Rue Saint-Honoré - Parcelle n°366 (Empire)

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n°366 (Empire et actuel) (D. Waquet, 2018)

Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°30 n°341 n°88 n°366 n°366
Rattachement Terrier de l'Archevêché Paroisse Saint-Roch Section Place-Vendôme 1er Arrondissement (ancien) [1] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

  • La parcelle n°30(Terrier) présente une configuration correspondant à la parcelle n°366 (Empire).
  • Présence de Longroy au n°88 (S. Place-Vendôme) et au n°366 (Empire).

Caractéristiques

Cet immeuble du début du XVIIIe construit sur les plan de Jules-Robert de Cotte a été transformé vers 1850 et surélevé d'un étage. Il conservé sur la parcelle aujourd'hui cadastrée BC 57 et inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) depuis le 21 juillet 1994 pour « sa façade et ses toitures ». Base Mérimée du Ministère de la Culture, notice PA 00085955. Voir la notice.

Propriétaire(s) avant 1789

de l'Epinay, M., propriétaire de la parcelle n°30 depuis 1760. (Terrier, t. II/1, p. 143).

Note : Il s'agit de la famille de Montcloux d'Epinay.

Propriétaire(s) Révolution-Empire

Non identifié.

Propriétaires à partir de 1810

Dubois, noté sur la notice individuelle de la parcelle au CARAN (AN, F/31/7/275).

Occupants

  • Buisson, tapissier, n°88 (Pl. Vendôme) (1798).
  • Dalençon, Constance-Lucie, épouse de Gilbert Georges-de-Montcloux, fermier général, n°341 (Royal), puis n°387 (Empire) (1807).

Constance-Lucie Dalençon (? - après 1807) (AN, Tutelles, Y 5151C, 24 mars 1787, f°682-691), épouse en 1757 de Gilbert Georges de Montcloux, mère d'Anne-Gilbert Georges de Montcloux et de trois autres enfants. En messidor an IX, elle vend le château, les terres et rentes foncières situées à Épinay-sur-Seine dont elle a hérité de son mari. (AN, MC/ET/XCIII/236, C. Pris, A. Chauleur, Documents du Minutier central des notaires de Paris concernant l'histoire économique et sociale (1800-1830), Paris, Archives Nationale, 1999, art. 7108). On ne sait pas où elle demeure entre l'exécution de son mari en 1794 et l'indication d'adresse au n°387 (Empire) dans l'Almanach du commerce de 1807, sous le nom de Vve de Montecloux.

  • Georges de Montcloux , père, Gilbert, fermier général, n°341 (Royal (1788, 1791).

Gilbert George de Montcloux d'Épinay (Montaigut en Combraille (Puy-de-Dôme), 1726 - Paris, 1794) [indiqué par erreur mort à 61 [67] ans en 1794, G.F. Liste ; Geneanet, Pierfit, L'arbre des anti-stars] époux de Constance-Lucie Dalençon, demeure au n°341 depuis au moins 1774 (Y. Durand, Les fermiers', p. 457) où il demeure avec son fils Anne-Gilbert de Montcloux et la famille de celui-ci.

Vraisemblablement membre de la Compagnie de charité de Saint-Roch.

Il a fait porter le 1er octobre 1789 à la Monnaie de Paris 160 marcs, 6 onces, 1 denier de vaisselle d'argent (Journal de Paris, 31 décembre 1789, Supplément).

Il perd sa charge par la loi du 20 mars 1791 supprimant les fermes générales. Arrêté en novembre 1793, il est transféré à l'hôtel des Fermes, r. de Grenelle et enfermé avec ses collègues pour y travailler à la mise à jour des comptes. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire il est exécuté le 19 floréal an II [8 mai 1794], avec 26 autres collègues dont Louis-Adrien Prévost d'Arlincourt. (Y. Durand, Les fermiers, p. 623 ; Victimes, 901, p. 51).

Condamné : « J. G. Moncloux, âgé de 68 ans, natif de Montaigu, département du Puy-de-Dôme, secrétaire de Capet, fermier général » (Journal de Paris, n°494, 20 floréal an II [9 mai 1794], p. 1996).

  • Georges de Montcloux d'Epinay , fils, Anne-Gilbert, n°341 (Royal (1788, 1791) (L) (P) (H).

