Rue Saint-Honoré - Parcelle n°261 (Empire)

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Maisons n°261-265 (G. Davioud, 1852, II-40, voir Biblio).Original Ville de Paris/BHVP]

Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°327 n°537 (?) 538-540 n°142-144 n°261 n°161-159 [1]
Rattachement Terrier de la censive du Roi [2] Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois Section Tuileries 1er Arrondissement (ancien) [3] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

  • Gobillard est présent de 1788, au n°537 (Royal) à 1798, au n°142 (Tuileries)
  • Guillemin est présent de 1791, n°536 (Royal) à 1798, au n°142 (Tuileries) à 1805, au n°261 (Empire).

Caractéristiques, historique

Prospectus (BHVP, Ephémères, adjudications)
  • « Maison sise à Paris, au coin de la rue Saint-Nicaise, ayant trois boutiques occupées, celle du coin par le cit. Guillemin, marchand mercier-drapier et les deux autres sur la rue Saint-Honoré par un mercier et un marchand chandelier en gros...

Cette maison composée de deux corps de logis se joignant, savoir, le premier corps de logis en deux boutiques, cinq étages et un grenier au-dessus, caves sous lesdits lieux, cour puits commun et le second corps de logis en une boutique, six étages et grenier au-dessus, caves sous lesdits lieux. » (Prospectus, 14 frimaire an IV, BHVP, Ephémères, adjudications, 4-TOP-2679)

  • Comme toutes les maisons anciennes situées rue Saint-Honoré entre la rue de l’Échelle et la rue de Rohan cette maison n°261 (Empire) et rue Saint-Nicaise n°7, sur une surface de 150 m² est expropriée puis démolie au plus tard en 1854 dans le cadre des opérations de percement du deuxième tronçon de la rue de Rivoli, décidée en 1848. Son propriétaire et les locataires du moment : Mertian, prop., Graffouillière, Md de parapluies, Auprêtre, fourreur, bénéficient d'indemnités d'éviction fixées par un jury souverain [4]. Comme l'indiquent les plans d'expropriation, le projet d'urbanisme initial prévoyait la construction de nouveaux immeubles sur les trois anciens ilots reconfigurés [5].
  • Finalement ces parcelles font l'objet d'une opération immobilière unique et d'importance qui amène non seulement la disparition de toutes les maisons anciennes mais aussi celle de la rue Saint-Nicaise et de la rue Saint-Louis. Sur ce vaste terrain s'élèvent dans la deuxième moitié du XIXe siècle plusieurs immeubles sur des parcelles nouvelles sans correspondance foncière avec le parcellaire ancien.
  • Aujourd'hui, les immeubles de ce nouvel ilot sont situés respectivement sur les parcelles cadastrées AX 75 (n°159 actuel), AX 76 (n°161 actuel), AX 79 (n°163 actuel), AX 80 (n°165 actuel), AX 82 (n°167 actuel).

Propriétaire(s) avant 1789

  • Deshayettes, procureur au Châtelet, propriétaire de la parcelle n°327, terrier de la censive du Roi.

« 327 Maison et trois boutiques faisant le coin de la rue Saint-Nicaise appartenant au Sr Deshayettes. » (AN, Q1 1099-3 f°42 r°, Atlas de la censive du Roi (ca 1700), Pl.4)

Propriétaire(s) Révolution-Empire

  • Maison rue Saint-Honoré au coin de la rue Saint-Nicaise, louée 6 700 francs, à vendre sur licitation le mercredi 14 frimaire an IV sur l'enchère de 60 000 fracs outre les charges à l'audience des criées du département de la Seine (Prospectus, BHVP, Ephémères, Id.)

Propriétaires à partir de 1810

Non identifié.

Occupants

  • Dulong, chapelier, n°539 (Royal) (1791).

Dulon, marchand chapelier, n°531 [Royal], ("citoyen actif" n°589 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).
Dulong déménage en 1793 quelques maisons plus loin à l'angle de la rue de Rohan au n° 545 (Royal).

  • Gobillard, marchand chandelier, s.n°.(Tablettes, 1786), n°537 (Royal) (1788, 1791), n°142 (Tuileries) (1798).

Gobilliard, chandelier, n°142 [Tuileries], ("citoyen actif" n°745 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).

