Rue Saint-Honoré - Parcelle n°290 (Empire)

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Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°82 et 83 (cour Saint-Honoré enclavée) n° 273-275 n°1449-1451 n°290-290 bis [1] N. S.
Rattachement Terrier de l'Archevêché Paroisse Saint-Roch Butte-des-Moulins 2e Arrondissement (ancien) [2] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

  • Identité de configuration des parcelles terrier n°82-83 et n°290-290 bis (Empire).

Caractéristiques

  • « Gd et bel appartement au 1er entre cour et jardin, composé de 9 pièces de plain-pied, avec caves, cuisines, remises et écuries si l'on veut, présent. Meublé ou non meublé r. S. Honoré, n° 273, près passage S. Roch. » (Affiches, 9 septembre 1793, p. 3781).
  • « Loue un joli petit appartement meublé, présentement, à un garçon tranquille, 60 livres par mois n° 273 près St Roch S'adres. Cit Wolfinge dans ladite maison.  » (Affiches, 8 octobre 1793, p. 4255).
  • L'ensemble XVIIIe est démoli en 1877 pour laisser place à l'emprise du segment Nord de la rue des Pyramides [3].

Propriétaire(s) avant 1789

Pataud des Chauvins, apothicaire, et son épouse née Marie-Marguerite Gautefeuille, propriétaires , en 1787, de la parcelle 82 (Terrier), par acquisition à Pierre Vauquoy et Louise Petit en 1776. (Terrier, t. II/1, p. 174-175).

Pataud des Chauvins est également propriétaire de la parcelle terrier n°72, n°285-287 (Royal).

Propriétaire(s) Révolution-Empire

Non identifié.

Propriétaires à partir de 1810

n°290 bis Dufresne (AN F/31/7/240). n°290 Denoiretère, jardin, (AN F/31/7/239).

Occupants

Occupants 1780-1792 Occupants 1793-1801 Occupants 1802-1812
Béravet, Panchaud, Parmentier, Sieyès Bernard, Deleyre, Dussaulx, M et Mme Gardel, Ménard, Poirson, Porché, Sieyès, Wolfinge Mme Gojard, Lemaître, Ménard, Roussel, Piette, Vitry
  • Béravet, marchand de toiles, s.n° (1789).

« magasin bien assorti, près St Roch », s. n° (Tab. 1789, rub. "Toilerie, toiles peintes, indiennes, etc.")

  • Bernard, tapissier, Md de meubles, n°1449 (Butte) (1799).
  • Boivin, Élisabeth, n°1449 (But.) (1796).

Le 12 floréal an 4 (1er mai 1796) a été baptisé Jean, né avant-hier, fils naturel d’Élisabeth Boivin, demeurant rue St Honoré n°1449, et a eu pour parrain Jean Bias et pour marraine Félicité Boivin (AH Arch. Paris, Saint-Roch, BMS, 1794-1796).

  • Boubert, Marie-Élisabeth, dite Marie Miller, danseuse, épouse de Pierre Gardel, n°1449 (Butte) (1799-1803).

Marie-Élisabeth Boubert (Auxone, 1770 – Paris, 1833), épouse Pierre Gardel en 1795, avec qui elle a deux enfants. Elle se produit sur scène sous le nom de Marie Miller (Wikipedia, Marie Miller. Geneanet, Pierre de Laubier).

  • Bourceret, Jeanne-Marguerite, épouse d'I. Panchaud, banquier, n°273 (Royal) (1788).
  • Chatroussat, parfumeur, n°1451 (Butte) (1800, noté Chatouffat en 1803).

Il pourrait s'agir de Pierre Charles Chatroussat, fils de Charles Chatroussat, Md parfumeur à Paris décédé en 1772, et de Catherine Huet (AN, Y 5328, Registre de clôture d'inventaires, f°386).

  • Deleyre, Alexandre, parlementaire, membre de l'Institut, n°273 (Royal) (1793), n°1449 (Butte) (an V).

