre-Eloi Doazan''']] et [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°349 bis (Empire)|'''Nervet''']]. (G. Bord, « Savalète de Lange », ''La Franc-Maçonnerie en France'', Paris, Librairie nationale, 1909, t. 1, p. 342-355 ; Gallica). Il est également un disciple du mesmérisme ou doctrine du magnétisme animal, [https://harmoniauniversalis.univ-paris1.fr/#/personne/53610f15ec1d0ac98e0b9763 membre de la société de l'Harmonie universelle], comme son voisin le [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°404 (Empire)|'''Dr Lacaze''']].
Après diverses aventures sentimentales, il a comme compagne, vers 1789, '''Geneviève-Louise Hatry''' (1767- 1832) (Geneanet, ''Eric Doutre'', ''Pierfit'') avec qui il a quatre enfants reconnus.
Après diverses aventures sentimentales, il a comme compagne, vers 1789, '''Geneviève-Louise Hatry''' (1767- 1832) (Geneanet, ''Eric Doutre'', ''Pierfit'') avec qui il a quatre enfants reconnus.


Il a fait porter le 1er octobre 1789 à la Monnaie de Paris 399 marcs, 15 deniers de vaisselle d'argent (''Journal de Paris'', 31 décembre 1789, Supplément).  
Il a fait porter le 1er octobre 1789 à la Monnaie de Paris 399 marcs, 15 deniers de vaisselle d'argent (''Journal de Paris'', 31 décembre 1789, Supplément).  


Charles Savalette organise en son hôtel des concerts où il réunit les musiciens les plus célèbres mais il fait faillite en 1790. (Félix, C., ''Les musiciens célèbres depuis le XVIè siècle jusqu'à nos jours'', p. 300-303).
Charles Savalette organise en son hôtel des concerts où il réunit les musiciens les plus célèbres mais il fait faillite en 1790. (Félix, C., ''Les musiciens célèbres depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours'', p. 300-303).


Il commande la Garde nationale le 15 juillet 1790 au poste du Palais-Royal, lors de la fête organisée en l'honneur des députés de la Fédération. Une de ses décisions l'oppose au Sr Rose de Saint-Pierre, propriétaire du cirque du Palais-Royal (Tuetey, ''Répertoire'', t. 2, p. 420-421).
Capitaine de la 4ème compagnie du 10ème bataillon de la 6ème division de la garde nationale (''Almanach militaire'', 1789, 1790, p. 89), il commande la Garde nationale le 15 juillet 1790 au poste du Palais-Royal, lors de la fête organisée en l'honneur des députés de la Fédération. Une de ses décisions l'oppose au Sr Rose de Saint-Pierre, propriétaire du cirque du Palais-Royal (Tuetey, ''Répertoire'', t. 2, p. 420-421).


Barère de Vieuzac, qu'il héberge en son hôtel, le fait échapper à une condamnation certaine pour avoir financé par un don de 5 millions de livres, l'émigration du comte d'Artois en 1791 (Alfred Bégis, « La famille Savalette et la fausse Jenny Savalette de Lange », ''La correspondance historique et archéologique'', Paris, Fontemoing et Champion, 7è année, 1900, p. 73-78. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57387168/f79.image Lire en ligne sur Gallica].
Barère de Vieuzac, qu'il héberge en son hôtel, le fait échapper à une condamnation certaine pour avoir financé par un don de 5 millions de livres, l'émigration du comte d'Artois en 1791 (Alfred Bégis, « La famille Savalette et la fausse Jenny Savalette de Lange », ''La correspondance historique et archéologique'', Paris, Fontemoing et Champion, 7è année, 1900, p. 73-78. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57387168/f79.image Lire en ligne sur Gallica].
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C. de Savalette, le 19 ventôse an IV [8 mars 1796], dépose à l'enregistrement plusieurs billets à ordre et billets au porteur, pour un montant de 123 179 livres, billets échus et dont les porteurs ne se sont pas présentés (AM Paris, DQ7/1699, ''Registre du Bureau enregistrement n°8'', f°150-152).</small>
C. de Savalette, le 19 ventôse an IV [8 mars 1796], dépose à l'enregistrement plusieurs billets à ordre et billets au porteur, pour un montant de 123 179 livres, billets échus et dont les porteurs ne se sont pas présentés (AM Paris, DQ7/1699, ''Registre du Bureau enregistrement n°8'', f°150-152).</small>


* '''Servet''', mercier (1791).
* '''Servet''', mercier, n°326 (Royal) (1791).


