Rue Saint-Honoré - Parcelle n°283 (Empire)

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Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°314-315 n°510-513 n°118-121 n°283 n°173
Rattachement Terrier de la censive du Roi [1] Paroisse Saint-Roch Section Tuileries 1er Arrondissement (ancien) [2] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

Caractéristiques

Maison composée de plusieurs corps de logis, vraisemblablement reconstruite dans le courant du XVIIIe siècle.
Sur la rue corps de logis composé d'un rez-de-chaussée avec deux boutiques et arrière-boutiques séparées par une porte cochère à double vantail ouvrant sur un passage cocher coudé. Elle est élevée de trois étages carrés portant cinq croisées de face sur la rue et d'un étage de comble.
Sur la cour en aile et en retour en fond de cour un vaste corps de logis.

Propriétaire(s) avant 1789

  • Villiers Bérault (de), Antoine-Jacques, capitaine au régiment des Gardes françaises du Roi (ca 1700).

« 314 Maison et boutique appartenant au Sr de Villiers, à l'enseigne AU COQ
Messire Antoine-Jacques de Villiers Bérault, chevalier, capitaine au régiment des Gardes françaises du roi et dame Marie Anne Planson son épouse ont passé déclaration ...le 1er mai 1701
315 Maison et boutique appartenant audit sieur de Villiers...» (AN, Q1 1099-3, Atlas de la censive du Roi (ca 1700), f°40 r° et Pl.4).

Propriétaire(s) Révolution-Empire

Non identifié.

Propriétaires à partir de 1810

  • Biennais, (AN, F/31/7/160).

Occupants

Occupants 1780-1792 Occupants 1793-1801 Occupants 1802-1812
Anciaux, Aubin, Biennais, Brodesolle, Cabal, Canonge, Desmallaux, Duperey, Geaudy, Grison, Guyot, Lauréat, Maureau-Bussy, Menuret de Chambaud, Mercier, Montvallier, Moreau, Petit d'Harcourt, Rioult, Robinet, Tonnelot, Vaudy Biennais, Duperey, Guyot, Joubert, Lenormand, Martin, Petit d'Harcourt, Rioult, Strubing, Tailleur Biennais, Muraine
  • Anonyme, portier, n°121 (Tuileries) (1794).

« On demande un officieux, d'un certain âge qui sache un peu la cuisine pour accompagner quelquefois à la campagne un cit. de 70 ans. S'adr. au portier n° 121, près la r. de l'Échelle. » (Affiches, 28 vendémiaire an III [19 octobre 1794], p. 409).

  • Anciaux, tabletier-luthier, n°510 (Royal) (1788).

Claude-Louis Anciaux, tabletier-luthier, rue St Honoré, décédé en mai 1787 (Journal de Paris, n°128, 8 mai 1787, p. 556).

  • Aubin, mercier, n°510 (Royal) (1791).
  • Biennais, (ici Beunais), Martin-Guillaume, tabletier, n°510 (Royal) (1791), n°118 (Tuileries) (1798), n°283 (Empire) (1806).
Biennais, en-tête ca 1800 (Coll. part.)

Martin Guillaume Biennais (La Cochère (Orne), 1764- Paris, 1843), époux de Rosalie Maheu, nièce de Nicolas Prévoteau. R. Maheu décède en avril 1789, en mettant au monde Adrienne-Rosalie Biennais. (AN, Tutelles, Y 5180B, f°462-465). L'inventaire après décès a été effectué par Me Moreau, notaire et voisin. (AN, Inventaires, Y 5322, 27 août 1789, f°136). M. Biennais se remarie en septembre 1789 avec Anne-Marie Gaudin (Geneanet, Yves Lorrain).
Bienais, maître tabletier, n°509, (enregistré n°399, Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).
Un rapport de police signale qu'un tabletier « au coin de la r. de l'Échelle, à l'enseigne du Singe Vert, vend des petites boites renfermant des cheveux de Capet. » (Tuetey, Répertoire, t. 9, p. 432).