Alexandre Deleyre (Portets (Gironde), 1726 - Paris, 1797), homme de lettres, contributeur de l'Encyclopédie, administrateur du district de Cadillac, député de la Gironde, membre de la Convention Nationale et du Conseil des Cinq-Cents réside initialement à Paris «au n°502 rue Saint-Nicaise » (12-92), puis au « n°273 [Royal] rue Saint-Honoré, près Saint-Roch » où il reste jusqu'à la fin de cette législature et pendant la suivante, membre du Conseil des Cinq-Cents, cité au « n°1445 [Butte] » (04-93, 12-93, 12-94, 4-96, 12-98)..

Il est nommé membre de l'Institut le 23 frimaire an IV, dans sa Deuxième classe "Sciences Morale et politique", en compagnie de Lakanal et Bougainville. (Journal de Paris, 25 frimaire an IV [16 décembre 1795], p. 352). (Al. N., an V, p. 406). (Wikipedia, Alexandre Deleyre).

  • Gardel, Pierre, maître de chant et de ballet, n°1449 (Butte) (1799-1803).

Pierre Gardel (Nancy,1758 - Paris, 1840) est le frère cadet de Maximilien Gardel décédé en 1787. Il lui succède comme maître de ballet à l'Opéra à cette date. Il est l'époux de Marie-Élisabeth Boubert, dite Marie Miller, danseuse. (Wikipedia, Pierre Gardel).

« Gardel cadet, en 1785, rue des Petites Écuries, adjoint à la composition des ballets, un des meilleurs danseurs de l'Europe, doué d'une superbe taille & d'une figure intéressante, est sublime surtout dans le genre noble & sérieux, et réussit dans tous ses mouvements, toujours moëleux & bien arrondis, la force, l'à-plomb, la noblesse et les grâces. » (Tab. Musiques, 1785, p. 74).

Pierre Gardel bénéficie de deux pensions sur le Trésor royal, « la première, en 1785, en considération de ses services en tant que Danseur des Ballets du Roi, la seconde, en 1785, à titre de retraite, à la condition néanmoins par le dit sieur de continuer le service lorsque les circonstances l'exigeront et qu'il en sera requis. » (État des pensions, Troisième classe, p. 330).

  • Gojard, Mme, n°290 (Empire) (1807).
  • Griveau, Marie-Victoire, épouse de Denis Ménard.

Cousine de Louis-Nicolas Griveau, notaire, mariée à Denis Ménard en juin 1792, M.-V. Griveau est mère de trois enfants, Auguste (1795-1869), Pierre-Adolphe, Aglaé (1793-1844), épouse de Cléophile-Michel Deherain le 9 mai 1816 à Saint-Pierre-de-Chaillot (Registre de l’archevêché de Paris) (Geneanet, Pierre de Laubier). Ayant rédigé son testament par devant Me Montaud le 7 février 1806 (RE/CVIII/21) elle meurt peu après (Inventaire après décès, 13 mars 1806, étude de Me Montaud, RE/CVIII/22). (P. Bertholet, Études, p. 154-156) (Geneanet, Bernard Tessier).

  • Harmand d'Abancourt, Alexandrine, épouse de Me Lemaître, n°290 (Empire) (1806-1809).

Alexandrine Harmand d'Abancourt (1780-1866) est une fille de Nicolas Harmand, député à l'Assemblée Constituante. (Geneanet, Catherine Chevallier Delvaille)

  • Lemaitre, Alexandre-Benoît, notaire, n°290 (Empire) (1806-1809).

A-B. Lemaitre (Chatillon-sur-Marne, 1769 - Paris, 1822), après avoir été clerc de Me Pérignon succède à Me Ménard en 1805 et tient l'étude CVI jusqu'en 1821 (Al. Imp., 1809, p. 740). Époux en 1805 d'Alexandrine Harmand d'Abancourt. (AN, Référentiel producteurs, FRAN_NP_011514 ; Geneanet, Catherine Chevallier Delvaille).

  • Lieujau, Marie-Jeanne, épouse de Jean Dussaulx, n°1449 (Butte) (1796-1797).
  • Marie-Charlotte, mulâtresse, employée de Panchaud, banquier, n°273 (Royal) (1787).

