Rue Saint-Honoré - Parcelle n°259 (Empire)

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Maison n°259 (G. Davioud, 1852, II/39, voir Biblio).Original Ville de Paris/BHVP]

Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°12 r. Saint-Nicaise n°541 n°145 n°259 n°159 [1]
Rattachement Terrier de l'Archevêché [2] Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois Section Tuileries 1er Arrondissement (ancien) [3] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

Caractéristiques, historique

Comme toutes les maisons anciennes situées rue Saint-Honoré entre la rue de l’Échelle et la rue de Rohan cette maison n°259 (Empire) et rue Saint-Nicaise n°8, sur une surface de 102 m² est expropriée puis démolie au plus tard en 1854 dans le cadre des opérations de percement du deuxième tronçon de la rue de Rivoli, décidée en 1848. Son propriétaire et les locataires du moment : Trocque, prop;, Chargnard, épicier, Landon, Vinaigre de Bailly, Geoffroy, bénéficient d'indemnités d'éviction fixées par un jury souverain [4]. Comme l'indiquent les plans d'expropriation, le projet d'urbanisme initial prévoyait la construction de nouveaux immeubles sur les trois anciens ilots reconfigurés [5].
Finalement ces parcelles font l'objet d'une opération immobilière unique et d'importance qui amène non seulement la disparition de toutes les maisons anciennes mais aussi celle de la rue Saint-Nicaise et de la rue Saint-Louis .
Sur ce vaste terrain s'élèvent dans la deuxième moitié du XIXe siècle plusieurs immeubles sur des parcelles nouvelles sans correspondance foncière avec le parcellaire ancien.
Aujourd'hui, les immeubles de ce nouvel ilot sont situés respectivement sur les parcelles cadastrées AX 75 (n°159 actuel), AX 76 (n°161 actuel), AX 79 (n°163 actuel), AX 80 (n°165 actuel), AX 82 (n°167 actuel).

Propriétaire(s) avant 1789

  • Hospice des Quinze-Vingts depuis saint Louis jusqu'au 30 décembre 1779. La maison située sur cette parcelle ne semble pas consernée par les démolitions et reconstructions de 1780-81.

« Maison et trois boutiques faisant le coin de la rue Saint-Nicaise appartenant aux Quinze-Vingts, à l'enseigne de LA REINE DE FRANCE. » (AN, Q1 1099-3 f°42 r°, Atlas de la censive du Roi (ca 1700), Pl.3)

Note : Cette maison est construite sur une portion de l'ancien enclos des Quinze-Vingts entièrement acheté par Seguin et Cie le 30 décembre 1779. Il semble que la Société des Quinze-Vingts soit une société écran de Seguin et Cie.

  • Darroyat, Pierre-Henry, tailleur privilégié du roi et son épouse Françoise-Alexandrine Lenoir, achètent le 23 février 1780 à la société des Quinze-Vingts la parcelle n°12 (terrier Archevêché), rue Saint-Nicaise, à l'angle avec la rue Saint-Honoré, 24 toises. L'achat est effectué en leur nom par Alexandre Lenoir, marchand bonnetier et son épouse née Catherine-Louise Adam, (Terrier, t. II/2, p. 270).

Pierre-Henry Darroyat, ancien maître tailleur, contrôleur des bois carrés, est décédé le 28 décembre 1782, rue des Mauvaises Paroles (AN, Y 14, Relevé des registres d'apposition des scellés par les commissaires au Châtelet, t. COMB-DORF, f°113, Voir le registre).
Note : Le tableau de renvoi de la planche XV bis de l'Atlas des censives indique comme propriétaire de cette parcelle « Henry ». Il s'agit en effet de Pierre-Henry Darroyat.

Propriétaire(s) Révolution-Empire

Non identifié.

Propriétaires à partir de 1810

Non identifié en 1810. Trocque, propriétaire en 1854, exproprié (voir ci-dessus)

Occupants

  • Adam, Louise-Catherine, épouse d'Alexandre Lenoir.

L.-C. Adam est alliée de la famille Lubin dont certains membres résident rue Saint-Honoré. (AN, Tutelles, Y 5173 B, 28 octobre 1788, f°58).