==Résidents==
==Résidents==
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Bar%C3%A8re '''Barère de Vieuzac'''], Bertrand, avocat, député des Hautes-Pyrénées à la Convention Nationale. (1793-1794).
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Bar%C3%A8re '''Barère de Vieuzac'''], Bertrand, avocat, député des Hautes-Pyrénées à la Convention Nationale. (1793-1794).


<small>Lors de son élection à la Convention Nationale Barère réside n°88 (Royal), rue de Richelieu (S. Lepeletier) ([[Localisations parisiennes (1780-1810)_Bibliographie : Personnes et professions#Convention Nationale|Pougin, déc. 1792]]). Il s'installe ensuite rapidement, au plus tard en janvier 1793, chez '''Savalette''' où il réside encore en décembre 1794 ([[Localisations parisiennes (1780-1810) Bibliographie : Personnes et professions#Convention_Nationale|I.N. 93, Froullé déc. 1793, Dufart, déc. 1794]]). Cette implantation, outre le confort et le soutien financier qu'elle lui prodigue, assurent au député la meilleure proximité avec la salle du Manège. Il n'a en effet qu'à traverser la rue Saint-Honoré pour pouvoir emprunter le passage des Feuillants.
<small>Lors de son élection à la Convention Nationale Barère réside n°88 (Royal), rue de Richelieu (S. Lepeletier) ([[Localisations parisiennes (1780-1810)_Bibliographie : Personnes et professions#Convention Nationale|Pougin, déc. 1792]]). Il s'installe ensuite rapidement, au plus tard en janvier 1793, chez '''Savalette''' où il réside encore en décembre 1794 ([[Localisations parisiennes (1780-1810) Bibliographie : Personnes et professions#Convention_Nationale|I.N. 93, Froullé déc. 1793, Dufart, déc. 1794]]). Cette implantation, outre le confort et le soutien financier qu'elle lui prodigue, assurent au député la meilleure proximité avec la salle du Manège. Il n'a en effet qu'à traverser la rue Saint-Honoré pour pouvoir emprunter le passage des Feuillants.<br>
 
Les Mémoires de Barère  mentionnent deux résidences : « rue de Richelieu au 3ème étage (août 1792) » (H. Carnot, David, d'Angers, (Éd.), ''Barère de Vieuzac, Mémoires de Bertrand Barère'', Paris, J. Labitte, 1842-1844, t. 2 p.16), puis rue Saint-Honoré, chez « son ami M. de Salvalette » (''Id.'',t. 1, p. 156, t. 2, p. 46, 171, 237).<br>
Les Mémoires de Barère  mentionnent deux résidences : « rue de Richelieu au 3ème étage (août 1792) » (H. Carnot, David, d'Angers, (Éd.), ''Barère de Vieuzac, Mémoires de Bertrand Barère'', Paris, J. Labitte, 1842-1844, t. 2 p.16), puis rue Saint-Honoré, chez « son ami M. de Salvalette » (''op. cit.'',t. 1, p. 156, t. 2, p. 46, 171, 237).
 
Note : Les almanachs et listes de députés indiquent pour Barère une résidence au n°320 (Royal) ([[Localisations parisiennes (1780-1810) Sources imprimées#Membres des_assemblées parlementaires|4-93, 12-93, 12-94]]), Savalette étant noté selon les almanachs au n°327 ou au n°329 (Royal).</small>
Note : Les almanachs et listes de députés indiquent pour Barère une résidence au n°320 (Royal) ([[Localisations parisiennes (1780-1810) Sources imprimées#Membres des_assemblées parlementaires|4-93, 12-93, 12-94]]), Savalette étant noté selon les almanachs au n°327 ou au n°329 (Royal).</small>
* '''Plaquet (du)''', Charles-Vincent, chapelain conventuel de l'Ordre de Malte et de l'église royale de saint-Quentin, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, chez M. de Lavalette, près la place Vendôme, n°329 [Royal], précédemment n°722, rue Saint-Honoré (1791) (Brette, ''États Généraux'', t. 2. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62217192 Gallica]).


