Rue Saint-Honoré - Parcelle n°339 bis (Empire)
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Numéros successifs de la parcelle
Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.
Avertissement : Dans ce segment Sud-Ouest de la rue Saint-Honoré, du fait de l'imprécision graphique de l'Atlas du terrier des censives du Roi (ca 1720), des allotissements des biens nationaux et des destructions consécutives, l'enchaînement des correspondances de numéros proposé ici ne doit être envisagé que comme une hypothèse.
| Type (période) | Terrier (avant 1780) | Royal (1780-1791) | Sectionnaire (1791-1805) | Empire (depuis 1806) | Actuel |
|---|---|---|---|---|---|
| Numéro | n°276 | n°449 | n°62 | n°339 bis | n°227 |
| Rattachement | Terrier de la censive du Roi [1] | Paroisse Saint-Roch | Section Tuileries | 1er Arrondissement (ancien) [2] | 1er Arrondissement |
Correspondance des numéros
Caractéristiques
« Cette maison d'ancienne construction et joignant l'arrière-corps [3] du grand bâtiment neuf et comprend. Elle consiste en un corps de logis sur la rue, semi-double en profondeur, de trois croisées de face, élevé d'un rez-de-chaussée, de deux étages carrés et d'un troisième étage carré sur la rue et sur la cour de la maison occupée par Mr Perignon, provenant aussi des Feuillants avec grenier au-dessus pratiqué sous un comble, couvert de tuiles...
Sur le mur de face et vis ladite cour est adossé un petit édifice élevé d'un rez-de-chaussée et d'un bas étage au-dessus, couvert d'ardoises en appentis avec deux croupes à égouts sur la dite cour.
En aile à droite est un autre édifice en pan de bois, renfermant l'escalier de même élévation que celui sur la rue, avec combles au-dessus couvert en tuiles et en appentis, jetant ses eaux dans un chéneau de plomb...» (AN, Q2/118, Comité d'aliénation des biens nationaux, MM. Mangin et Normand, experts, Procès-verbal d'estimation conformément à l'instruction du Comité d'aliénation de l'Assemblée Nationale en date du cinq juillet mil sept cent quatre vingt dix, Nord de Paris, 3ème subdivision, 10ème lot, maison n°449 [Royal], rue Saint-Honoré, Paris, 15 novembre 1790.)
Voir le P.V. d'estimation transcrit dans son intégralité par Dominique Waquet.
Cette maison fin XVIIe a été démolie. Le n°227 (actuel) construit sur son emplacement se trouve sur la parcelle cadastrée AY 33 avec les n°223 et 225 (actuel).
Propriétaire(s) avant 1789
Les religieux Feuillants.
- « n°276 Maison appartenant aux dits religieux Feuillants. » (AN, Q1 1099/3, Terrier du Roi, f°35, v°, déclaration du 8 juin 1701).
- Cette maison « est tenue à loyer par M. Geoffroy, qui a cédé à M. Dupuis susnommé [4], en vertu du bail passé par devant Me Menjaud et son confrère, notaires à Paris le dix-neuf avril mil sept cent quatre-vingt-trois, pour neuf années entières et consécutives qui ont commencé à courir le 1er avril 1783 moyennant le prix et somme de douze cents livres. » (Procès-verbal, Id.)
Propriétaire(s) Révolution-Empire
- Le Domaine National.
- Municipalité de Paris.
« Maison rue Saint-Honoré, n°449, louée à M. Geoffroy, mise en vente sur adjudication par la municipalité de Paris à l'audience ordinaire de l'Hôtel-de-ville de Paris le samedi 27 mai 1791, estimée à 21 500 livres. » (Bureau de la rue Saint-Magloire, Tableau des biens particuliers et journal des domaines nationaux qui sont à vendre, 21 mai 1791, p. 12. Gallica).
- Champion, Anne-Clément-Félix, avoué, en 1791.
« Maison, n°62. Or. Feuillants. Val. 27.000 fr, Val. loc. 1.500 fr. Loyer 1,600 fr., Emp. Louée au citoyen Geoffroy. Obs. Vendue le 28 mai 1791, moyennant 45.400 fr. au citoyen Champion, demeurant rue Saint-Antoine, n° 64. Add. Sup. 21 t. 1/2. N° 449 (J. V., t. I, p. 509). Champion (Anne-Clément-Félix), avoué au tribunal de cassation. » (Sommier, t. 1, art. 165, p. 44).
Il s'agit vraisemblablement d'Anne-Clément-Félix Champion de Villeneuve (Paris, 1758 - Boismoret (Loiret), 1844), commissaire du Roi en Avignon, éphémère ministre de l'Intérieur en 1792, fils de Claude-François Champion, locataire de l'Hôtel du Saint-Esprit. (Geneanet, Alain Garric) (Collectif, Biographies, t. 2, p. 115).
Propriétaires à partir de 1810
Vollet, (AN, F/31/7/179).
Vollet, boulanger, est cité au n°60 (Tuileries) en 1798.
Occupants
- Boulogne, Mme, n°449 (1790).
Mme Boulogne occupe un appartement de 3 pièces et une cuisine au troisième étage de cette maison. (Procès-verbal 1790, Id.)
- Dupuis, marchand clincaillier, n°446 (K 88) (K 91), n° 448 (K) (1790), n°449 (K) (1790), n°62 (Tuil.) (1793).