Carte Biennais (ca 1807). BHVP Ephémères

« AU SINGE VIOLET n°119, S. des Tuileries, BIENNAIS, Ma Tabletier éventailliste, fait et vend toutes sortes de tabatières d'Écaille, à gorge d'or et galonnée d'or, Tric-Trac […] » (Fact. signée, 22 frimaire an XI, coll. part.). Il devient l'un des fournisseurs attitrés de Bonaparte puis de l'Empereur (J.-M. Pinçon, O. Gaube du Gers, Odiot l'orfèvre, trois siècles d'art et de créations, Paris, Sous le vent, 1990, p. 76). « ORFÈVRE DE S.M. L'EMPEREUR ET ROI, BIENNAIS TIENT FABRIQUE D'ORFÈVRERIE ET DE BIJOUTERIE, […] N° 283 AU SINGE VIOLET », (Carte commerciale, s.d., BHVP).
Biennais, orfèvre, l'un des 550 les plus imposés de Paris (Allard, Almanach, 1808, p. 305). « Rue Saint-Honoré, n° 283, Chles CAHIER, Orfèvre du Roi, […] succ. de Mr Biennais, ci-devant AU SINGE VIOLET », (Fact., 1826, BHVP).

  • Brétigny, Marguerite, cuisinière de Mme Lemoine de Crécy, chez Me Moreau, n°518 (510 ?) (K) (1794).

Marguerite Brétigny est l'épouse de Jean-Baptiste Porteboeuf soupçonné d'avoir regretté qu'Admiral ou Admirat, auteur de la tentative d'assassinat contre Collot d'Herbois, député à la Convention Nationale, ait été arrêté le 3 prairial an II [22 mai 1794]. Il est dénoncé par une voisine, Cécile Geoffroy (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620).

  • Brodesolle, Filateur de coton, fabricant de toiles et basin, près la rue de l'Échelle, n°510 (Royal) (1790, 1791).

Brodessole, filateur de coton, fabricant de toiles et basin, n°510 rue Saint-Honoré, près la rue de l'Échelle, sollicite l'administration des finances de Paris les 11 mars 1790 et 8 septembre 1791 pour qu'elle lui fournisse du petit numéraire contre des assignats afin de pouvoir payer les salaires de ses 25 ouvriers (AN, F/30/115).

  • Brodesolle, Vincent, commis au Comité des Ponts et Chaussées de la Convention Nationale, maison de Me Moreau, n°518 (510 ?) (K) (1794).

Époux de Cécile Geoffroy, accusatrice de Porteboeuf, domestique de Mme Lemoine de Crécy, occupante de la maison de Me Moreau et témoin le 5 prairial an II [24 mai 1794] devant le tribunal révolutionnaire (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620 ; AM Paris, Collection Mayet. Consulter).

  • Cabal-Castel, Jean-François, notaire , près r. de l'Échelle (Al. National, 1793, p. 297), n°510 (Royal) (Affiches, 4 février 1793, p. 495), n°118 (Tuileries) (Affiches, 19 mai 1793, p. 2138).

J.-F. Cabal-Castel (Paris, 1759 – Paris, 1828), époux d'Anne Vanlierde, succ. de Me Moreau à l'étude LXII du 23 août 1791 au 13 février 1811. (AN, Notice des producteurs, FRAN_NP_012451 ; Geneanet, Familles parisiennes).
On note que Jean-François-Joseph Cabal, bourgeois de Paris, demeurant alors rue de Grenelle-Saint-Honoré, signe un acte d'avis de substitution d'héritage du 8 mai 1788 où signent également les frères Moreau. (AN, Registre des Tutelles 1er-15 juin 1788, Y 5167A, f° 409-413. Consulter).
J.-F. Cabal-Castel achète vers 1803 le château de Passy qu'il tente rapidement de revendre sans succès (Paul Marmottan, « Le château de Passy entre 1794 et 1826 », Bulletin historique d'Auteuil et de Passy, t. 8, n°1, mars 1913, p. 26-35. Gallica)[3]. Il quitte la rue Saint-Honoré pour le 10 rue Gaillon (La Tynna, 1809).

  • Canonge, Sr., n°510 (Royal) (1787, Lesclapart).
  • Desnallaux, M., n°513 (Royal) (1791).
  • Deperey (Duperey), procureur au Châtelet, n°510 (Royal) (1788, Prévost, 1790, 1791), dePerey, ancien avoué n°118 (Tuileries) (an IV).

Deperray, procureur au Châtelet, n°510 [Royal], (enregistré n°65, Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790). « De Perey, procureur au Châtelet succ. de Hincelin (en 1761) près r. de l'Échelle. » (Al. Royal, 1790, p. 403), avoué, n° 510 (Al. National, 1793, p. 236 ; an II, p. 438), « ci-devant avoué près les tribunaux, n° 510, près de la rue de l'Échelle. » (Al. National, an III, p. 468, an IV, p. 414).