==Visiter les parcelles voisines==
==Visiter les parcelles voisines==
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Immeubles n°350 et 348 (actuel), n°348 (Empire), rue Saint-Honoré Paris (Photo Dominique Waquet, 2018). Agrandir

Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°38-39 n°325-329 n°1510-1512 n°348 n°348 et 350
Rattachement Terrier de l'Archevêché Paroisse Saint-Roch Butte-des-Moulins 2e Arrondissement (ancien) [1] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

  • Les parcelles n°38 et 39 (Terrier) présentent une configuration correspondant à celle de la parcelle n°348 (Empire).
  • Présence continue de la famille Noël de 1791 au n°325 (Royal), à 1798 au n°1510 (Butte), 1803 au n°1512 (Butte) et 1806 au n°348 (Empire).

Caractéristiques

L'immeuble du XVIIIe, au n°348 (Empire) est conservé et se trouve sur deux parcelles actuelles :

  • Le n°348 (actuel), correspondant à la parcelle terrier n°39, se trouve sur parcelle aujourd'hui cadastrée AZ 16.
  • Le n°350 (actuel), correspondant à la parcelle terrier n°38, se trouve sur la parcelle aujourd'hui cadastrée AZ 15.
Trois représentations de la parcelle n°348 (Empire). Sur le cadastre 2010 la pointe des triangles indique le point de prise de vue des photos de la galerie (Photos D. Waquet 2018).

Propriétaire avant 1789

Savalette de Lange de Magnanville, Charles, garde du trésor royal, propriétaire en 1776. (Terrier, t. II/1 p. 151)

Propriétaire Révolution-Empire

Vraisemblablement Charles Savalette.

Propriétaire en 1805

d'Hardivillier. (AN, F/31/7/267).

Occupants

Occupants 1780-1792 Occupants 1793-1801 Occupants 1802-1812
Dompierre d'Hornoy, Gramagnac, Hatry, Jolivet, Lesage, Noël, Savalette de Lange, Servet Fondeski, Javel, Jolivet, Morel, Noël, Savalette de Lange Bonnichon, Coutura, Brousse des Faucherets, Devouge, Hardivilliers (d'), Hulin, Jolivet, Lecamus, Noël
  • Anonyme, vend des chevaux, n°1512 (Butte) (1793).

« Vente d'une belle jument Norm. de 6 ans, portant la queue à l'angl. T. propre à tous usages maison du Cit. Savalette n°1512. » (Affiches, 24 février 1793 p. 799). N.B. Il est vraisemblable qu'il s'agit d'un équipage appartenant à Savalette.

  • Baton, Marie Élisabeth, épouse de Jacques Joseph Augustin Noël, n°348 (Emp.) (1805-1825).

Marie Elisabeth Baton (Monchy-Humières (Oise), 31 mars 1769- 12 mars 1831), épouse Jacques Joseph Augustin Noël le 19 messidor an III (7 juillet 1795) à Paris, dont Auguste Benoit Noël, né en 1796, Charles Hippolyte Noël né en 1805, Marie Désirée Noël née en 1809, épouse de Nicolas Auguste Bouclier le 17 décembre 1825 à La Madeleine, en présence de ses parents, témoin Jean Pierre Courtois, oncle de l’épouse (AD75 5Mi1 2009 vue 17/51  ; Registre des mariages de La Madeleine 1825, AD.75 Cote : D6J/777; Geneanet, généalogie de Guy Renault).
Elle décède à son domicile 348 bis rue Saint-Honoré le 12 mars 1831 (Table des successions de Paris, AD75 DQ8).

  • Blondel, Jean-Charles, cuisinier, n°1512 (But.) (1796).

Le 25 nivôse an 4 [15 janvier 1796], a été baptisée à la Conception Rosalie, née hier, fille de Jean-Charles Blondel, cuisinier, et de Marguerite Le Vieille, son épouse, demeurant rue St Honoré, n°1512, parrain François-Gratien Citerne (?), marraine Marie-Josèphe Blondel, sa tante (AH Arch. Paris, Saint-Roch, BMS, 1794-1796, p. 75).

  • Bonnichon, Hôtel garni, n°348 (Empire) (1806).
  • Caisse des amortissement, n°329 (Royal) (1788).

