Rue Saint-Honoré - Parcelle n°333 (Empire)

De Geohistoricaldata Wiki
Aller à : navigation, rechercher


Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Avertissement : Dans ce segment Sud-Ouest de la rue Saint-Honoré, du fait de l'imprécision graphique de l'Atlas du terrier des censives du Roi (ca 1720), des allotissements des biens nationaux et des destructions consécutives, l'enchaînement des correspondances de numéros proposé ici ne doit être envisagé que comme une hypothèse.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°280 n°452 n°67 n°333-333 bis n°217
Rattachement Terrier de la censive du Roi [1] Paroisse Saint-Roch Section Tuileries 1er Arrondissement (ancien) [2] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

D'après les configurations successives des parcelles (voir les plans de la galerie ci-dessous), les indications de propriété et d'occupation, il apparait que l'Hôtel d'Armenonville (jusqu'en 1770) puis de Jonzac (à partir de l'héritage du président Hénault dévolu à François d'Esparbès, comte de Jonzac) est composé de plusieurs parcelles qui donnent naissance aux n°329-331-333 (Empire).

Caractéristiques

HÔTEL D'ARMENONVILLE PUIS DE JONZAC

Voir les commentaires au n°331 (Empire).

La maison n°217 actuelle se trouve sur la parcelle aujourd'hui cadastrée AY 48.

Propriétaire(s) de 1700 à 1810

Voir les propriétaires au n°331 (Empire).

Occupants

La correspondance des numéros successifs est partiellement prouvée, mais on ignore l'affectation des numéros à l'un ou l'autre des bâtiments de l'hôtel d'Armenonville puis de Jonzac. La présence des occupants ci-dessous dans cette parcelle est susceptible de rectification.

  • Arnoult, juré-crieur, n°452 (Royal) ((Al. Royal, 1790, p. 625).
  • Dubergier, député du commerce de Bordeaux, n°452 (Royal) (Lesclapart 1787) (et 1790), n°67 (Tuileries) (1791).

« Du Bergier, député pour le commerce de Bordeaux, à côté de l'hôtel de Noailles. », (Al. R., 1790, p. 545). Il s'agit vraisemblablement de Raymond-Jean-Antoine Dubergier de Favars (Bordeaux, 1763 – Paris, 1827), négociant avec Saint-Domingue, conseiller au Parlement de Bordeaux en 1790.
Dubergier, citoyen, n°452 [K], ("citoyen actif" n°483 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790). En 1791, il est président du directoire de la Société des Amis de la Constitution monarchique, dont le nom indique bien l'orientation politique et regroupe un millier de gentilshommes. Le 28 mars 1791, tenant réunion au Faubourg Saint-Denis beaucoup d'entre eux se sont apparemment présentés porteurs d'une cocarde blanche, ce qui a entraîné le courroux de la foule tournant à l'émeute. Dubergier es-qualité de président écrit pour se plaindre au maire de Paris le 29 mars 1791. Cette lettre est lue en séance par le corps municipal le 31 mars (S. Lacroix, Actes de la Commune de Paris, 2ème série t. III, p. 367).
Raymond Dubergier est le fils de Jean-Clément Dubergier et Marie de Saint-Marc de Razens. (Geneanet). Il est intéressant de noter que Jean Doazan, fermier général, né à Bordeaux, demeure à l'hôtel de Noailles, immeuble voisin, au n°449 (K).

  • Dubergier (notée Bergier), Mme, n°452 (K 91), épouse du précédent.

Il s'agit de Marie-Marguerite Dupuy (Bordeaux, 1766 – Paris, ?), épouse de Raymond Dubergier en 1788 à Bordeaux, mère de 3 enfants.

  • Bréquigny (Feudrix de), Louis-Georges, de l'Académie française, n°452 (Royal) (Lesclapart 1787), s. n° « près les Jacobins », « vis-à-vis les Jacobins », (Al. R., 1790, p. 483, 490, 493). (1791).

Louis-Georges Feudrix de Bréquigny, (1714-1795), époux de Charlotte Malet de Graville (1714-1749), père de Charlotte Feudrix de Bréquigny (1735-1807). Historien et érudit, admis à l’Académie des Inscriptions en 1759, nommé en 1772 à l'Académie Française. Envoyé à Londres pour recueillir les documents officiels relatifs à l'histoire de France il en rapporte 12 000 copies de pièces qui forment 107 volumes à la Bibliothèque nationale. Il assiste à la dernière séance de l'Académie le 5 août 1793, immédiatement avant sa dissolution par la Convention (Voir Notice Académie Française ; Notice BNF).

  • Charier, commissionnaire de marchandises, n°67 (Tuileries) (1798).
  • Debon, Mme, n°333 (Empire) (1807).
  • Dubocage, M., n°452 (Royal) (1791), n°67 (Tuileries) (1799).
  • Legneu, ébéniste, n°452 (Royal) (1788).
  • Michaux, M. et son épouse, n°452 (Royal) (Prévost, 1788).
  • Morbec, Mme, n°452 (Royal) (1791).
  • Thierrion, commissaire au Châtelet, n°452 (Royal) (1788)

Résidents

Visiter les parcelles voisines

Numéro pair vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Numéro pair vers l'Est
n°336 (Empire)
n°334 (Empire)
n°332 (Empire)
Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle côté Sud Parcelle contigüe vers l'Est
n°335 (Empire)
n°333 (Type Empire)
n°331 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)
  1. Atlas de la censive du Roi, Cinquième plan de la rue Saint-Honoré (AN., Q1 1099-3, Atlas de la censive du Roi, fol. 023 v° pl. 5) Voir le plan.
  2. 4ème Quartier, Tuileries ; Ilots 12 (AN, F/31/73/37). Voir le plan parcellaire en ligne.