  • Faucou, Anne-Marguerite, portier de Me Moreau, n°518 (510 ?) (K) (1794).

A. Faucou, alors âgée de 47 ans, et son époux, A.-C. Gautier, sont témoins devant le tribunal révolutionnaire des soit-disant propos qu'aurait tenu, J. Porteboeuf, domestique de Mme Lemoine de Crécy, suite à la tentative d'assassinat de Collot d'Herbois, député à la Convention Nationale, par Admiral. Cécile Geoffroy, occupante de la maison aurait également été témoin de ces propos (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620).

  • Gaudin, Anne-Marie, deuxième épouse de Martin Biennais, n°520 (Royal) (1789).

Anne-Marie Gaudin (? - Paris 1860), épouse Martin Guillaume Biennais, tabletier en septembre 1789 (Geneanet, Yves Lorrain). Ils ont plusieurs enfants dont Adélaïde Adrienne, Amélie Victorine (AD 75, Etat-civil reconstitué, V6 E4).

  • Gautier, Abraham-Charles, portier de Me Moreau, n°518 (510 ?) (K) (1794).

A.-C. Gautier alors âgé de 46 ans, et son épouse A. Faucou, sont témoins devant le tribunal révolutionnaire des soit-disant propos qu'aurait tenu J. Porteboeuf, domestique de Mme Lemoine de Crécy, suite à la tentative d'assassinat de Collot d'Herbois, député à la Convention Nationale, par Admiral. Cécile Geoffroy, occupante de la maison, aurait également été témoin de ces propos (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620).

  • Geaudy, banquier, n°510 (Royal) (1791).
  • Geoffroy, Cécile, maison de Me Moreau, ancien notaire, n°518 (510 ?) (K) (1794).

Cécile Geoffroy, alors âgée de 28 ans, épouse de Vincent Brodesolle, commis à la Convention Nationale, déclare le 5 prairial an II [24 mai 1794] devant le tribunal révolutionnaire qu'elle a entendu Porteboeuf, domestique de Mme Lemoine de Crécy regretter qu'Admiral, auteur de la tentative d'assassinat sur le conventionnel Collot d'Herbois, ait été arrêté (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620). Elle est la mère de Cécile Brodesolle, née en 1787 et qui épouse Philippe Corsin en 1807 (AM Paris, Collection Mayet. Consulter).

  • Grison, mercier, n°511 (Royal) (Tablettes, 1789, 1791).

« Grison, rue St Honoré, près celle de l'Échelle, les toiles peintes. » (Tablettes, 1789, rub. Toileries).
Grison en compagnie de Béraud, Capeaumont, rue Saint-Honoré, paroisse St Roch, Courcelle, Pierre-Augustin Lahogue, parent de Lahogue, Regnault, proches voisins, intervient à la notoriété après décès de leur ami Thomas Marigny, vinaigrier, r. Neuve-Saint-Augustin et signent l'acte du 3 avril 1789 (AN, Tutelles, Y 5177A, f°151-152).

  • Guyot, avocat, n°513 (K) (1790), citoyen, n°121 (1794), auteur n°121 (Tuil.) (1797, Delalain).

Guyot, avocat, n°513 [K], ("citoyen actif" n°660 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).
Guyot, n°121, rue Honoré, est consulté en octobre 1794 par le Comité de Salut Public pour donner son avis sur un mémoire d’impressions [relevé de factures] proposé par Vatar, directeur de l’imprimerie établie près le Comité. Le Comité décide de verser 100 000 livres en acompte sur ce mémoire (Séance du 18 vendémiaire an III [9 octobre 1794], RACSP, t. 17, p. 318 ; Gallica).

  • Joubert, Arnaud, magistrat, n°118 (Tuileries) (an VIII), puis déménage dans la maison voisine n°285 (Empire) (1806-1807).