« Le 12 avril 1787, Marie-Charlotte, mulâtresse, agée de 43 ans, née à l'Ile de France, passée à Lorient en juin 1763 a déclaré être au service de M. Panchaud, banquier, domicilié rue Saint-Honoré (s. n°), et ne pouvoir signer. Dernière mention le 25 avril 1788. » (E. Noël, Dictionnaire, t. II, art. 1272).

  • Ménard aîné, Denis, notaire, n°1449 (Butte) (1798-1803).

Denis Ménard de Marsainvilliers (Arrancourt (Essonne), 1759 - Paris, 11 nivôse an XIII [1er janvier 1805]) est marié depuis juin 1792 à Marie Victoire Griveau, cousine de Me Louis Griveau, notaire, établi au n° 1425 (Butte), et est père de trois enfants, Auguste, Pierre-Adolphe et Aglaé Ménard (Geneanet, Bernard Tessier). Il prend la suite de Pierre Hémart en 1788, débute r. de Seine poursuit r. Helvétius et s'installe r. Saint-Honoré en l'an VIII où il demeure jusqu'à son décès en décembre 1804. Le 5 janvier 1805 sa veuve revend la charge CVI à Alexandre Lemaître. (AN, Référentiel producteurs, FRAN_NP_011135).
Voir en ligne l'extrait d'inventaire après décès dressé par Me Chaulin en janvier 1821

  • Panchaud, Isaac, banquier, n°273 (Royal) (1787-1788)(L).

Isaac Panchaud (Londres, 1737 – Auteuil, 1789), banquier britannique d'origine suisse, épouse, vers 1770, Jeanne-Marguerite Bourceret avec qui il a quatre enfants. Soutenu par Turgot il relance en 1776 la Caisse d'Escompte. En 1777, il achète la Verrerie du Bas-Meudon, qui devient Verrerie de Sèvres, où il décède. Dans les années 1780, il agit comme spéculateur ce qui ne l'empêche pas, grâce à ses appuis politiques, d'être élu à Romorantin député du Tiers. (P. Clarke de Dromantin, Les réfugiés jacobites dans la France du XVIIIè siècle, Presses Universitaires de Bordeaux, 2005). Ses créanciers se manifestent après son décès (AN, Tutelles, Y 5193B, 28 août 1790, f°496-497).

« Décédé à la Verrerie de Sève. » (Journal de Paris, 28 juillet 1789, p. 941).

Employeur de Marie-Charlotte, mulâtresse. (E. Noël, Dictionnaire, t. II, 1272).

  • Parmentier, citoyen, n°273 (Royal) (1788, 1791, 1794).

« Vente après le décès du Cit. Parmentier, r. Honoré, n°273, batterie de cuisine, fayence, porcelaine, estampes, feux, bras, flambeaux garde-robe linge de corps et de ménage, montre à répétition et autres bijoux, bons livres, buffet armoires, glaces, couchers, clavecin, diligence. » (Affiches, 22 vendémiaire an III [13 octobre 1794], p. 317).

  • Piette, jurisconsulte, n°290 (Empire) (1806-1807).
  • Poirson, Pierre-Joseph, n°1450 (But.) (1795).

Contrat de mariage entre Sr Poirson et Anne Thiebeau passé le 16 septembre 1793 par devant Me Charles Garcerand (AN, RE/XC/9).
Le 4 fructidor an 3 [21 août 1795] a été baptisé, à la Conception, Auguste-Simon-Jean-Chrysostome, né hier fils de Pierre-Joseph Poirson et de Marie-Anne Thiébeau, son épouse, demeurant rue St Honoré, n°1450, parrain Simon-Jean-Chrysostome Poirson son oncle et marraine Marie-Jeanne Darcq, veuve Macart AH Arch. Paris, Saint-Roch, BMS, 1794-1796, p 46).

  • Porché, quincaillier, n°1451 (Butte) (1798, 1803) n°1449 (Butte) (1800).

Il a vraisemblablement un lien avec Jacques-Louis Porcher, quincaillier, au n°262 (Empire).

