« Rue Saint-Honoré - Parcelle n°115 (Empire) » : différence entre les versions

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[[Fichier:115-StHonoré078 2016.jpg|220px|thumb|droite|n°115 (D. Waquet, 2016)]]
==Numéros successifs de la parcelle==
==Numéros successifs de la parcelle==
<small>Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. [[Numérotation des maisons à Paris 1788-1810 |Voir leurs principes respectifs]]. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. [[Rue Saint-Honoré (Paris) Parcelles et habitants Révolution-Empire |Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré]].</small>
<small>Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. [[Numérotation des maisons à Paris 1788-1810 |Voir leurs principes respectifs]]. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. [[Rue Saint-Honoré (Paris) Parcelles et habitants Révolution-Empire |Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré]].</small>
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! Type (période) !! Terrier (avant 1780) !! Royal (1780-1791) !! Sectionnaire (1791-1805) !! Empire (depuis 1806) !! Actuel
! Type (période) !! Terrier (avant 1780) !! Royal (1780-1791) !! Sectionnaire (1791-1805) !! Empire (depuis 1806) !! Actuel
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| '''Numéro''' || n°419 || n°637 || n°195 || n°115 || n°115
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| '''Rattachement''' ||  Censive de Saint-Germain <ref><small>AN., Q1/1099-3, ''Atlas de la censive du Roi'', ca 1700, Deuxième plan de la rue Saint-Honoré, fol. 5 v°. [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:AN.-Q1-1099-3-Fo5-Vo_ca1700.JPG Voir le 2ème plan.]</small></ref> || [[Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois (Paris 1789) |Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois]] || [[Section Gardes Françaises (Paris 1790) |Section des Gardes Françaises]] || [[4e arrondissement (Paris 1795-1859)|4e Arrondissement (ancien)]] <ref><small>4ème Quartier, Saint-Honoré ; Ilot 11 (AN, F/31/79/34). [http://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo4OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTktMDYtMTMiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTU7czo0OiJyZWYyIjtpOjIzOTE7czoyMDoicmVmX2Fya19mYWNldHRlX2NvbmYiO3M6MTY6InBsYW5zcGFjZWxsYWlyZXMiO3M6ODoidHlwZV9pbWciO3M6Nzoiem9vbWlmeSI7czoxNjoidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbCI7YjoxO3M6MjE6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWxfbW9kZSI7czo0OiJwcm9kIjt9#uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoomifyInfos=2538%2C3890.5%2C0.10075825729340701&uielem_zoom=0 Voir le plan parcellaire en ligne].</small></ref> || 1er Arrondissement
| '''Rattachement''' ||  Censive de Saint-Germain <ref><small>AN., Q1/1099-3, ''Atlas de la censive du Roi'', ca 1700, Deuxième plan de la rue Saint-Honoré, fol. 5 v°. [http://wiki.geohistoricaldata.org/Fichier:AN.-Q1-1099-3-Fo5-Vo_ca1700.JPG Voir le 2ème plan.]</small></ref> || [[Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois (Paris 1789) |Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois]] || [[Section Gardes Françaises (Paris 1790) |Section des Gardes Françaises]] || [[4e arrondissement (Paris 1795-1859)|4e Arrondissement (ancien)]] <ref><small>4ème Quartier, Saint-Honoré ; Ilot 11 (AN, F/31/79/34). [http://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo4OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTktMDYtMTMiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTU7czo0OiJyZWYyIjtpOjIzOTE7czoyMDoicmVmX2Fya19mYWNldHRlX2NvbmYiO3M6MTY6InBsYW5zcGFjZWxsYWlyZXMiO3M6ODoidHlwZV9pbWciO3M6Nzoiem9vbWlmeSI7czoxNjoidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbCI7YjoxO3M6MjE6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWxfbW9kZSI7czo0OiJwcm9kIjt9#uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoomifyInfos=2538%2C3890.5%2C0.10075825729340701&uielem_zoom=0 Voir le plan parcellaire en ligne].</small></ref> || 1er Arrondissement
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==Caractéristiques==
==Caractéristiques==
 
