« Rue Saint-Honoré - Parcelle n°337 (Empire) » : différence entre les versions

De Geohistoricaldata Wiki
 
(12 versions intermédiaires par le même utilisateur non affichées)
Ligne 15 : Ligne 15 :


===Correspondance des numéros===
===Correspondance des numéros===
Le Petit hôtel de Noailles est construit sur une parcelle formant réserve sur celle du Grand Hôtel de Noailles comme on le voit sur plusieurs plans des XVIIIe et XIXe siècles (voir la galerie ci-dessous).
<center><gallery>
StHonoré-4-Hotels-ANQ1-1099-3-Fo23Vo-indicNo.jpg|Atlas terrier 1700
StHonoré-4-Hotels-Delagrive 1728.png|Plan Delagrive 1728
StHonoré-4-Hotels-Verniquet 1793-indicNo.png|Plan Verniquet 1793
StHonoré-4-Hotels-Vasserot-Bellanger 1825.png|Plan Vasserot 1820
</gallery>
</center>
Quelques occupants sont cités au n°449 (Kreenfeldt). Toutefois le n°449 a été attribué par les experts de la Ville à la maison contigüe, propriété des Feuillants, louée à Grivaud et Geoffroy. Pour conserver la cohérence, cette parcelle n'est désignée que par le numéro 450 de type Royal-Kreenfeldt, d'ailleurs retenu par Prévost-Wattin en 1788.
Quelques occupants sont cités au n°449 (Kreenfeldt). Toutefois le n°449 a été attribué par les experts de la Ville à la maison contigüe, propriété des Feuillants, louée à Grivaud et Geoffroy. Pour conserver la cohérence, cette parcelle n'est désignée que par le numéro 450 de type Royal-Kreenfeldt, d'ailleurs retenu par Prévost-Wattin en 1788.
==Caractéristiques==
==Caractéristiques==
'''PETIT HÔTEL DE NOAILLES'''
'''PETIT HÔTEL DE NOAILLES'''
Ligne 21 : Ligne 31 :
L'hôtel, appartenant en nue-propriété aux Feuillants, est loué depuis 1716 par la famille de Noailles. Composé d'un corps de logis à sept croisées de façade sur la r. Saint-Honoré, élevé sur un entresol à trois étages, il comporte aussi deux autres corps de logis sur la cour, à droite un bâtiment présentant sept fenêtres de façade et composé d'un rez-de-chaussée, d'un premier et de mansardes, au fond un corps de logis de deux étages surmonté de mansardes. (''Sommier des Biens nationaux'', complément à l'art. 167, p. 67-68).
L'hôtel, appartenant en nue-propriété aux Feuillants, est loué depuis 1716 par la famille de Noailles. Composé d'un corps de logis à sept croisées de façade sur la r. Saint-Honoré, élevé sur un entresol à trois étages, il comporte aussi deux autres corps de logis sur la cour, à droite un bâtiment présentant sept fenêtres de façade et composé d'un rez-de-chaussée, d'un premier et de mansardes, au fond un corps de logis de deux étages surmonté de mansardes. (''Sommier des Biens nationaux'', complément à l'art. 167, p. 67-68).


Cet ensemble est démoli au XIXe et reconstruit. l'immeuble actuel au n°223 se trouve sur la parcelle cadastrée AY 102 à l'angle Sud-Ouest rue Saint-Honoré - rue d'Alger
Cet ensemble est démoli au XIXe et reconstruit. L'immeuble actuel au n°223 se trouve sur la parcelle cadastrée AY 33 sur laquelle se trouvent également les immeubles voisins n°225 et 227 (actuel).


==Propriétaire(s) avant 1789==
==Propriétaire(s) avant 1789==
* '''Bertin''', Pierre-Vincent (1703).
* '''Bertin''', Pierre-Vincent (1703).