Arnaud Joubert (Montignac (Dordogne), 1768 – Paris, 1854), est le frère cadet de Joseph Joubert (1754-1824), essayiste, épistolier, ami de Chateaubriand, époux en 1793 d'Adélaïde-Victoire Moreau de Bussy (Paul de Raynal, Les correspondants de J. Joubert, 1785-1822, Paris, Calmann-Lévy, 1885, p. 10), elle-même sœur de Jacques Moreau de Bussy et de Pierre-Gatien Moreau qui sont cités dans cette maison.
Arnaud Joubert épouse Louise Moreau des Joliveaux le 21 nivôse an VI [15 janvier 1798] (AD75 V10E9, Table des mariages et des divorces, Vol. 1793-1802, f° 178. Voir en ligne. Ils ont trois enfants dont Adèle (décédée en 1830) épouse de P. de Raynal (J. Durieux, « communication », Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, 1934, p. 376 ; Gallica).
Arnaud Joubert vient étudier le Droit à Paris en 1786 (Bibliothèque Nationale, Joseph Joubert, 1754-1824, Exposition pour le 200ème anniversaire de sa naissance, Catalogue, Paris, 1954, p. 6 ; Gallica) et parcourt une longue carrière dans la magistrature : « Substitut du Tribunal de première instance au 118, près r. de l'Échelle », n°118 (Tuil.) (Al. Impérial, an XIII, p. 646), procureur impérial au Tribunal de première instance, n°285 (Empire) (La Tynna 1806 p. 454 ; Al. Imp., 1806, p. 665 ; Al. Imp., 1809, p. 716), où il est l'un des collègues de Jaubert, fils, enfin conseiller à la Cour de Cassation.
Il est vraisemblablement sous le nom de son épouse et le sien, Moreau-Joubert, le propriétaire en 1810 de la parcelle voisine n°285 (Empire) où il est indiqué demeurer à partir de 1805.

  • Joubert, Élie, docteur en médecine, chirurgien en chef dans les hôpitaux, n°118 [Tuil.] (1804).

Cité dans l’Annuaire de l’Athénée des Arts (1805, p. 72), né en 1762 à Montignac, il est le frère d’Arnaud et de Joseph Joubert, parmi 13 enfants. Il devient chirurgien des armées et participe à de nombreuses campagnes de Napoléon (André Beaunier, « L’enfance et la jeunesse de Joubert », Revue des Deux-Mondes, mai 1913, p. 342-381) Lire sur Gallica.

  • Lauréat, mercier, n°513 (Royal) (1791).
  • Lemoine de Crécy, Mme, née Anne-Madeleine-Louise Parmentier de la Motte, dans la maison de Me Moreau, ancien notaire n°518 (510 ?) (1794).

A.-M. Parmentier (née en 1742) épouse le 15 juillet 1760 à Clermont-en-Beauvaisis (devenu C.-sur-Oise) Alexandre Lemoine de Crécy né vers 1735, ce couple sans enfants. A. Lemoine de Crécy, premier valet de chambre de Louis XVI puis administrateur général des Domaines du Roi (Alm. Royal, 1787, p. 603) est Garde Général du Garde-Meuble, rue Saint-Florentin, où il demeure jusqu'à son emprisonnement à la prison du Luxembourg. Mme Lemoine de Crécy selon ses propres déclarations devant le tribunal révolutionnaire, quitte le Garde-Meuble début avril 1794 et s'installe dans la maison de Me Moreau avec son couple de domestiques, Jean-Baptiste Porteboeuf et son épouse Marguerite Brétigny, cuisinière. Les propos malencontreux, ou supposé tels, de ces derniers sur la tentative d'assassinat de Collot d'Herbois par Admiral, amènent le tribunal révolutionnaire à faire témoigner Mme Lemoine le 5 prairial an II [24 mai 1794]. Il est indéniable qu'ils ont tous trois été dénoncés par l'un ou l'autre des soit-disant témoins des propos de J.-B. Porteboeuf, à savoir, Cécile Brodesolle, et le couple Gautier, portier de Me Moreau (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620). Alexandre de Crécy, pour sa part, est jugé, condamné et exécuté le 19 messidor an II [7 juillet 1794] (Journal des Guillotinés, n°8, messidor an II, art. 1967, p. 21).

  • Lenormand, cit., n°513 (Royal) (1793).

Intermédiaire pour une citoyenne de 36 ans qui cherche une place pour gérer un ménage. Au n° 513, la seconde grande porte après la r. de l'Échelle. (Affiches, 6 nivôse an II [26 décembre 1793], p. 5449).

  • Martin, Alexis, prêtre, instituteur, n°513 (Royal) (1793).