Immeuble n°115 rue Saint-Honoré, 18ème siècle, inscrit à l'ISMH le 23 juin 1962 pour son élévation et sa toiture. Notice PA00085952 (Ministère de la culture, Base Mérimée. [http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=cmer1&VALUE_1=%27PARIS%201ER%20ARRONDISSEMENT%27&FIELD_2=cmer4&VALUE_2=&FIELD_3=cmer5&VALUE_3=&FIELD_4=AUTR&VALUE_4=&FIELD_5=TOUT&VALUE_5=&FIELD_6=titre%20courant&VALUE_6=&FIELD_7=date%20protection&VALUE_7=&FIELD_8=DOSURLP&VALUE_8=%20&NUMBER=59&GRP=1&REQ=%28%28%27PARIS%201ER%20ARRONDISSEMENT%27%29%20%3aLOCA%2cPLOC%2cINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous Voir la notice]).
La maison XVIIIe n°113 (Empire et actuel), à deux croisées en façade sur la rue Saint-Honoré se situe sur la parcelle aujourd'hui cadastrée AT 129.
==Propriétaire(s) avant 1789==
==Propriétaire(s) avant 1789==
'''Mirabeau (de)''', propriétaire d'une maison et boutique, n°419, censive de Saint-Germain (AN, Q1/1099-3, ''Atlas de la censive du Roi'', ca 1700, f°52 r°).


==Propriétaire(s) Révolution-Empire==
==Propriétaire(s) Révolution-Empire==
Non identifié
'''Willemsens''', Mme (de 1774 à 1804).
==Propriétaires à partir de 1810==
==Propriétaires en 1810==
Non identifié
'''Derosne''', veuve, née '''Anne Godefroy''' (AN, F/31/5/336).
 
<small>Anne Godefroy, veuve Derosne, et ses enfants  achètent en 1804, à Mme Vve Willemsens, qui le possédait depuis 1774, l'immeuble de la pharmacie où ils habitent.
Mme Derosne meurt en 1806 (Voir Jean Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855 », ci-dessous).<br>
NOTE : L'attribution de cette parcelle N° 115 à la Vve Deronne lors de l'établissement du cadastre (fiche s.d.) peut signifier soit que les relevés du cadastre pour cette portion de la rue Saint-Honoré ont commencé dès 1806-1807, soit que les documents officiels (conservation des hypothèques) n'ont pas été modifiés à la suite du décès de Mme Derosne.</small>
 