<small>« 278 Maison à porte cochère,appartenant au . Bertin.<br>
<small>« 278 Maison à porte cochère,appartenant au Sr. Bertin.<br>
Messire Pierre Vincent Bertin, conseiller secrétaire du Roi ... en a passé déclaration...le 3 mars 1703... » (AN, Q1 1099-3 f°35 v°, Atlas de la censive du Roi (ca 1700), Pl.4)</small>
Messire Pierre Vincent Bertin, conseiller secrétaire du Roi ... en a passé déclaration...le 3 mars 1703... » (AN, Q1 1099-3 f°35 v°, Atlas de la censive du Roi (ca 1700), Pl.4).<br>
Note : Le Sr Bertin est également propriétaire de la parcelle voisine n°279 (Terrier), sur laquelle sera construit le Grand Hôtel de Noailles.</small>


==Propriétaire(s) Révolution-Empire==
==Propriétaire(s) Révolution-Empire==
Ligne 40 : Ligne 51 :
* '''Doazan''', Pierre-Éloi, fermier général, n°449 (1788, 1791), « M. Doazan, fermier général "au petit hôtel de Noailles". », (Al. Royal,1790, p.558).
* '''Doazan''', Pierre-Éloi, fermier général, n°449 (1788, 1791), « M. Doazan, fermier général "au petit hôtel de Noailles". », (Al. Royal,1790, p.558).


<small>Pierre-Éloi Doazan, (Bordeaux, 1734 – Bordeaux, 1784 ou Ivoy (Cher) 1793), avocat à Bordeaux, fermier général en 1781, secrétaire du Roi, administrateur de la Caisse d'escompte, franc-maçon (A. Le Bihan, « Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France : (fin du XVIIe siècle) », Mémoires et documents, Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, B. N., Paris, Vol. 19, 1966, p. 168). Il est l'époux de Anne Bertrand décédée en 1795, avec qui il a six enfants dont Jean Doazan, l'aîné, fermier général adjoint. (Y. Durand, op. cit. p. 628 ; Wikipedia, ''La Ferme Générale''). Capitaine d'un bataillon des Feuillants en 1789.<br>
<small>Pierre-Éloi Doazan, (Bordeaux, 1734 – Ivoy (Cher) 1793), avocat à Bordeaux, fermier général en 1781, secrétaire du Roi, administrateur de la Caisse d'escompte, franc-maçon (A. Le Bihan, « Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France : (fin du XVIIe siècle) », Mémoires et documents, Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, B. N., Paris, Vol. 19, 1966, p. 168). Il est l'époux de Anne Bertrand décédée en 1795, avec qui il a six enfants dont Jean Doazan, l'aîné, fermier général adjoint. (Y. Durand, op. cit. p. 628 ; Wikipedia, ''La Ferme Générale''). Capitaine d'un bataillon des Feuillants en 1789.<br>
Doazan père, fermier général, n° 449, ("citoyen actif" n°226 sur la ''Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries'', 1790).
Doazan père, fermier général, n° 449, ("citoyen actif" n°226 sur la ''Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries'', 1790).
Parfois indiqué comme décédé en 1784 à Bordeaux, mais connu comme acquéreur du domaine des manufactures et du château d'Ivoy (Cher) en 1791, il se serait en réalité suicidé en août 1793 (« La voix du Patrimoine de l'Industrie », sur atfaubois.org,‎ juillet 2011, p. 6).<br>
Parfois indiqué comme décédé en 1784 à Bordeaux, mais connu comme acquéreur du domaine des manufactures et du château d'Ivoy (Cher) en 1791, il se serait en réalité suicidé en août 1793 (« La voix du Patrimoine de l'Industrie », sur atfaubois.org,‎ juillet 2011, p. 6).<br>
Ligne 49 : Ligne 60 :