Anne-Gilbert George de Montcloux, (1758-1825), fermier général adjoint, fils aîné de Gilbert Georges de Montcloux et de Constance-Lucie Dalençon, marié en 1783 à Marie Lourdet, dont quatre enfants. En 1788, loge avec ses parents au n° 341 (Royal). Il est électeur pour la section Place-Vendôme de l'assemblée départementale de Paris en 1790 et 1791. Il est alors âgé de 32 ans. (E. Charavay, Assemblée électorale…, vol. 1, p. 8). Il échappe à la condamnation du Tribunal révolutionnaire parce qu'il n'est que fermier général-adjoint. Devient inspecteur des douanes (Geneanet, Pierfit, Simone Gautier).

  • Hôtel Vauban, hôtel garni tenu par Longroy, n°88 (Pl. Vend. (1795, 1798), n°366 (Emp.).
  • Levasseur, horloger, n°88 (Pl. Vendôme) (1803) n°366 (Empire) (1806).
  • Longroy, charcutier et Hôtel garni, n°88 (Pl. Vendôme) (1798), gérant de l'hôtel Vauban (hôtel garni) en 1799-1803, n°366 (Empire) (1806).
  • Lourdet, Marie, épouse d'Anne-Gilbert Georges de Montcloux, n°341 (Royal).

Marie Lourdet (?-1808), mère de Caroline (1788-1826), Aglaé (1790-1864), Pauline (1795-1865), Hippolyte-Charles (1801-1865) Georges de Montcloux (Geneanet, Simone Gautier).

  • Pontarly, marchand de vins, n°88 (Pl. Vendôme) (1803).
  • Rodier, grand maître des Eaux et Forêts, n°341 (Royal) (1788, 1791) (L).

Résidents

  • Diot, Jean, curé de Ligny-sur-Cauche, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, petit hôtel de Vauban, 341 [Royal], rue Saint-Honoré (1790) (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).
  • Enjubault, Mathurin, notaire, administrateur du district du département, député de la Mayenne, membre de la Convention Nationale, il est cité n°88 [Butte], vraisemblablement à l'hôtel Vauban, résidant à cette même adresse pendant toute la législature puis comme membre du Conseil des Cinq-Cents (12-92, 4-93, 12-93, 12-94, 4-96, 12-98).
  • Querini, Alvise, Nobile (représentant) de la République de Venise près la République Française, rue Honoré, hôtel Vauban, vis-à-vis les Capucins (Alm. Nat. pour l’an IV, oct. 1795, p. 90).

Querini, élu nobile de Venise près la République française rejoint Paris en juillet 1795 (Armand Baschet, Les archives de Venise, Paris, Plon, 1870, p. 317). Il est aimablement reçu par l’Assemblée Nationale (Gérard Luciani, « La Révolution Française vue de Venise par un ami de Casanova », Italies, littérature, civilisation, société, n°11, 2007, p. 657-678, lire en ligne sur Open Edition).
En septembre de cette même année, il perd un jeune fils dont les obsèques sont célébrées à la Chapelle du ci-devant couvent de la Conception faisant alors fonction d’église pour la paroisse Saint-Roch :
« Le 17 fructidor an 3 [3 septembre 1795 v.s.] du consentement du Comité de Sûreté générale, le corps du défunt fils, âgé de deux ans, de Monsieur l'Ambassadeur de Venise demeurant rue Saint-Honoré vis-à-vis les Capucins a été reçu par le clergé. Les vêpres ont été chantées solennellement sur le corps qui a ensuite été déposé pendant la nuit à la sacristie. Le lendemain il a été reporté à l'église où on chanté une grand'messe avec toutes les cérémonies ordinaires pour l'inhumation. Après quoi il a été porté au cimetière, le Comité Général ayant refusé qu'il fût enterré dans l'église. Toutes les cérémonies ont été observées en présence des commissaires de la Section de la Place Vendôme » .(Archives historiques de l’Archevêché de Paris, Paroisse Saint-Roch, BMS, 8 décembre 1794-19 septembre 1796, p. 50). Voir en ligne.
Il se fait abuser par un compatriote en 1796 (Cheney, Pierre-Dominique, Les procès-verbaux du Directoire an V-an VIII. Inventaire des registres, Paris, 2000, t. V, p. 124) et quitte Paris le 20 mai 1797 sur injonction du Directoire une fois actée la chute de la république de Venise (A. Baschet, Id.).

Visiter les parcelles voisines

Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle Parcelle contigüe vers l'Est
n°368 (Empire)
n°366 (Empire)
n°364 (Empire)
Parcelles en vis-à-vis côté Sud
n°359 (Empire)
n°357-A (Empire)
n°357 (Empire)

Notes et références

  1. 3ème Quartier, Place-Vendôme ; Ilot 1 (AN, F/31/74/25). Voir le plan parcellaire en ligne.