==Occupants==
==Occupants==
* '''Besnard''', Marie-Jeanne, maison de MM Cadet et Derosne, s. n° (1790).
<small>« Enterrement du 1er décembre 1790 de demoiselle Marie-Jeanne Bernard, fille majeure, décédée en la maison de MM Cadet et Derosne, apothicaire, rue S. Honoré, à Saint-Germain-l'Auxerrois » (''La Feuille du jour'', n°3, 3 décembre 1790, p. 7).</small>4
* '''Boisselet''', Marie Thérèse Françoise, épouse de '''Louis Claude Cadet de Gassicourt''', n°637 (K), 195 (Gard.).
<small>Marie Thérèse Françoise Boisselet (1731-Paris 1er septembre 1800) dont il est dit qu'elle est l'une des plus belles femmes de France et qu'elle aurait séduit Louis XV est la mère de '''Charles Louis Cadet de Gassicourt''' (S. Flahaut, « Le pharmacien Charles-Louis Cadet de Gassicourt, bâtard de Louis XV, et sa famille », ''Revue d'histoire de la pharmacie'', vol. 68, n°244, ‎1980, p. 53-61 ([http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1980_num_68_244_2534 lire en ligne sur Persée]) ; Geneanet, ''Eric Bruneau'').<br>
Décès de Marie Thérèse Françoise Boisselet, rue Honoré, s. n°, dans la 2ème décade de fructidor an 8 (Journal du Palais, n°1,10 vendémiaire an IX, p. 13). [https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Thérèse_Françoise_Boisselet Voir Notice Wikipedia].</small>
[[Fichier:Louis Claude Cadet de Gassicourt.tif.jpg|130px|vignette|droite|Louis Claude Cadet de Gassicourt]]
* '''Cadet de Gassicourt''', Louis-Claude, pharmacien, près la Croix du Trahoir, s. n° (1776, 1786),  n°637 (Royal) (1788, 1791), n°195 (Gardes) (1798).
<small>Louis Claude Cadet de Gassicourt (Paris, 24 juin 1731-Paris, 10 octobre 1799), pharmacien des armées du roi, fils de Claude Cadet (1695-1745) demeurant rue S. Honoré, et '''Marie Thérèse Françoise Boisselet''' (ancienne maîtresse de Louis XV), signent leur contrat de mariage le 27 janvier 1771 devant Me Horque de Sanville  (Berthelot, Hartwig Derenbourg (dir.), ''La Grande encyclopédie'' …, t. 8, p. 693 ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k323716p/f711 Lire sur Gallica]) ; AN Minutier des notaires, [https://www.geneanet.org/archives/actes/view?idacte=44154&p=1 Voir le contrat de mariage]). A la naissance de [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°108 (Empire) |'''Charles Louis Cadet de Gassicourt''']], on sauve les apparences pour que Louis Claude puisse apparaître en être le père (Jean Flahaut, « Sur le mariage de Louis-Claude Cadet de Gassicourt et la naissance de son fils Charles-Louis », ''Revue d’Histoire de la pharmacie'', année 1994, n°303, p. 403-410, [https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1994_num_82_303_4087 lire en ligne sur Persée]).<br>
[[Fichier:Cadet-gassicourt-apothicaire-major 1780.jpg|130px|vignette|gauche|<small>uniforme d'apothicaire-major des armées 1780</small>]]
Jeune chirurgien, il est pharmacien en chef des armées en Allemagne et au Portugal. Il exerce ensuite à Paris comme apothicaire-major des Armées à l'Hôtel des Invalides (Stéphanie Chaumont, ''Contribution à l'histoire de l'hôpital du Val-de-Grâce et de ses pharmaciens chefs'', Thèse pour le doctorat en pharmacie, 2013, mss, p. 33 ; [https://numerabilis.u-pariscite.fr/s/numerabilis/item/72398 consulter en ligne]). Il crée une officine dès 1760 au n°637 (K) rue Saint-Honoré où il accueille son cousin François Desrone. Les cousins s'associent en 1780 et la pharmacie prend l'enseigne "Cadet-Derosne". Louis-Claude Cadet, pris par de nombreuses activités, laisse Desrone gérer la pharmacie et finit par s'en retirer en 1786. Il meurt en 1799.<br>