<small>Jean Doazan, (1759-1800) est sous-fermier général de son père Pierre-Éloi Doazan. Comme lui, franc-maçon, membre de la loge "L'Olympique de la parfaite estime", comme Nervet et [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°348 (Empire)| '''Savalette de Lange''']] (BNF, ''FM Fichier Bossu'', Gallica), il témoigne au procès des émeutes versaillaises d'octobre 1789 : « Sieur Jean Doazant, âgé de trente ans, l'un des fermiers généraux de Sa majesté & capitaine de la garde nationale parisienne du bataillon des Feuillants, première compagnie, demeurant à Paris, rue Saint-Honoré, n° 449 (Anonyme, ''Procédure criminelle'', vol. 2, p. 153).<br>
<small>Jean Doazan, (1759-1800) est sous-fermier général de son père Pierre-Éloi Doazan. Comme lui, franc-maçon, membre de la loge "L'Olympique de la parfaite estime", comme Nervet et [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°348 (Empire)| '''Savalette de Lange''']] (BNF, ''FM Fichier Bossu'', Gallica), il témoigne au procès des émeutes versaillaises d'octobre 1789 : « Sieur Jean Doazant, âgé de trente ans, l'un des fermiers généraux de Sa majesté & capitaine de la garde nationale parisienne du bataillon des Feuillants, première compagnie, demeurant à Paris, rue Saint-Honoré, n° 449 (Anonyme, ''Procédure criminelle'', vol. 2, p. 153).<br>
Doazan, capitaine, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), 2ème comp., petit hôtel de Noailles (''Almanach militaire'', 1790).<br>
« Doazan fils, fermier général, petit hôtel de Noailles, s. n° » ("citoyen actif" n°327 sur la ''Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries'', 1790).<br>
« Doazan fils, fermier général, petit hôtel de Noailles, s. n° » ("citoyen actif" n°327 sur la ''Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries'', 1790).<br>
Jugé au procès des fermiers généraux il se trouve remis en liberté « après mûr examen et des renseignements précis sur sa conduite révolutionnaire. » (Y. Durand, op. cit., p. 628 ; Wikipedia, ''Ferme générale''). Il demeure, comme ses parents, au Petit Hôtel de Noailles, avec Anne-Marie-Élizabeth Baconnière de Salverte (1766-1803), épousée en 1786, et leurs deux enfants.
Jugé au procès des fermiers généraux il se trouve remis en liberté « après mûr examen et des renseignements précis sur sa conduite révolutionnaire. » (Y. Durand, op. cit., p. 628 ; Wikipedia, ''Ferme générale''). Il demeure, comme ses parents, au Petit Hôtel de Noailles, avec Anne-Marie-Élizabeth Baconnière de Salverte (1766-1803), épousée en 1786, et leurs trois enfants (Broglin, ''Juilly'', t. III, p. 160-164).
M. Doazan [sans indication de prénom]. Il fait porter le 29 septembre 1789 à la Monnaie de Paris 132 marcs, 7 onces, 12 deniers de vaisselle d'argent (''Journal de Paris'', 20 octobre 1789, Supplément).
M. Doazan [sans indication de prénom]. Il fait porter le 29 septembre 1789 à la Monnaie de Paris 132 marcs, 7 onces, 12 deniers de vaisselle d'argent (''Journal de Paris'', 20 octobre 1789, Supplément).
</small>
</small>
* '''Laurent''', François, artiste-peintre, n°64 (Tuileries) (''Artistes'', 1801)
* '''Doazan''', Auguste, sous-lieutenant, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), comp. gren. vol., s. n° (''Almanach militaire'', 1789).
* '''Porchet''' (Porchelle), sous-locataire, traiteur-restaurateur (1793), maître d'hôtel garni.
* '''Doazan''', Justin, volontaire, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), comp. gren. vol., n°449 (''Almanach militaire'', 1789).
<small>Note : Il n'a pas été possible de déterminer les liens de parenté d'Auguste et Justin Doazan avec Jean et Pierre Éloi Doazan. </small>
 
* '''Laurent''', François, artiste-peintre, n°64 (Tuileries) (''Artistes'', 1801).
* '''Michaux''', membre de la garde Nationale, petit hôtel de Noailles (1790).
 
<small>Michaux, lieutenant, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), 2ème comp., petit hôtel de Noailles (''Almanach militaire'', 1790).<br>
Note : Il s'agit peut-être d'un fils du Sr Michaux, n°452 (Royal), ou d'une erreur dans l'''Almanach militaire''</small>
* '''Porchel''' (parfois Porchelle ou Porchet), sous-locataire, traiteur-restaurateur (1793), maître d'hôtel garni.