  • Godefroy, logeur, s. n°, [n°539 (Royal), n°143 (Tuil.)] (1793) (Tuetey, Répertoire, t. 9, p. 2).
  • Guillemin, marchand de mousselines, n°536 (Royal) (1791), marchand de toile, n°142 (Tuileries) (1798, an IV), n°261 (Empire) (1805).

Époux de Anne-Madeleine-Joséphine Papillon, gendre de Pierre-Louis Papillon, Md mercier, décédé le 3 prairial an II [22 mai 1794], même adresse (AM Paris, DQ 7/1698, Registre des successions, f°9, v°).
Intermédiaire pour le placement d'un jeune homme anciennement occupé chez des procureurs, « r. S. Honoré, au coin de la r. S. Nicaise. » s. n° (1794) (Affiches, 30 nivôse an II, [20 janvier 1794], p. 5779).

  • Guillier, Mme, mercier, n°142 (Tuileries) (1798), n°261 (Empire) (1805).
  • Macé, mercier, n°540 (Royal) (1788, 1791).

Macé, marchand mercier, Rue Saint-Honoré, S. Tuileries, s. n°, ("citoyen actif" n°167 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).

  • Papillon, Anne-Madeleine, épouse de Guillemin.
  • Papillon, Pierre-Louis, marchand mercier n°142 (Tuileries) (1794).

Pierre-Louis Papillon, veuf de Madeleine Victoire Douceur, décédée en 1786 rue St Honoré, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, décède lui-même le 3 prairial an II [22 mai 1794] au domicile de son gendre et de sa fille Anne-Madeleine (AM Paris, DQ 7/1698, Registre des successions, f°9, v°). Il est également le père de Pierre-Louis-Germain Papillon, mineur émancipé en 1787 (AN, Y 5156B, Registre ds tutelles du 16 au 31 août 1787, f°382/777. Lire en ligne.

  • Schentz, cordonnier, n°143 (Tuileries) (1798).

Acquiert le 29 prairial an IV [16 juin 1796] une maison n°10 r. de la Coutellerie (section des Arcis), confisquée à la Sorbonne (Sommier des Biens nationaux, art. 2824, t. 2, p. 280).

  • Seguin, charcutier, n°538 (Royal (1788, 1791).

Séguin, charcutier, s. n°[K], ("citoyen actif" n°372 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790), adjudant de la Garde Nationale, aux Feuillants (Almanach National, an III).

Résidents

  • Andrei, Antoine-François, commissaire civil en Corse, député de la Corse, membre de la Convention Nationale, initialement hôtel des patriotes hollandais, n°29 rue des Moulins (12-92, 4-93), puis n°143 [Tuileries] rue Saint-Honoré (12-93, 12-94). Membre du Conseil des Cinq-Cents, n°75 rue du Chantre (4-96).

Bibliographie

Visiter les parcelles voisines

Numéro pair vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Numéro pair vers l'Est
n°232 (Empire)
n°230 (Empire)
rue du Rempart n°228 (Empire)
Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle côté Sud Parcelle contigüe vers l'Est
n°263 (Empire)
n°261 (Empire)
rue Saint-Nicaise n°259 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)
  1. Il n'y a pas de correspondance exacte entre les numéros actuels et les numéros des époques précédentes du fait du remodelage complet au XIXe siècle des parcelles et des ilots de la rue Saint-Honoré entre la rue de Rohan et la rue de l’Échelle Voir le parcellaire actuel de cette zone, extrait du site officiel https://www.cadastre.gouv.fr.
  2. Atlas de la censive du Roi, Quatrième plan de la rue Saint-Honoré (AN., Q1 1099-3, Atlas de la censive du Roi, fol. 17 v°, pl. 4) Voir le plan.
  3. 4ème Quartier, Tuileries ; Ilot 17 (AN, F/31/73/39). Voir le plan parcellaire en ligne.
  4. AN, F/21/1707, Préfecture de la Seine, Ville de Paris, Registre des décisions du deuxième jury d'expropriation pour le prolongement de la rue de Rivoli (Arcades), 18 mars 1854 (3ème catégorie, 1ère feuille).
  5. Voir le plan des destructions et des créations des nouveaux ilots (1853).