« Cadet, apothicaire près de la fontaine du Trahoir, célèbre chimiste, connu avantageusement par plusieurs discours sur la chimie, présentés et lus à l'Académie Royale des Sciences », (Tab. 86), « Cadet, r. St Honoré, près la Croix du Trahoir, ancien Apothicaire-Major des camps et Armées du Roi, de l'Académie Royale des Sciences, de l'Académie Impériale des Curieux de la Nature, & Associé des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Lyon est connu dans la chymie par différents travaux académiques. » (Tab Sup., 1776), Dépôt des eaux minérales de Passy et sulfureuses d'Enghien (Prévost), n°637 (K 88)<br>
« "Cadet, r. S. Honoré, Apothicaire, des Académies Royales des sciences de Paris, Lyon & de Toulouse, de celle des curieux de la nature, commissaire du Roi et de l'Académie royale des Sciences pour la Manufacture royale de Sèvres. Un des plus fameux chymistes de la capitale, connu pour la bonté et la variété des préparations de toute espèce qui se trouve chez lui, dont plusieurs de son invention & par différents écrits dont il a enrichi la chymie : il a donné 1. L'analyse de l'eau de Calsabigi en 1757 ; 2. un Dissertation sur l'esther vitriolique, sur le mercure précipité perse en 1775 ; 3. des expériences sur le diamant en 1778 ; 4. Observations sur l'anti-méphitique de Janin en 1783. IL a fait encore plusieurs découvertes ; 1. celle de l'existence d'un principe cuivreux arsénical & d'une terre vitrifiable dans le borax ; 3. celle de la fabrication de l'oether vitrolique à moindre frais ; 4. celle de la meilleure préparation dela terre foliée de tartre, &tc, &tc.", (Tab. 91, "Art") (et 1796).<br>
Électeur de Paris présent à l'hôtel de ville de Paris le 14 juillet 1789 (P. Robiquet, ''Municipalité'', p. 53).<br>
Distributeur exclusif à Paris des Eaux de Vichy et Chateldon (''Affiches'', 2 juin 1793, p. 2343).<br>
Bien que les Desrone gèrent seuls l'officine, celle-ci continue de se nommer "Cadet-Desrosne", même après le décès de François en 1796. C'est ce qui conduit [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°108 (Empire)|'''Charles-Louis Cadet''']], fils de Louis-Claude à intenter un procès à sa tante, tandis qu'il s'installe lui-même en face. L'arrêt du Tribunal d'Appel en 1800 oblige Anne Godefroy, Vve Derosne, à appeler l'officine "Vve Derosne, successeur de feu le citoyen Cadet". Dès 1800, l'aîné des fils Derosne, Jean-François, rejoint sa mère à l'officine. Ils achètent en 1804, à Mme Vve Willemsens, qui le possédait depuis 1774, l'immeuble de la pharmacie où ils habitent. Mme Derosne meurt en 1806. J. Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855. », ''Revue d'histoire de la pharmacie'', vol. 93ᵉ année, n°346, ‎2005, p. 221-234. ; S. Flahaut, op. cit. ; P. Dorveaux, « Apothicaires membres de l'Académie des Sciences : X. Louis-Claude Cadet », ''Revue d'histoire de la pharmacie'', vol. 23, n°89, 1935, p. 1-13.<br>
Voir aussi [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Claude_Cadet_de_Gassicourt notice Wikipedia].
</small>
* '''Derosne''' , François, pharmacien, n°637 (Royal).
<small>François Derosne (Saint-Dizier, 15 septembre 1743 – Nanteau-sur-Lunain (Seine-et-Marne), 11 octobre 1795) épouse à Paris le 4 novembre 1769 '''Anne Nicole Godefroy''' (1755 - Paris, 1829) dont 6 enfants parmi lesquels '''Jean François Derosne'' (Geneanet, Jean Claude Delayer).<br>