<small>« Maison dite Petit hôtel de Noailles, louée par bail le 28 septembre 1789 à feu Doazan qui l'a sous-louée le 18 juin 1793 : le corps du logis de devant au Cn Samson et le reste au Cn Porchet. (''Sommier'', t.1, art. 167, p. 43-44).<br>
<small>Il peut s’agir d’Etienne François Porchel, époux d’Elisabeth Madeleine Laurent, fille d’Alexis Michel Laurent et de Marie Magdeleine Boulanger, mariés le 23 frimaire an II à Paris et parents de François Porchel, décédé à la S. des Tuileries le 26 fructiodr an III à l’âge de 11 mois (Table des mariages parisiens, AD 75 V10E vol 7 ; Etat-civil reconstitué, AD75 V6E6/V6E7).<br>
« Maison dite Petit hôtel de Noailles, louée par bail le 28 septembre 1789 à feu Doazan qui l'a sous-louée le 18 juin 1793 : le corps du logis de devant au Cn Samson et le reste au Cn Porchet. (''Sommier'', t.1, art. 167, p. 43-44).<br>
« Porchel, traiteur-restaurateur, r. Honoré, n°64, presque vis-à-vis le petit hôtel de Noailles, [deux maisons portent ce nom] donne à manger chez lui, fait noces et festins, porte en ville et tient maison meublée à louer, le tout à juste prix. » (''Affiches'', 4 germinal an II [24 mars 1794], p. 6788).<br>
« Porchel, traiteur-restaurateur, r. Honoré, n°64, presque vis-à-vis le petit hôtel de Noailles, [deux maisons portent ce nom] donne à manger chez lui, fait noces et festins, porte en ville et tient maison meublée à louer, le tout à juste prix. » (''Affiches'', 4 germinal an II [24 mars 1794], p. 6788).<br>
Note : Dans la rue Saint-Honoré, il existe trois maisons nommées "Hôtel de Noailles", la présente maison, sa voisine ou "Grand hôtel de Noailles'' et l'autre presqu'en face, [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°334 (Empire)| n°314 (Royal) nommée "Ancien Hôtel de Noailles" ou également "Petit Hôtel de Noailles".]]</small>
Note : Dans la rue Saint-Honoré, il existe trois maisons nommées "Hôtel de Noailles", la présente maison, sa voisine ou "Grand hôtel de Noailles'' et l'autre presqu'en face, [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°334 (Empire)| n°314 (Royal) nommée "Ancien Hôtel de Noailles" ou également "Petit Hôtel de Noailles".]]</small>
<small>Le 23 frimaire an 3 [13 décembre 1794] à côté des citoyens [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°343 (Empire)|'''Jean Jacques Caumont''']], [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°345 (Empire)|'''Frédéric Pierre Le Cordier''']], [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°335 (Empire)|'''Jean Philippe Vollet''']],(cette fois au n°60) déjà attestataires un an plus tôt, les citoyens [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°337 (Empire)|'''Etienne François Porchel''']], traiteur, n°64 ; [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°341 (Empire)|'''François Romion''', et '''Jean Nicolas Lamour''']], hommes de confiance, n°61 ; [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°345 (Empire)|Thomas Charles '''[de]La Barre''']], marchand de vin, n°52 ; [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°347 (Empire)|'''Antoine Travers''']], limonadier, n°48 ;  [[Rue Saint-Honoré - Parcelle n°345 (Empire)|'''Antoine Louis Vanveldevam''']], portier, n°55, attestent à leur tour que la Cne Elisabeth Joussineau de Tourdonnet, inscrite sur la liste des émigrés demeure bien n°58 (Tuil.) (Voir [https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/FRAN_IR_059037/c-17l3du3af-1hkybhctqjrvh/FRAN_0152_37531_L Dossier d’émigré, AN, F/7/5651/8, dossier 7, f°42]).
</small>
* '''Samson''', sous-locataire (1793).
* '''Samson''', sous-locataire (1793).