  • Bully, marchand de fleurs artificielles, s. n° (Lesclapart, 1786), n°541 (Royal) (Gournay, 1789), marchand parfumeur (1793), n°259 (Empire) (1805).

Bully, présente sa lotion contre les poux et les lentes, au coin de la r. S. Nicaise (Supplément n°66, au Journal de Paris, n° 359, 5 nivôse an II [25 décembre 1793], p. 3).
En 1809, Il dépose un brevet d'invention d'un vinaigre antiméphytique, « destiné à neutraliser la mauvaise odeur des vases de nuit, garde-robes, lieux dits à l'anglaise, et tous [sic] ce qui est susceptible d'impression méphytique. » (INPI, Base des brevets du 19e, dossier 1BA621, consultable en ligne).

  • Gandat, employé aux Fermes, n°541 (Royal) (1790).

Citoyen actif n°615 de la section des Tuileries, (Anonyme, Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, octobre 1790).

  • Lejeune, tailleur, n°145 (Tuileries) (1798).
  • Lenoir, Alexandre, bonnetier, n°541 (Royal) (1791), n°145 (Tuileries) (1803).

Alexandre Lenoir (La-Neuville-sur-Oudeuil (Oise), 1723 – Paris, 1802), époux en secondes noces vers 1763 de Louise Catherine Adam (? - 1790). Ils ont 8 enfants dont Alexandre Marin Lenoir (Paris, 1762 - Paris, 1839), archéologue et médiéviste, créateur du Musée des Monuments français (Larousse, 1931, t. 4, p. 401) (Geneanet, Genrennes).
Citoyen actif" n°370 de la section des Tuileries (Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, octobre 1790).
M. Lenoir, assure l'entremise dans une annonce pour « une Delle de 24 ans, sachant bien faire la cuisine, raccommoder le linge, au fait du ménage & ayant de bons répondants qui désirerait être placée chez une personne honnête. » (Affiches, 14 février 1793, p. 640).
« Fabrique de bas de soie et autres, LENOIR, au coin de la rue Saint-Honoré, n°145, et de la rue Saint-Nicaise, n°497, A LA PERLE, presque en face de la rue de Richelieu. » (BHVP, Ephémères, Fact., 17 frimaire an XII [9 décembre 1803]).

  • Riquet, bonnetier, au coin de la rue Saint-Nicaise du côté des Quinze-Vingts (1762).

« Riquet, Marchand Bonnetier, À LA REINE DE FRANCE, rue Saint-Honoré, au coin de la rue Saint-Nicaise du côté des Quinze-Vingts. » (BHVP, Ephémères, Fact., 21 septembre 1762).
Associé de Le Goupil, négociant, ils se déclarent en faillite en novembre 1788 et les scellés sont apposés sur leurs maisons de commerce, rue de Béthisy, rue Boucher, rue Saint-Honoré, s. n° (Journal de Paris, novembre 1788, p. 1353).

Résidents

Bibliographie

Visiter les parcelles voisines

Numéro pair vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Numéro pair vers l'Est
n°230 (Empire) rue du Rempart
n°228 (Empire)
n°226 (Empire)
Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle côté Sud Parcelle contigüe vers l'Est
n°261 (Empire) rue Saint-Nicaise
n°259 (Empire)
n°257 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)
  1. Il n'y a pas de correspondance exacte entre ce numéro actuel et les numéros des époques précédentes du fait du remodelage complet au XIXe siècle des parcelles et des ilots de la rue Saint-Honoré entre la rue de Rohan et la rue de l'Echelle Voir le parcellaire actuel de cette zone, extrait du site officiel https://www.cadastre.gouv.fr.
  2. A. Brette, Atlas des plans de la censive de l'Archevêché dans Paris, Paris, Imprimerie Nationale, 1906, Feuille n°15 bis Voir le plan.
  3. 4ème Quartier, Tuileries ; Ilot 18 (AN, F/31/73/40). Voir le plan parcellaire en ligne.
  4. AN, F/21/1707, Préfecture de la Seine, Ville de Paris, Registre des décisions du deuxième jury d'expropriation pour le prolongement de la rue de Rivoli (Arcades), 18 mars 1854 (3ème catégorie, 1ère feuille).
  5. Voir le plan des destructions et des créations des nouveaux ilots (1853).