« On y paie les coupons des effets royaux (P). »

  • Courtois, Jean Baptiste Pierre, homme de loi, puis employé au ministère de l’Intérieur, inspecteur des enfants trouvés n°326 (K) (1792).

Jean Baptiste Pierre Courtois (ca 1765 – Paris, 28 août 1844), épouse Joséphine Emilie Noël le 27 septembre 1791 a Saint-Roch. Il est probablement originaire de Pierre (Saône-et-Loire) où ses parents tiennent une pension (Etat civil reconstitué pour la deuxième quinzaine de septembre 1791, AM Paris 5Mi1 2007 097487). Il est le père d’Estelle Virginie Courtois née le 1er décembre 1795. On ne sait pas quand le couple quitte le domicile de la mère de Joséphine pour la rive gauche où cette dernière décède en 1800 (Geneanet, Charles BQT).

  • Coutura, associé d'Augustin Noël, linger, n°348 (Empire) (1806) (fact. 1802,1823).

Vraisemblablement apparenté à Jean-Baptiste Coutura, fourreur, n°47 (Halles) en 1792.

Brousse-Desfaucherets par M.-G. Benoist (1806).
  • Desfaucherets, (Brousse des Faucherets), Jean Louis, administrateur de bienfaisance, n°1512 [But.] (1801), directeur de la Div. Instruction Publique à la Préfecture, n°1512 (But.) (1804), n°348 (Emp.) (1805-1807).

Jean Louis Brousse des Faucherets (Paris, 1742-Paris, fév. 1808), célibataire, avocat, littérateur, député suppléant du Tiers de Paris aux États-Généraux, demeurant précédemment dans le district des Capucins du Marais, électeur de la Section des Enfants-Rouges, directeur du bureau des Établissements publics en 1790 (Tuetey, Répertoire, t. 1, p. IV), administrateur du Département en 1791, électeur en 1796 (P. Robiquet, Le personnel municipal de Paris, p. 68).

Inscrit sur la Liste des notables de 1801, p. 47. Il devient directeur et inspecteur général du service économique des prisons (Allard, Almanach, 1808, p. 90). Il décède le 18 février 1808 au n°348 (Emp.) rue Saint-Honoré (Table des successions, AM Paris DQ8). (Portrait par Marie-Guillemine Benoist (1806) ; (Notice Wikipedia).

  • Devouge, Louis-Benjamin, artiste-peintre, n°1512 (Butte) (1804).

Louis-Benjamin-Marie Devouges (Paris, 1770 - Paris, 1842), dessinateur, illustrateur, élève de Regnault et David a réalisé les portraits de plusieurs personnalités de la Révolution, députés à la Constituante. Voir sa notice à la BnF.

  • Dompierre d'Hornoy, Alexandre, prince, président de la première chambre des Enquêtes au Parlement de Paris nommé le 7 mars 1780 (Al. R., 1790, p. 299), n°329 (Royal) (1788, 1791) (L).

Alexandre-Marie-François-de-Paule de Dompierre (ca 1740 – 1828), chevalier, seigneur d'Hornoy, de Fontaine-sur-Maye, président en la cour du Parlement, comparait en personne à l'assemblée générale des trois ordres du baillage d'Amiens les 30, 31 mai, 1er et 2 avril 1789 (A.P., t. 6, États-Généraux 1789, Cahiers, p. 463, col. 2). Il est, par sa mère, petit-neveu de Voltaire. (Chaix-d'Est-Ange, Dictionnaire, t. 14, p. 134). Par son épouse, Sophie Savalette de Flacourt, il est le beau-frère de Savalette de Lange.

  • Fondeski, violoniste, second violon au Théâtre Français, n°1512 (Butte) (Al. S., an VIII, IX).
  • Gramagnac, Jean-Étienne, négociant, n°329 (Royal) (1791).