Ligne 64 : Ligne 88 :


==Résidents==
==Résidents==
* '''Charrier de la Roche''', Louis, prévôt du chapitre noble et curé d'Ainay, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, petit hôtel de Noailles, 449 [Royal], rue Saint-Honoré (1791) (Brette, ''États Généraux'', t. 2. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62217192 Gallica]).
* '''Seze (de)''', Paul-Victor, médecin à Bordeaux, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, chez M. Dubergier, petit hôtel de Noailles, rue Saint-Honoré (1790-1791) (Brette, ''États Généraux'', t. 2. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62217192 Gallica]).


==Visiter les parcelles voisines==
==Visiter les parcelles voisines==

Dernière version du 13 février 2026 à 15:28

__SHOWFACTBOX__

Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Avertissement : Dans ce segment Sud-Ouest de la rue Saint-Honoré, du fait de l'imprécision graphique de l'Atlas du terrier des censives du Roi (ca 1720), des allotissements des biens nationaux et des destructions consécutives, l'enchaînement des correspondances de numéros proposé ici ne doit être envisagé que comme une hypothèse.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°276-277 n°450 n°64 n°337 n°223
Rattachement Terrier de la censive du Roi [1] Paroisse Saint-Roch Section Tuileries 1er Arrondissement (ancien) [2] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

Le Petit hôtel de Noailles est construit sur une parcelle formant réserve sur celle du Grand Hôtel de Noailles comme on le voit sur plusieurs plans des XVIIIe et XIXe siècles (voir la galerie ci-dessous).

Quelques occupants sont cités au n°449 (Kreenfeldt). Toutefois le n°449 a été attribué par les experts de la Ville à la maison contigüe, propriété des Feuillants, louée à Grivaud et Geoffroy. Pour conserver la cohérence, cette parcelle n'est désignée que par le numéro 450 de type Royal-Kreenfeldt, d'ailleurs retenu par Prévost-Wattin en 1788.

Caractéristiques

PETIT HÔTEL DE NOAILLES

L'hôtel, appartenant en nue-propriété aux Feuillants, est loué depuis 1716 par la famille de Noailles. Composé d'un corps de logis à sept croisées de façade sur la r. Saint-Honoré, élevé sur un entresol à trois étages, il comporte aussi deux autres corps de logis sur la cour, à droite un bâtiment présentant sept fenêtres de façade et composé d'un rez-de-chaussée, d'un premier et de mansardes, au fond un corps de logis de deux étages surmonté de mansardes. (Sommier des Biens nationaux, complément à l'art. 167, p. 67-68).

Cet ensemble est démoli au XIXe et reconstruit. L'immeuble actuel au n°223 se trouve sur la parcelle cadastrée AY 33 sur laquelle se trouvent également les immeubles voisins n°225 et 227 (actuel).

Propriétaire(s) avant 1789

  • Bertin, Pierre-Vincent (1703).

« 278 Maison à porte cochère,appartenant au Sr. Bertin.
Messire Pierre Vincent Bertin, conseiller secrétaire du Roi ... en a passé déclaration...le 3 mars 1703... » (AN, Q1 1099-3 f°35 v°, Atlas de la censive du Roi (ca 1700), Pl.4).
Note : Le Sr Bertin est également propriétaire de la parcelle voisine n°279 (Terrier), sur laquelle sera construit le Grand Hôtel de Noailles.

Propriétaire(s) Révolution-Empire

Non identifié.

Propriétaires à partir de 1810

  • Périac, (AN, F/31/7/177).

Occupants

  • Clusat (Cluseau), Jean, chirurgien, n°451 (1788), Cluzat, n°449 (Al. Royal, 1790, p. 616) (Al. National, an II, p. 488).

Jean Cluzeau, maître en chirurgie, demeure hôtel de Noailles. Il est cité dans un acte de juin 1787, ainsi que Daniel Tostain, chirurgien, rue Saint-Honoré, s. n° (AN, Tutelles, Y 5154B, f°327).

  • Dabergier, petit Hôtel de Noailles, (Étrennes, p. 22).(1790).
  • Doazan, Pierre-Éloi, fermier général, n°449 (1788, 1791), « M. Doazan, fermier général "au petit hôtel de Noailles". », (Al. Royal,1790, p.558).