François Derosne rejoint à cette adresse, en 1769, son cousin '''Louis Claude Cadet de Gassicourt''', avec qui il s'associe en 1780, l'officine prenant le nom de "Cadet-Gassicourt". Louis Claude Cadet se retire et vend ses parts à son cousin en 1786. A sa mort en 1799, François Derosne est temporairement remplacé par sa veuve, ce qui explique la citation « Vve Derosne », dans l'almanach La Tynna pour 1798.</small>
* '''Derosne''', Jean-François, pharmacien (à partir de 1804, voir J. Flahaut, op. cit.), n°115 (Empire)(1805, 1838).
<small>Jean-François Derosne (1774-1855) rejoint sa mère en 1800. En 1803, il isole le principe somnifère de l'opium. (J. Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855 », ''Revue d'histoire de la pharmacie'', 93ᵉ année, n°346, ‎2005, p. 221-234 ; [https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_2005_num_93_346_5802 lire en ligne sur Persée]).</small>
* '''Derosne''', veuve, [née Anne Godefroy], citée au n°195 (Gardes) (1798), .), prop. Empire, parc. n°115 (Emp.) (AN, F31 5/336).
<small>Le 12 juin 1804, Mme Derosne et son fils Jean François achètent à Mme Vve Willemsens cette maison qui accueille l'officine et leur domicile. (J. Flahaut, op. cit.).</small>
* '''Leroy de la Faudignières''', Alexandre-François, dentiste, s. n° (Tablettes, 1776), n°637 (Royal (1791), n°195 (Gardes) (1798).
<small>Alexandre-François-Octave Leroy de la Faudignère est le fils de François Leroy de la Faudignère (? - Paris, 1786) célèbre chirurgien-dentiste de la seconde moitié du XVIIIe, auteur de ''Manière de prévenir et guérir les maladies des gencives'', 1766, inventeur de "L'élixir odontalgique", installé place Royale [des Vosges]. <br>Alexandre est reçu expert au collège de Saint-Côme en 1776 et s'installe immédiatement « r. Saint-Honoré, maison de M. Cadet, apothicaire, en face de l'hôtel d'Aligre » (Tab. 1776), (P. Baron, « Une famille de dentistes au XVIIIe siècle : les Leroy de la Faudignère », ''Histoire des Sciences médicales'', Tome XXXVI, n°1, 2002, p. 55-73).</small>
* '''Lucot''', Baptiste, apothicaire, n°194 (Gardes) (1794, 1795).
<small>
39 ans, précédemment rue Trainée, arrivé à Paris depuis 19 ans, né à Saint-Dizier (Haute-Marne) signe (AN, F7/4796, ''Registre de cartes de sûreté 4ème comité [4e jour sans Culot an II-6 nivôse an III-1794]'', f°28, n°442, le 6 brumaire an III - 1794 [27 octobre  janvier 1794] ; AN, F7/4796, ''2ème Registre des cartes de sûreté du 4ème Comité révolutionnaire, an III'', f°60, n°1278, le 22 nivôse an III [17 janvier 1795].</small>
* '''Mallèr''', Louis , tailleur, n°194 (Gardes) (1794).
<small>28 ans, arrivé à Paris depuis 9 ans, né en Franconie (AN, F7/4796, ''Registre de cartes de sûreté 4ème comité [4e jour sans Culot an II-6 nivôse an III-1794]'', f°25, n°364, le 2 brumaire an III - 1794) [23 octobre 1794].</small>
* '''Renier''', Charles ,  n°194 (Gardes) (1794).
<small>39 ans, né à Paris (AN, F7/4796, ''Registre de cartes de sûreté 4ème comité [4e jour sans Culot an II-6 nivôse an III-1794]'', f°16, n°124, le 14 vendémiaire an III [5 octobre 1794].</small>
* '''Tournemire''', Jean-Baptiste, employé, n°194 (Gardes) (1795).
<small>28 ans, né à Paris, signe (AN, F7/4796, ''2ème Registre des cartes de sûreté du 4ème Comité révolutionnaire, an III'', f°68, n°1475, le 2 ventôse an III [21 février 1795].</small>