Gramagnac se trouve partie prenante à l'acte d'émancipation des enfants mineurs de Thomas Noël, décédé le 8 juillet 1790, linger, dans cette même maison, enfants dont il est cousin par alliance par son épouse Marie Jeanne Léonore Noël, nièce de Thomas Noël (AN, Tutelles, Y 5192B, 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, Gramagnac). Il est noté dans cet acte, comme à l'acte de baptême de sa fille Marie Julie Eleonore, comme docteur en médecine. Toutefois, aucun Gramagnac n'est mentionné comme médecin dans les almanachs de l'époque et Jean-Étienne est notoirement connu comme négociant. Il est père de Marie-Julie Gramagnac, baptisée le 16 août 1790 à Saint-Roch (AM Paris, V6/E1, Geneanet, Gramagnac, dépouillement collaboratif) et de Pauline Gramagnac (née en 1799).

Il déménage en 1792 dans l'hôtel voisin, au n°324 (Royal), n°1508 (But.).

  • Hardivilliers (d'), (noté Dharvilier Vaudoyer), banquier, n°348 (Empire) (1806).
  • Hatry, Geneviève-Louise, compagne de Charles-Pierre Savalette de Lange, mère de ses enfants, n°329 (Royal).
  • Hullin, épicier, n°1512 (Butte) (1803).
  • Javel, loueur de voiture, n°1512 (Butte) (1798).
  • Jolivet, Julie, épouse puis veuve de Thomas Noël, lingère, succ. de son mari, n°1510 (Butte) (1791, 1798, 1803).

Julie Jolivet épouse Jean Thomas Noël vers 1758. Le couple a plusieurs enfants (voir ci-dessous la notice de son époux). Dans un acte notarié de 1797, elle est indiquée comme demeurant (peut-être temporairement) rue du Faubourg Saint-Martin (Exécution de créance du 12 septembre 1797, Étude notariale Simon Lefevre, AN ET-XIX-913). Elle décède le 20 janvier 1813, n°294 rue Saint-Honoré sur la déclaration de son fils Augustin Noël, n°348, même rue (Table des successions de Paris, AM Paris DQ8).

  • Lecamus, particulier, n°1512 (But.) (1803-1804).

Collection de minéraux, Le Camus, n°1512 (L.-M. Pruhomme, Miroir de l’ancien et du nouveau Paris, Paris, Prudhomme, Debray, 1804, t. 2, p. 218) Lire sur Gallica.

  • Lesage, sous-lieutenant en premier, Garde nat., 6ème div., 10ème bat. (Saint-Roch), 4e comp., n°329 (Almanach militaire, 1789, 1790, p. 89).
  • Morel, assesseur citoyen au Tribunal de Paix division Butte aux Moulins, n°1512 (Butte) (1798).
  • Noël, Jacques Joseph Augustin (Auguste), marchand de toile, n°1510 (But.) (1796), Noël, Auguste, linger, succ. de Vve Noël, n°1510 (Butte) (an X), associé de Coutura, n°348 (Empire) (1806).
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Jacques-Joseph-Augustin Noël (Paris, 1771- ? 1849) troisième enfant de Thomas Noël et Julie Jolivet, épouse le 7 juillet 1795 Marie-Élisabeth Baton (1769-1831) (AD 75, V10/E/9, Table des mariages parisiens, p. 296) avec qui il a plusieurs enfants dont Auguste-Benoit : « Le 28 floréal an 4 [17 mai 1796], a été baptisé Auguste-Benoît, né aujourd’hui, fils de Jean-Joseph-Augustin Noël, et de Marie-Élisabeth Baton, son épouse, demeurant rue St Honoré, n°1510, parrain Jean-Jacques-Benoit Payan, marraine Julie Jolivet veuve de Thomas Noël. » (AH Arch. Paris, Saint-Roch, BMS, 1794-1796, p. 99).
« À LA CRÈCHE, rue Saint-Honoré, n°1510, près de la place Vendôme, AUGUSTE NOËL, succ. de la Vve Noël sa mère, tient magasin de toiles, mousselines, dentelles, … (Fact., 6 floréal an 10, [26 avril 1802], BHVP, Éphémères)..



  • Noël, Joséphine Emilie, fille de Thomas Noël, épouse de Jean Courtois, demeure au domicile de ses parents n°325 (K) de sa naissance au-delà de son mariage (1770- après 1792).

Joséphine Emilie Noël (Paris Saint-Roch, 15 décembre 1770 – Paris, 27 avril 1800), épouse Jean Baptiste Pierre Courtois (1765-1844) le 27 août 1791 dont Estelle Virginie Courtois, née le 1er décembre 1798. Après avoir vécu au n°326 (K), les époux déménagent n°993 rue de Grenelle (6e ardt actuel), rive gauche, où Joséphine décède le 7 floréal an VIII (27 avril 1800) (Table des successions de Paris, AM Paris DQ8).