« Alexis Martin, âgé de 29 ans, natif de Sanspuis (Oise), demeurant r. St. Honoré, 513, arrêté le 1er avril 1793, interrogé le même jour par le Tribunal Révolutionnaire, mis en liberté le 22 mai 1793. » (AN, W 271, Dos 32, cité par Delarc, L'Église, t. 3, p. 28).

  • Menuret de Chambaud, médecin, n°510 (Royal) (1789).

Cité (Journal de Paris, 2 janvier 1789, p. 7), n°510 (K 91).
Vraisemblablement membre de la Compagnie de charité de Saint-Roch en 1790. Ménuret , médecin, n°510 [K], ("citoyen actif" n°68 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).

  • Montvallier, M., n°513 (Royal) (1788, 1791).
  • Moreau, Pierre-Gatien, notaire, n°510 (Royal) (1788), s. n° (1790), n°510 (1791).

Pierre-Gatien Moreau-Descombes (Villeneuve-sur-Yonne, 1750 - ?) (Geneanet, Etienne Meunier), acquiert l'étude LXII en avril 1782 et la cède en août 1791 à Cabal-Castel. (AN, Référentiel producteurs, FRAN_NP_011218). Il est noté demeurant avec son frère Jacques Moreau de Bussy, rue de Grenelle-Saint-Honoré sur un acte d'avis de substitution d'héritage du 8 mai 1788 où signe également Jean-François-Joseph Cabal, bourgeois de Paris. (AN, Registre des Tutelles 1er-15 juin 1788, Y 5167A, f° 409-413. Consulter). Moreau notaire est cité n°61 (Royal) rue de Grenelle-Saint-Honoré par Prévos-Wattin (1788).
Il est électeur de Paris présent à l'Hôtel de Ville de Paris le 14 juillet 1789. (P. Robiquet, Municipalité, p. 54).
Moreau, notaire, s. n°[K], ("citoyen actif" n°222 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).
Le 7 juillet 1791 « M. Moreau, notaire, rue Saint-Honoré, n°510, près la rue de l'Échelle, procède à l'adjudication définitive d'une maison rue du Harlay. » (Tableau des biens à vendre, 2 juillet 1791, p. 4).
Note : Me Moreau, ancien notaire, est cité au n°518 (Royal) dans plusieurs procès-verbaux du Tribunal révolutionnaire au sujet de propos anti-patriotiques supposément tenus en juillet 1794 par Mme Lemoine de Crécy, une éphémère voisine (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620). Soit Moreau, une fois retraité, a laissé son appartement du 510 à son successeur Cabal-Castel et s'est installé trois maisons plus loin, soit plus vraisemblablement compte-tenu du contexte de cette affaire dans laquelle est impliquée Cécile Brodesolle, il y aurait une confusion de numéros dans les PV, la maison n°510 (Kreenfeldt-Royal) portant aussi le n°118 de la section des Tuileries.

  • Moreau de Bussy (noté Maureau-Bussy), Jacques, procureur au Parlement de Paris, particulier, n°510 (Royal) (1791).

Comme Pierre-Gatien Moreau, il est noté demeurant avec ce dernier, r. de Grenelle Saint-Honoré sur l'acte du 8 mai 1788 (Id.). L'indication de l'almanach de 1791 peut laisser penser qu'ils ont quitté la r. de Grenelle peu de temps avant que l'étude soit cédée à Cabal-Castel.
Jacques Moreau de Bussy est le frère d'Adélaïde-Victoire Moreau de Bussy, tous deux enfants de Jacques Moreau de Bussy, premier échevin de Villeneuve-le-Roi (Villeneuve-sur-Yonne, Côte d'Or). Elle est l'épouse de Joseph Joubert, philosophe, épistolier, ami de Chateaubriand, de Fontanes, de Pauline de Beaumont. Joseph Joubert est le frère aïné d'Arnaud Joubert. Joseph Joubert vit une partie du temps rue Saint-Honoré à Paris et y décède. On ne sait pas où il demeure.

  • Muraine, Mme, linger, n°283 (Empire) (1805).
  • Petit d'Harcourt, Gabriel-Pierre-François, expert en Cour de Rome, n°513 (Royal) (1787, Lesclapart, 1791), particulier n°121 (Tuileries) (1799).