==Résidents==
==Résidents==

Dernière version du 10 février 2026 à 15:36

__SHOWFACTBOX__

n°115 (D. Waquet, 2016)

Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°419 n°637 n°194(?)-195 n°115 n°115
Rattachement Censive de Saint-Germain [1] Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois Section des Gardes Françaises 4e Arrondissement (ancien) [2] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

Caractéristiques

Immeuble n°115 rue Saint-Honoré, 18ème siècle, inscrit à l'ISMH le 23 juin 1962 pour son élévation et sa toiture. Notice PA00085952 (Ministère de la culture, Base Mérimée. Voir la notice). La maison XVIIIe n°113 (Empire et actuel), à deux croisées en façade sur la rue Saint-Honoré se situe sur la parcelle aujourd'hui cadastrée AT 129.

Propriétaire(s) avant 1789

Mirabeau (de), propriétaire d'une maison et boutique, n°419, censive de Saint-Germain (AN, Q1/1099-3, Atlas de la censive du Roi, ca 1700, f°52 r°).

Propriétaire(s) Révolution-Empire

Willemsens, Mme (de 1774 à 1804).

Propriétaires en 1810

Derosne, veuve, née Anne Godefroy (AN, F/31/5/336).

Anne Godefroy, veuve Derosne, et ses enfants achètent en 1804, à Mme Vve Willemsens, qui le possédait depuis 1774, l'immeuble de la pharmacie où ils habitent. Mme Derosne meurt en 1806 (Voir Jean Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855 », ci-dessous).
NOTE : L'attribution de cette parcelle N° 115 à la Vve Deronne lors de l'établissement du cadastre (fiche s.d.) peut signifier soit que les relevés du cadastre pour cette portion de la rue Saint-Honoré ont commencé dès 1806-1807, soit que les documents officiels (conservation des hypothèques) n'ont pas été modifiés à la suite du décès de Mme Derosne.

Occupants

  • Besnard, Marie-Jeanne, maison de MM Cadet et Derosne, s. n° (1790).

« Enterrement du 1er décembre 1790 de demoiselle Marie-Jeanne Bernard, fille majeure, décédée en la maison de MM Cadet et Derosne, apothicaire, rue S. Honoré, à Saint-Germain-l'Auxerrois » (La Feuille du jour, n°3, 3 décembre 1790, p. 7).4

  • Boisselet, Marie Thérèse Françoise, épouse de Louis Claude Cadet de Gassicourt, n°637 (K), 195 (Gard.).

Marie Thérèse Françoise Boisselet (1731-Paris 1er septembre 1800) dont il est dit qu'elle est l'une des plus belles femmes de France et qu'elle aurait séduit Louis XV est la mère de Charles Louis Cadet de Gassicourt (S. Flahaut, « Le pharmacien Charles-Louis Cadet de Gassicourt, bâtard de Louis XV, et sa famille », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 68, n°244, ‎1980, p. 53-61 (lire en ligne sur Persée) ; Geneanet, Eric Bruneau).
Décès de Marie Thérèse Françoise Boisselet, rue Honoré, s. n°, dans la 2ème décade de fructidor an 8 (Journal du Palais, n°1,10 vendémiaire an IX, p. 13). Voir Notice Wikipedia.

Louis Claude Cadet de Gassicourt
  • Cadet de Gassicourt, Louis-Claude, pharmacien, près la Croix du Trahoir, s. n° (1776, 1786), n°637 (Royal) (1788, 1791), n°195 (Gardes) (1798).

Louis Claude Cadet de Gassicourt (Paris, 24 juin 1731-Paris, 10 octobre 1799), pharmacien des armées du roi, fils de Claude Cadet (1695-1745) demeurant rue S. Honoré, et Marie Thérèse Françoise Boisselet (ancienne maîtresse de Louis XV), signent leur contrat de mariage le 27 janvier 1771 devant Me Horque de Sanville (Berthelot, Hartwig Derenbourg (dir.), La Grande encyclopédie …, t. 8, p. 693 (Lire sur Gallica) ; AN Minutier des notaires, Voir le contrat de mariage). A la naissance de Charles Louis Cadet de Gassicourt, on sauve les apparences pour que Louis Claude puisse apparaître en être le père (Jean Flahaut, « Sur le mariage de Louis-Claude Cadet de Gassicourt et la naissance de son fils Charles-Louis », Revue d’Histoire de la pharmacie, année 1994, n°303, p. 403-410, lire en ligne sur Persée).

uniforme d'apothicaire-major des armées 1780

Jeune chirurgien, il est pharmacien en chef des armées en Allemagne et au Portugal. Il exerce ensuite à Paris comme apothicaire-major des Armées à l'Hôtel des Invalides (Stéphanie Chaumont, Contribution à l'histoire de l'hôpital du Val-de-Grâce et de ses pharmaciens chefs, Thèse pour le doctorat en pharmacie, 2013, mss, p. 33 ; consulter en ligne). Il crée une officine dès 1760 au n°637 (K) rue Saint-Honoré où il accueille son cousin François Desrone. Les cousins s'associent en 1780 et la pharmacie prend l'enseigne "Cadet-Derosne". Louis-Claude Cadet, pris par de nombreuses activités, laisse Desrone gérer la pharmacie et finit par s'en retirer en 1786. Il meurt en 1799.
« Cadet, apothicaire près de la fontaine du Trahoir, célèbre chimiste, connu avantageusement par plusieurs discours sur la chimie, présentés et lus à l'Académie Royale des Sciences », (Tab. 86), « Cadet, r. St Honoré, près la Croix du Trahoir, ancien Apothicaire-Major des camps et Armées du Roi, de l'Académie Royale des Sciences, de l'Académie Impériale des Curieux de la Nature, & Associé des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Lyon est connu dans la chymie par différents travaux académiques. » (Tab Sup., 1776), Dépôt des eaux minérales de Passy et sulfureuses d'Enghien (Prévost), n°637 (K 88)