Pierre-Éloi Doazan, (Bordeaux, 1734 – Ivoy (Cher) 1793), avocat à Bordeaux, fermier général en 1781, secrétaire du Roi, administrateur de la Caisse d'escompte, franc-maçon (A. Le Bihan, « Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France : (fin du XVIIe siècle) », Mémoires et documents, Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, B. N., Paris, Vol. 19, 1966, p. 168). Il est l'époux de Anne Bertrand décédée en 1795, avec qui il a six enfants dont Jean Doazan, l'aîné, fermier général adjoint. (Y. Durand, op. cit. p. 628 ; Wikipedia, La Ferme Générale). Capitaine d'un bataillon des Feuillants en 1789.
Doazan père, fermier général, n° 449, ("citoyen actif" n°226 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790). Parfois indiqué comme décédé en 1784 à Bordeaux, mais connu comme acquéreur du domaine des manufactures et du château d'Ivoy (Cher) en 1791, il se serait en réalité suicidé en août 1793 (« La voix du Patrimoine de l'Industrie », sur atfaubois.org,‎ juillet 2011, p. 6).
Locataire de la « maison dite "le petit hôtel de Noailles", n°64, 337 nouveau, origine du domaine des Feuillants, louée par bail le 28 septembre 1789, sous-louée le 18 juin 1793 : le corps du logis de devant au Cn Samson et le reste au Cn Porchet. » (Sommier, Art. 167, p. 43-44).
La sous-location de juin 1793 qui concerne l'ensemble des locaux du petit hôtel de Noailles semble accréditer l'hypothèse du suicide et marquer le départ des Doazan de la r. Saint-Honoré.

  • Doazan, Jean, fils, fermier général, n°449 (1788), « M. Doazan son fils, fermier général "au petit hôtel de Noailles". », (Al. Royal, 1790, p.558).

Jean Doazan, (1759-1800) est sous-fermier général de son père Pierre-Éloi Doazan. Comme lui, franc-maçon, membre de la loge "L'Olympique de la parfaite estime", comme Nervet et Savalette de Lange (BNF, FM Fichier Bossu, Gallica), il témoigne au procès des émeutes versaillaises d'octobre 1789 : « Sieur Jean Doazant, âgé de trente ans, l'un des fermiers généraux de Sa majesté & capitaine de la garde nationale parisienne du bataillon des Feuillants, première compagnie, demeurant à Paris, rue Saint-Honoré, n° 449 (Anonyme, Procédure criminelle, vol. 2, p. 153).
Doazan, capitaine, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), 2ème comp., petit hôtel de Noailles (Almanach militaire, 1790).
« Doazan fils, fermier général, petit hôtel de Noailles, s. n° » ("citoyen actif" n°327 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).
Jugé au procès des fermiers généraux il se trouve remis en liberté « après mûr examen et des renseignements précis sur sa conduite révolutionnaire. » (Y. Durand, op. cit., p. 628 ; Wikipedia, Ferme générale). Il demeure, comme ses parents, au Petit Hôtel de Noailles, avec Anne-Marie-Élizabeth Baconnière de Salverte (1766-1803), épousée en 1786, et leurs trois enfants (Broglin, Juilly, t. III, p. 160-164). M. Doazan [sans indication de prénom]. Il fait porter le 29 septembre 1789 à la Monnaie de Paris 132 marcs, 7 onces, 12 deniers de vaisselle d'argent (Journal de Paris, 20 octobre 1789, Supplément).

  • Doazan, Auguste, sous-lieutenant, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), comp. gren. vol., s. n° (Almanach militaire, 1789).
  • Doazan, Justin, volontaire, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), comp. gren. vol., n°449 (Almanach militaire, 1789).

Note : Il n'a pas été possible de déterminer les liens de parenté d'Auguste et Justin Doazan avec Jean et Pierre Éloi Doazan.

  • Laurent, François, artiste-peintre, n°64 (Tuileries) (Artistes, 1801).
  • Michaux, membre de la garde Nationale, petit hôtel de Noailles (1790).