Dupuis successeur de Geoffroy est cité au n°446 (Royal) dans l'almanach Lesclapart de 1788 et dans l'almanach Jorry de 1791. Les n°446 (K) et 448 (K) s’appliquent à deux portes de la 4ème maison des Bâtiments neufs des Feuillants. Le n°449 (K) désigne une porte donnant simultanément accès à une maison sur rue au n°62 (Tuil.) et à une maison sur cour n°63 (Tuil.). La présence de Dupuis au n°449 – 62 est avérée dans le courant de 1790 (Il occupe la boutique du rez-de-chaussée et le premier étage dans lequel une large place est occupée par le magasin de la boutique d’après le Procès-verbal d’estimation de cette maison en novembre 1790) et fin 1793 (voir attestation ci-dessous). Il est désigné aussi comme le successeur de Geoffroy, noté au n°449 (K).
Les citoyens Romain Alexandre de Varenne, fruitier, n°51 ; Jean Jacques Caumont, Md tapissier, n°57 ; Antoine Bertier, perruquier, n°44 ; Frédéric Pierre Le Cordier, rentier, n°55 ; Jean Philippe Vollet, boulanger, n°66 ; Charles Benoit Monnot, faïencier, n°88 ; Jean Louis Dupuis, Md clinquaillier, n°62 ; Jean Pierre Donou, traiteur, n°53 ; Louis Corbeau, employé de la Compagnie des ..n°55, attestent qu’Elisabeth Augustine Françoise Joussineau de Tourdonnet, figurant sur la liste des émigrés bien que divorcée du Sr de Saint-Sauveur, demeure au n°58 (Tuileries) depuis le 2 mars 1792 (Certificat de résidence de la Commune de Paris, 14 septembre 1793 (Voir Dossier d’émigré, AN, F/7/5651/8, dossier 7, f°42).
- Geoffroy, Claude Louis Geoffroy, Md quincaillier, locataire avant 1791, n°447 (K 88), (K 91), n°449 (K) (1790).
Claude Louis Geoffroy, Md quincaillier, paroisse St Roch, oncle de Geneviève Victoire Geoffroy, épouse de Pierre Girardin, Md limonadier, décédée en janvier 1786 (AN, Tutelles, Y 5137B, f° 105-109). Il a pour successeur Jean Louis Dupuis.
- La Chapelle (de), prêtre, n°449 (1790).
L'abbé de La Chapelle occupe un appartement de 3 pièces et une cuisine au deuxième étage de cette maison. (Procès-verbal 1790, Id.)
- Vollet (Volett, Vollé), boulanger, n°62 (Tuil.), n°66 (Tuil.) (1793), n° 60 (1798), n°341 (Emp.) (1807).
Jean Philippe Vollet (Catillon-sur-Sambre (Nord), 18 avril 1753 - Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), 4 mai 1842) épouse le 27 juillet 1779 à Versailles Marie Henriette Fransergent (Tracy-le-Mont (Oise), ca 1754 - Paris, 25 avril 1806). Ils sont les parents de Marie Anastasie Vollet (1794-1873) et de Charles Philippe Vollet, qui lui-même contracte mariage avec Catherine Flore Herna le 5 août 1826 (Geneanet, Généalogie de Yves Guillemin d’Echon ; Archives de Me Chaulin, notaire, du 1er août au 3 septembre 1826, AN, ET/LXXIX-582, f°16). La diversité des adresses attribuées à Jean Philippe Vollet interdit de le localiser avec précision au cours de cette période. Cependant les numéros ci-dessus correspondent à des immeubles mitoyens, grand hôtel de Noailles et maisons neuves des Feuillants.
Les citoyens Romain Alexandre de Varenne, fruitier, n°51 ; Jean Jacques Caumont, Md tapissier, n°57 ; Antoine Bertier, perruquier, n°44 ; Frédéric Pierre Le Cordier, rentier, n°55 ; Jean Philippe Vollet, boulanger, n°66 ; Charles Benoit Monnot, faïencier, n°88 ; Jean Louis Dupuis, Md clinquaillier, n°62 ; Jean Pierre Donou, traiteur, n°53 ; Louis Corbeau, employé de la Compagnie des ..n°55, attestent qu’Elisabeth Augustine Françoise Joussineau de Tourdonnet, figurant sur la liste des émigrés bien que divorcée du Sr de Saint-Sauveur, demeure au n°58 (Tuileries) depuis le 2 mars 1792 (Certificat de résidence de la Commune de Paris, 14 septembre 1793 (Voir Dossier d’émigré, AN, F/7/5651/8, dossier 7, f°42).
Membre de la Chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers de Paris (Tableau des boulangers de Paris, 1807).
Le 5 août 1826, Jean Philippe Vollet, Md boulanger, demeurant n°339 rue St Honoré, donne à bail à son fils Charles Philippe Vollet, même demeure, cette maison pour 18 ans (Archives de Me Chaulin, notaire, du 1er août au 3 septembre 1826, AN, ET/LXXIX-582, f°26-29).
Résidents
Visiter les parcelles voisines
| Numéro pair vers l'Ouest | Parcelles en vis-à-vis côté Nord | Numéro pair vers l'Est |
| Parcelle contiguë vers l'Ouest | Cette parcelle côté Sud | Parcelle contigüe vers l'Est |
|---|---|---|
Notes et références
Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810) {{#set:ghd=http://geohistoricaldata.org}}
- ↑ Atlas de la censive du Roi, Cinquième plan de la rue Saint-Honoré (AN., Q1 1099-3, Atlas de la censive du Roi, fol. 023 v° pl. 5) Voir le plan.
- ↑ 4ème Quartier, Tuileries ; Ilots 12 (AN, F/31/73/37). Voir le plan parcellaire en ligne.
- ↑ Il s'agit de l'immeuble n°444 à 448 (Royal) dont la façade est très légèrement en retrait de l'immeuble précédent, au n°440-443 qui, lui, est appelé « avant-corps ».
- ↑ Il s'agit de la cession du fonds de commerce et non de celle du bail, le terme technique étant alors le "transfert"