« "Cadet, r. S. Honoré, Apothicaire, des Académies Royales des sciences de Paris, Lyon & de Toulouse, de celle des curieux de la nature, commissaire du Roi et de l'Académie royale des Sciences pour la Manufacture royale de Sèvres. Un des plus fameux chymistes de la capitale, connu pour la bonté et la variété des préparations de toute espèce qui se trouve chez lui, dont plusieurs de son invention & par différents écrits dont il a enrichi la chymie : il a donné 1. L'analyse de l'eau de Calsabigi en 1757 ; 2. un Dissertation sur l'esther vitriolique, sur le mercure précipité perse en 1775 ; 3. des expériences sur le diamant en 1778 ; 4. Observations sur l'anti-méphitique de Janin en 1783. IL a fait encore plusieurs découvertes ; 1. celle de l'existence d'un principe cuivreux arsénical & d'une terre vitrifiable dans le borax ; 3. celle de la fabrication de l'oether vitrolique à moindre frais ; 4. celle de la meilleure préparation dela terre foliée de tartre, &tc, &tc.", (Tab. 91, "Art") (et 1796).
Électeur de Paris présent à l'hôtel de ville de Paris le 14 juillet 1789 (P. Robiquet, Municipalité, p. 53).
Distributeur exclusif à Paris des Eaux de Vichy et Chateldon (Affiches, 2 juin 1793, p. 2343).

Bien que les Desrone gèrent seuls l'officine, celle-ci continue de se nommer "Cadet-Desrosne", même après le décès de François en 1796. C'est ce qui conduit Charles-Louis Cadet, fils de Louis-Claude à intenter un procès à sa tante, tandis qu'il s'installe lui-même en face. L'arrêt du Tribunal d'Appel en 1800 oblige Anne Godefroy, Vve Derosne, à appeler l'officine "Vve Derosne, successeur de feu le citoyen Cadet". Dès 1800, l'aîné des fils Derosne, Jean-François, rejoint sa mère à l'officine. Ils achètent en 1804, à Mme Vve Willemsens, qui le possédait depuis 1774, l'immeuble de la pharmacie où ils habitent. Mme Derosne meurt en 1806. J. Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855. », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 93ᵉ année, n°346, ‎2005, p. 221-234. ; S. Flahaut, op. cit. ; P. Dorveaux, « Apothicaires membres de l'Académie des Sciences : X. Louis-Claude Cadet », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 23, n°89, 1935, p. 1-13.
Voir aussi notice Wikipedia.

  • Derosne , François, pharmacien, n°637 (Royal).

François Derosne (Saint-Dizier, 15 septembre 1743 – Nanteau-sur-Lunain (Seine-et-Marne), 11 octobre 1795) épouse à Paris le 4 novembre 1769 Anne Nicole Godefroy' (1755 - Paris, 1829) dont 6 enfants parmi lesquels Jean François Derosne (Geneanet, Jean Claude Delayer).
François Derosne rejoint à cette adresse, en 1769, son cousin Louis Claude Cadet de Gassicourt, avec qui il s'associe en 1780, l'officine prenant le nom de "Cadet-Gassicourt". Louis Claude Cadet se retire et vend ses parts à son cousin en 1786. A sa mort en 1799, François Derosne est temporairement remplacé par sa veuve, ce qui explique la citation « Vve Derosne », dans l'almanach La Tynna pour 1798.