Michaux, lieutenant, Garde nat., 6ème div., 2e bat. (Feuillants), 2ème comp., petit hôtel de Noailles (Almanach militaire, 1790).
Note : Il s'agit peut-être d'un fils du Sr Michaux, n°452 (Royal), ou d'une erreur dans l'Almanach militaire

  • Porchel (parfois Porchelle ou Porchet), sous-locataire, traiteur-restaurateur (1793), maître d'hôtel garni.

Il peut s’agir d’Etienne François Porchel, époux d’Elisabeth Madeleine Laurent, fille d’Alexis Michel Laurent et de Marie Magdeleine Boulanger, mariés le 23 frimaire an II à Paris et parents de François Porchel, décédé à la S. des Tuileries le 26 fructiodr an III à l’âge de 11 mois (Table des mariages parisiens, AD 75 V10E vol 7 ; Etat-civil reconstitué, AD75 V6E6/V6E7).
« Maison dite Petit hôtel de Noailles, louée par bail le 28 septembre 1789 à feu Doazan qui l'a sous-louée le 18 juin 1793 : le corps du logis de devant au Cn Samson et le reste au Cn Porchet. (Sommier, t.1, art. 167, p. 43-44).
« Porchel, traiteur-restaurateur, r. Honoré, n°64, presque vis-à-vis le petit hôtel de Noailles, [deux maisons portent ce nom] donne à manger chez lui, fait noces et festins, porte en ville et tient maison meublée à louer, le tout à juste prix. » (Affiches, 4 germinal an II [24 mars 1794], p. 6788).
Note : Dans la rue Saint-Honoré, il existe trois maisons nommées "Hôtel de Noailles", la présente maison, sa voisine ou "Grand hôtel de Noailles et l'autre presqu'en face, n°314 (Royal) nommée "Ancien Hôtel de Noailles" ou également "Petit Hôtel de Noailles".
Le 23 frimaire an 3 [13 décembre 1794] à côté des citoyens Jean Jacques Caumont, Frédéric Pierre Le Cordier, Jean Philippe Vollet,(cette fois au n°60) déjà attestataires un an plus tôt, les citoyens Etienne François Porchel, traiteur, n°64 ; François Romion, et Jean Nicolas Lamour, hommes de confiance, n°61 ; Thomas Charles [de]La Barre, marchand de vin, n°52 ; Antoine Travers, limonadier, n°48 ; Antoine Louis Vanveldevam, portier, n°55, attestent à leur tour que la Cne Elisabeth Joussineau de Tourdonnet, inscrite sur la liste des émigrés demeure bien n°58 (Tuil.) (Voir Dossier d’émigré, AN, F/7/5651/8, dossier 7, f°42).

  • Samson, sous-locataire (1793).

« Maison dite Petit hôtel de Noailles, louée par bail le 28 septembre 1789 à feu Doazan qui l'a sous-louée le 18 juin 1793 : le corps du logis de devant au Cn Samson et le reste au Cn Porchet. (Sommier, t.1, art. 167, p. 43-44).

Résidents

  • Charrier de la Roche, Louis, prévôt du chapitre noble et curé d'Ainay, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, petit hôtel de Noailles, 449 [Royal], rue Saint-Honoré (1791) (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).
  • Seze (de), Paul-Victor, médecin à Bordeaux, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, chez M. Dubergier, petit hôtel de Noailles, rue Saint-Honoré (1790-1791) (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).

Visiter les parcelles voisines

Numéro pair vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Numéro pair vers l'Est
n°348 (Empire)
n°346 (Empire)
n°344 (Empire)
Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle côté Sud Parcelle contigüe vers l'Est
n°339 (Empire)
n°337 (Type Empire)
n°335 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810) {{#set:ghd=http://geohistoricaldata.org}}

  1. Atlas de la censive du Roi, Cinquième plan de la rue Saint-Honoré (AN., Q1 1099-3, Atlas de la censive du Roi, fol. 023 v° pl. 5) Voir le plan.
  2. 4ème Quartier, Tuileries ; Ilots 12 (AN, F/31/73/37). Voir le plan parcellaire en ligne.