  • Noël, Thomas, marchand de toiles et lingeries, décédé paroisse Saint-Roch, n°325 (Royal) (1790).

Jean Thomas Noël (Paris, 11 août 1730 – Paris, 2 ou 3 juillet 1790), époux de Julie Jolivet, Vve Noël, est le père de plusieurs enfants (Geneanet, Hervé Bouclier ; AN, Tutelles, Y5192B, Acte d'émancipation, 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, Gramagnac) :
- Charlotte Marie Julie Noël, née en 1758, épouse d’Étienne Nicolas Lebel, trésorier général des Monnaies,
- Louis Thomas Noël, né le 19 septembre 1763, probablement décédé avant 1790,
- Pierre Fortuné Noël, né le 1er février 1768, enfant mineur au décès de son père,
- Joséphine Émilie Noël, née le 15 décembre 1770, épouse de Jean Baptiste Courtois,
- Claudine Pélagie Noël, décédée en 1784, première épouse de Nicolas Antoine Blin, audiencier du Roi en son Grand Conseil,
- Jacques-Joseph-Augustin, né le 14 décembre 1771, époux de 'Marie Elisabeth Baton.
Thomas Noël est l'oncle de Marie Jeanne Léonore Noël, épouse de Jean-Étienne Gramagnac demeurant dans le même hôtel jusqu'en 1792 (AM Paris, V6 E1, Geneanet, Gramagnac)
« Enterrement de Thomas NOËL, linger, rue S. Honoré, vis-à-vis le bâtiment des Feuillants, 7 juillet à S. Roch. » (Affiches, 9 juillet 1790, p. 2004).
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  • Noël, Marie-Jeanne-Léonore, nièce de Thomas Noël, épouse de Jean-Étienne Gramagnac, n°329 (Royal). Elle réside dans cet hôtel jusqu'en 1792.

Elle est nièce de Thomas Noël (AN, Tutelles, Y 5192B, 22 juillet 1790, f° 9 ; Geneanet, Gramagnac) et mère de Pauline Agathe Gramagnac, née en 1799 (AM Paris, Mariages, État-civil reconstitué, 5 août 1826) et de Marie Julie Eleonore Gramagnac, née le 16 août 1790, baptisée le même jour à Saint-Roch. Parrain, Jean Baptiste Brunaud, négociant, r. S. Honoré, paroisse Saint-Roch, marraine Marie Labottière, épouse de M. Brunaud, représentée par Charlotte Marie Julie Noël, épouse de M. Le Bel, trésorier général des monnaies (Registre des baptêmes de Saint-Roch 1790, AD 75 V6E/1 ; via Geneanet).

  • Piertot, Jacques, n°1510 (But.) (1796).

Jacques Piertot, époux de Jeanne Bourgoin, demeurant rue Saint-Honoré, n°1510 sont les parents de Jeanne-Nicole Piertot qui épouse le 15 ventôse an IV [5 mars 1796], conformément aux lois de l’Église catholique et romaine Louis Simon, fils d’Antoine Simon et de Marie-Louise Blanchard, demeurant rue du Mail en présence de Michel-Louis Calot, Claude-Marie Leroy, Guillaume Leroy (AH Arch. Paris, Saint-Roch, BMS, 1794-1796, p. 84).

  • Savalette de Lange, Paul, garde du Trésor royal, n°329 (Royal) (1788), n°327 (Royal) (1793)(Lesclapart, Prévost, Hénin).

Charles Pierre Paul Savalette de Lange (Tours, 1745 – Paris, 1797), fils de Charles Pierre Savalette de Magnanville, fermier général, intendant de Tours. Il est conseiller au Parlement de Paris, Garde du trésor royal, aide de camp de La Fayette, membre influent de la franc-maçonnerie en particulier à la Société Olympique, comme ses voisins et collègues des Finances royales Pierre-Eloi Doazan et Nervet. (G. Bord, « Savalète de Lange », La Franc-Maçonnerie en France, Paris, Librairie nationale, 1909, t. 1, p. 342-355 ; Gallica). Il est également un disciple du mesmérisme ou doctrine du magnétisme animal, membre de la société de l'Harmonie universelle, comme son voisin le Dr Lacaze. Après diverses aventures sentimentales, il a comme compagne, vers 1789, Geneviève-Louise Hatry (1767- 1832) (Geneanet, Eric Doutre, Pierfit) avec qui il a quatre enfants reconnus.