  • Derosne, Jean-François, pharmacien (à partir de 1804, voir J. Flahaut, op. cit.), n°115 (Empire)(1805, 1838).

Jean-François Derosne (1774-1855) rejoint sa mère en 1800. En 1803, il isole le principe somnifère de l'opium. (J. Flahaut, « Les Derosne, pharmaciens parisiens, de 1779 à 1855 », Revue d'histoire de la pharmacie, 93ᵉ année, n°346, ‎2005, p. 221-234 ; lire en ligne sur Persée).

  • Derosne, veuve, [née Anne Godefroy], citée au n°195 (Gardes) (1798), .), prop. Empire, parc. n°115 (Emp.) (AN, F31 5/336).

Le 12 juin 1804, Mme Derosne et son fils Jean François achètent à Mme Vve Willemsens cette maison qui accueille l'officine et leur domicile. (J. Flahaut, op. cit.).

  • Leroy de la Faudignières, Alexandre-François, dentiste, s. n° (Tablettes, 1776), n°637 (Royal (1791), n°195 (Gardes) (1798).

Alexandre-François-Octave Leroy de la Faudignère est le fils de François Leroy de la Faudignère (? - Paris, 1786) célèbre chirurgien-dentiste de la seconde moitié du XVIIIe, auteur de Manière de prévenir et guérir les maladies des gencives, 1766, inventeur de "L'élixir odontalgique", installé place Royale [des Vosges].
Alexandre est reçu expert au collège de Saint-Côme en 1776 et s'installe immédiatement « r. Saint-Honoré, maison de M. Cadet, apothicaire, en face de l'hôtel d'Aligre » (Tab. 1776), (P. Baron, « Une famille de dentistes au XVIIIe siècle : les Leroy de la Faudignère », Histoire des Sciences médicales, Tome XXXVI, n°1, 2002, p. 55-73).

  • Lucot, Baptiste, apothicaire, n°194 (Gardes) (1794, 1795).

39 ans, précédemment rue Trainée, arrivé à Paris depuis 19 ans, né à Saint-Dizier (Haute-Marne) signe (AN, F7/4796, Registre de cartes de sûreté 4ème comité [4e jour sans Culot an II-6 nivôse an III-1794], f°28, n°442, le 6 brumaire an III - 1794 [27 octobre janvier 1794] ; AN, F7/4796, 2ème Registre des cartes de sûreté du 4ème Comité révolutionnaire, an III, f°60, n°1278, le 22 nivôse an III [17 janvier 1795].

  • Mallèr, Louis , tailleur, n°194 (Gardes) (1794).

28 ans, arrivé à Paris depuis 9 ans, né en Franconie (AN, F7/4796, Registre de cartes de sûreté 4ème comité [4e jour sans Culot an II-6 nivôse an III-1794], f°25, n°364, le 2 brumaire an III - 1794) [23 octobre 1794].

  • Renier, Charles , n°194 (Gardes) (1794).

39 ans, né à Paris (AN, F7/4796, Registre de cartes de sûreté 4ème comité [4e jour sans Culot an II-6 nivôse an III-1794], f°16, n°124, le 14 vendémiaire an III [5 octobre 1794].

  • Tournemire, Jean-Baptiste, employé, n°194 (Gardes) (1795).

28 ans, né à Paris, signe (AN, F7/4796, 2ème Registre des cartes de sûreté du 4ème Comité révolutionnaire, an III, f°68, n°1475, le 2 ventôse an III [21 février 1795].

Résidents

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Numéro pair vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Numéro pair vers l'Est
n°102 (Empire)
n°100 (Empire)
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n°117 (Empire)
n°115 (Empire)
n°113 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)

  1. AN., Q1/1099-3, Atlas de la censive du Roi, ca 1700, Deuxième plan de la rue Saint-Honoré, fol. 5 v°. Voir le 2ème plan.
  2. 4ème Quartier, Saint-Honoré ; Ilot 11 (AN, F/31/79/34). Voir le plan parcellaire en ligne.