Conseiller du roi, banquier expéditionnaire en Cour de Rome (AN, Y 5142B, Registre de tutelles du 16 au 30 juin 1786, acte du 27 juin 1786, f°670/785. (https://www.geneanet.org/archives/registres/view/37165/670 Consulter).

  • Porteboeuf, Jean-Baptiste, domestique de Mme Lemoine de Crécy, n°518 (510 ?) (K) 1794).

J.-B. Porteboeuf, âgé alors de 42 ans et au service de M. et Mme Lemoine de Crécy depuis 7 ans. Emprisonné depuis le 4 prairial an II [23 mai 1794] à la Conciergerie sur dénonciation, il est interrogé le lendemain par le tribunal révolutionnaire sur des propos qu'il aurait tenu sur Admiral, auteur de la tentative d'assassinat sur Collot d'Herbois. Selon les délateurs, Cécile Geoffroy, épouse de Brodesolle, commis de la Convention Nationale, et les Gautier, couple de portiers de Me Moreau, ledit Porteboeuf et même peut-être son épouse née Marguerite Brétigny, auraient soit-disant regretté qu'Admiral ait pu être arrêté (Tuetey, Répertoire, t. 11, p. 616-620).
Il est ensuite rapidement jugé avec 52 autres accusés dont Nicolas Froidure, le 29 prairial an II par le Tribunal révolutionnaire, est condamné à mort et guillotiné le 29 prairial an II [17 juin 1794]), « convaincu de s'être rendu ennemi du Peuple en participant à la conspiration de l'étranger et condamné à mort. » (Journal de Paris, n°534, 30 prairial an II [18 juin 1794], p. 2156 ; Victimes, 1494, p. 79 ; Wallon, Histoire, t. 4, Chapitre XLI, p. 213-261).

  • Rioult, Guillaume, mercier, n°512 (Royal) (1788, 1791), lingère, n°121 (Tuileries).

Séparation d'Anne-Catherine Lincelle et Guillaume Rioult, marchand mercier, rue Saint-Honoré (Journal de Paris, n°154, 3 juin 1787, p. 677).

  • Robin, Michel-Félix, n°121 [Tuil. ?] (1796).

Michel-Félix Robin (Angoulême, 1757- Paris, 1834) est avocat au Parlement de Paris (Geneanet, Charente-Périgord ; lebrustiec).
Le 6 fructidor an 4 [23 août 1796] a été baptisé Charles-Antoine, né hier, fils de Michel-Félix Robin et de Marie-Anne-Adélaïde Subtil son épouse demeurant rue St Honoré, n°121, parrain Charles-Antoine Bonpierre et marraine Marie-Jeanne Carré, femme Leblanc (AH Arch. Paris, Saint-Roch, BMS, 1794-1796, p. 122).

  • Robinet, Sr., n°510 (Royal) (1787, Lesclapart).
  • Strubing, particulier, n°121 (Tuileries) (1799).
  • Tailleur, mercier, n°121 (Tuileries) (1798).
  • Tonnelot, M., 510 [Royal] (1790).

Il héberge Noël-Charles Millet, curé de Saint-Pierre de Dourdan, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).

  • Vaudy, Mme, n°513 (Royal) (1791).

Résidents

  • Merlin de Douai, Philippe-Antoine, président du tribunal criminel du Nord, député du Nord à l'Assemblée Nationale Constituante, « n°510 » (Royal) (4-90), membre de la Convention Nationale (autre résidence).
  • Millet, Noël-Charles, curé de Saint-Pierre de Dourdan, député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, chez M. Tonnelot, 510 [Royal], rue Saint-Honoré (1790) (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).

Visiter les parcelles voisines

Numéro pair vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Numéro pair vers l'Est
n°258 (Empire)
n°256 (Empire)
n°254 (Empire)
Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle côté Sud Parcelle contigüe vers l'Est
n°285 (Empire)
n°283 (Empire)
n°281 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)
  1. Atlas de la censive du Roi, Quatrième plan de la rue Saint-Honoré (AN., Q1 1099-3, Atlas de la censive du Roi, fol. 17 v°, pl. 4) Voir le plan.
  2. 4ème Quartier, Tuileries ; Ilots 13 (AN, F/31/73/38). Voir le plan parcellaire en ligne.
  3. Le château de Passy, détruit en 1826, entouré d'un vaste parc se trouvait dans ce quartier du 16ème arrondissement aujourd'hui traversé par le rue de Boullainvilliers.