  • Robin, quincaillier, n°1451 (Butte) (1798).
  • Roussel, linger, n°1450 (1803), n°1451 (But.) (1803-1804), n°290 (Emp.) (1805-1807).

Jean-François Roussel, marchand linger, demeurant n°1450, rue Saint-Honoré, déclare qu’il a jeté par mégarde sa carte de sûreté lors de rangements et demande au commissaire de police de la Butte-aux-Moulins de lui délivrer une nouvelle carte. Signalement de Roussel : 50 ans, taille 1,70 m, cheveus et sourcils châtain gris, visage rond, front bas, yeux bruns, nez gros, bouche petite, menton rond (Archives de la Police, Déclarations de pertes de cartes de séjour, messidor an XI-brumaire an XII, section Butte des Moulins, 13 thermidor an 11 [2 août 1803], AA/118, f°12).

  • Sieyès, Emmanuel-Joseph, prêtre, grand vicaire de Chartres, n°273 (Royal) (1790), député à l'Assemblée Constituante, membre de la Convention Nationale, puis du Conseil des Cinq-Cents, puis membre de l'Institut , n°1449 (Butte)(an IV, an V), l'un des Directeurs (alors logé au Palais du Luxembourg).

E.-J. Sieyès (1748, Fréjus - 1836, Paris), prêtre, chanoine, vicaire général de Chartres en 1787 est signalé demeurer dans cette maison au moins depuis 1789 ((Anonyme, Procédure criminelle instruite au Châtelet sur la dénonciation des faits arrivés à Versailles dans la journée du 6 octobre 1789, Paris, Baudoin, 1790, vol. 1, p. 218).

Jean-Denis Bredin, Sieyès : la clé de la Révolution française, Paris, Éditions de Fallois, 1988, 611 p. Notice Wikipedia, Emmanuel-Joseph Sieyès. (Al. N., an IV, p. 446, An V, p. 45, 411).

  • Vitry, M., n°1449 (Butte) (1803).

Propriétaire d'une maison à vendre à Montreuil. (Affiches, 7 février 1793, p. 531).

  • Wolfinge, citoyen, locataire, occupant, n°273 (Royal) (1793).

Propose en sous-location deux appartement dans cette maison où il demeure (Affiches, 9 septembre 1793, p. 3781 ; 8 octobre 1793, p. 4255).

Résidents

  • Dussaulx, Jean-Joseph, membre de l'Institut, n°1449 (Butte) (an IV).

Jean-Joseph Dusaulx (ou Dussaulx) (Chartres, 1728 - Paris, 1799), homme de lettres, député à l'Assemblée Législative, membre de la Convention Nationale et du Conseil des Anciens, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres est noté une seule fois comme résidant de cette maison. (Al. N., an IV, p. 446). Il est le plus souvent noté comme un des occupants de la Maison Neuve des Feuillants. (Wikipedia, Jean Dussaulx) (Voir notice BNF).

  • Poulain de Beauchêne, Jacques-Guillaume, cultivateur, ancien lieutenant de la grande louveterie de France demeurant à St Martin l'Aiguillon, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, n°273 [Royal], rue Saint-Honoré (1790-1791) (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).
  • Sergent, Antoine-François, graveur, officier municipal, député de Paris, membre de la Convention Nationale, réside n°16, rue des Poitevins (12-92, 4-93, 12-93). et enfin n°1449 [Butte] (12-94).

Visiter les parcelles voisines

Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle Parcelle contigüe vers l'Est
n°292 (Empire)
n°290 (Empire)
n°288 (Empire)
Parcelles en vis-à-vis côté Sud
n°301 (Empire)
n°299 (Empire)
n°299 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)
  1. Le n°290 bis est noté comme la parcelle en façade de rue, le n°290 est en arrière sur cour et jardin. On accède au 290 par un passage couvert à l'est de la parcelle 290 bis.
  2. 6ème Quartier, Palais-Royal ; Ilot 17(AN, F/31/75/36). Voir le plan parcellaire en ligne.
  3. D. Chadych, D. Leborgne, Atlas de Paris, Paris, Parigramme, 2018, p. 94.