Il a fait porter le 1er octobre 1789 à la Monnaie de Paris 399 marcs, 15 deniers de vaisselle d'argent (Journal de Paris, 31 décembre 1789, Supplément).

Charles Savalette organise en son hôtel des concerts où il réunit les musiciens les plus célèbres mais il fait faillite en 1790. (Félix, C., Les musiciens célèbres depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours, p. 300-303).

Capitaine de la 4ème compagnie du 10ème bataillon de la 6ème division de la garde nationale (Almanach militaire, 1789, 1790, p. 89), il commande la Garde nationale le 15 juillet 1790 au poste du Palais-Royal, lors de la fête organisée en l'honneur des députés de la Fédération. Une de ses décisions l'oppose au Sr Rose de Saint-Pierre, propriétaire du cirque du Palais-Royal (Tuetey, Répertoire, t. 2, p. 420-421).

Barère de Vieuzac, qu'il héberge en son hôtel, le fait échapper à une condamnation certaine pour avoir financé par un don de 5 millions de livres, l'émigration du comte d'Artois en 1791 (Alfred Bégis, « La famille Savalette et la fausse Jenny Savalette de Lange », La correspondance historique et archéologique, Paris, Fontemoing et Champion, 7è année, 1900, p. 73-78. Lire en ligne sur Gallica.

C. de Savalette, le 19 ventôse an IV [8 mars 1796], dépose à l'enregistrement plusieurs billets à ordre et billets au porteur, pour un montant de 123 179 livres, billets échus et dont les porteurs ne se sont pas présentés (AM Paris, DQ7/1699, Registre du Bureau enregistrement n°8, f°150-152).

  • Servet, mercier, n°326 (Royal) (1791).

Résidents

  • Barère de Vieuzac, Bertrand, avocat, député des Hautes-Pyrénées à la Convention Nationale. (1793-1794).

Lors de son élection à la Convention Nationale Barère réside n°88 (Royal), rue de Richelieu (S. Lepeletier) (Pougin, déc. 1792). Il s'installe ensuite rapidement, au plus tard en janvier 1793, chez Savalette où il réside encore en décembre 1794 (I.N. 93, Froullé déc. 1793, Dufart, déc. 1794). Cette implantation, outre le confort et le soutien financier qu'elle lui prodigue, assurent au député la meilleure proximité avec la salle du Manège. Il n'a en effet qu'à traverser la rue Saint-Honoré pour pouvoir emprunter le passage des Feuillants.
Les Mémoires de Barère mentionnent deux résidences : « rue de Richelieu au 3ème étage (août 1792) » (H. Carnot, David, d'Angers, (Éd.), Barère de Vieuzac, Mémoires de Bertrand Barère, Paris, J. Labitte, 1842-1844, t. 2 p.16), puis rue Saint-Honoré, chez « son ami M. de Salvalette » (Id.,t. 1, p. 156, t. 2, p. 46, 171, 237).
Note : Les almanachs et listes de députés indiquent pour Barère une résidence au n°320 (Royal) (4-93, 12-93, 12-94), Savalette étant noté selon les almanachs au n°327 ou au n°329 (Royal).

  • Plaquet (du), Charles-Vincent, chapelain conventuel de l'Ordre de Malte et de l'église royale de saint-Quentin, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, chez M. de Lavalette, près la place Vendôme, n°329 [Royal], précédemment n°722, rue Saint-Honoré (1791) (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).

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Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle Parcelle contigüe vers l'Est
n°350 (Empire)
n°348 (Empire)
n°346 (Empire)
Parcelles en vis-à-vis côté Sud
n°343 (Empire)
n°341 n°339 (Empire)
n°337 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810). {{#set:ghd=http://geohistoricaldata.org}}

  1. 6ème Quartier, Palais-Royal ; Ilot 12 (AN, F/31/75/31). Voir le plan parcellaire en ligne.