Rue Saint-Honoré - Parcelle n°329 (Empire)

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Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°281 n°454 n°69 n°329 N.S. rue du 29 Juillet
Rattachement Terrier de la censive du Roi [1] Paroisse Saint-Roch Section Tuileries 1er Arrondissement (ancien) [2] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

Cette parcelle n°281 (Terrier) a vraisemblablement été ajoutée à la grande parcelle voisine n°280 (terrier), achetée par le Président Hénault en 1741 et sur laquelle l'Hôtel d'Armenonville, édifié à la fin du XVIIe, est remanié par son nouveau propriétaire.

Cette évolution, en attente de confirmation, peut se déduire d'une part de la comparaison des plans du terrier (1700), Delagrive (1728), Verniquet 1793 et Vasserot (ca 1820), d'autre part des numérotations successives des maisons depuis la fin du XVIIIe jusqu'au début du XIXe siècle.

  • On relève ainsi cette annonce qui dénote un même propriétaire pour ces maisons :

« A LOUER 2 belles maisons, sises r. S. Honoré, vis-à-vis les Jacobins, n° 68 et 69, présent. Ensemble ou séparée.
- La 1ère consiste en deux corps de logis dont l'un sur la rue et l'autre entre cour et jardin : le principal corps de logis est composé d'un rez-de-chaussée et de deux étages au dessus, contenant de très beaux appartements, ayant 9 croisées de face sur une très joli jardin planté dans le dernier goût, et dépendant de ladite maison; ils ont en outre l'agrément de la vue sur le jardin des Tuileries; il y a aussi de belles cuisines, offices et chambres de domestiques.
- La 2ème maison, attenant celle ci-dessus, et qui vient d'être reconstruite à neuf est composée de 2 boutiques au rez-de-chaussée, avec entresols et escaliers particuliers qui y correspondent; elle a en outre 4 étages dont 2 sont distribués en appartements très commodes et fort agréables ayant 5 croisées de face sur la r. S. Honoré. S'adres. pour les voir au portier du n°68 et pour la location au Ctn Rameau, not. place des Victoires Nationales et pour visiter au Ctn Fertelle, r. S. Honoré, n°71 (Affiches, 17 nivôse an II [7 janvier 1794], p. 5591). »

On sait par Auguste-François de Frénilly 1° que sa mère, propriétaire de l'hôtel de Jonzac par héritage depuis 1790, a fait refaire à neuf et à grands frais l'hôtel de Jonzac par l'architecte Dumont et les jardins par Lesage, paysagiste de Mesdames, 2° que les revers de fortune et les événements révolutionnaires de 1792-1793 ont empêché la famille de Frénilly de s'installer à cet endroit et l'ont contraint à louer l'ensemble. (A. Chuquet (Ed.), Souvenirs du baron de Frénilly, pair de France, Paris, Plon, 1909, p. 126-127. Consulter sur Gallica).

  • Découpage en trois propriétés distinctes sous l'Empire pour former les n°329, 331, 333 Empire) signalés sur le plan Vasserot-Bellanger de 1820.

Caractéristiques

Cet ensemble immobilier a été définitivement démoli pour permettre l'ouverture en 1826 de la rue du 29 juillet dans le prolongement vers le Sud de la rue du Marché Saint-Honoré, entre les n°327 et 331 (Empire) de la rue Saint-Honoré [3].

Propriétaire(s) avant 1789

  • Laigne (de), dame, veuve de Charles-Olivier de Leuville (1701).

« 281 Maison à porte cochère, appartenant à Mme Laigne.
Dame Marguerite de Laigne, veuve de Messire Charles Olivier de Leuville, chevalier, marquis dudit lieu, cornette des Chevaux-Légers de la Garde du Roy en a passé déclaration le 10 juillet 1701. » (AN, Q1 1099-3 f°36 r°, Atlas de la censive du Roi (ca 1700), Pl. 4).

Propriétaire(s) Révolution-Empire (à confirmer)

  • Modeux de Saint-Waast, Anne-Charles.
  • Chastelain, Charlotte, ép. de Frénilly.
  • Frénilly (Fauveau de), Auguste-François et Alexandrine-Claire, copropriétaires au décès de leur mère en 1798.

Propriétaires à partir de 1810

Non identifié.

Occupants

  • Chapelle, épicier, n°329 (Empire) (1805).

« Si ma chanson vous paraît bonne/Messieurs, je vais la publier ; / Si vous la blâmez je la donne / A Chapelle (1), mon épicier: /Qu’il l’accueille dans sa boutique / Comme les vers de tel et tel/ Et dans mes couplets la critique / Trouvera du sucre et du sel. », M. Armand-Gouffé, « Le Sucre et le Sel », chansonnette. (1) Chapelle, l’un des meilleurs acteurs du Vaudeville, est en même temps épicier à Paris, rue Saint-Honoré, en face des ci-devant Jacobins (Le Caveau moderne… chansonnier de table…, Paris, Capelle et Renand, 1807, p. 231, n. 1 ; Gallica).

  • Hémard, n°69 (Tuileries) (1794).

« Vend un joli fonds de café, rue Honoré, à la sortie des Promenades, tenant à un logement dont on peut tirer parti et placer un billard. » (Affiches, 30 fructidor an II [16 septembre 1794], p. 9320).

  • Hermès, Jean-Liborius, luthier, n°69 (Tuil.) (1794).

Né en Westphalie vers 1737, Jean-Liborius Hermès épouse en secondes noces vers 1790 Émilie-Marguerite Devis. Il demeure à plusieurs adresses à Paris, rive-Gauche, rue du Colombier, puis rue des Saints-Pères et reste à la présente adresse de 1798 à 1802 d'où il déménage pour la rue des Capucines. Il est facteur de piano-forte.(Anonyme, « Hermès », Facteurs de piano en France de 1700 à 1799. (Voir notice en ligne, par défilement, à la date de 1775).
« Hermès, luthier, 69 r. Honoré, vis-à-vis les Jacobins, a reçu un envoi de cordes de Naples qu'il vend en gros et en détail. » (Affiches, 7 vendémiaire an III [28 septembre 1794], p. 98).

  • Mathieu, négociant, n°69 (Tuileries) (1798).

Antoine Mathieu, négociant, 60 rue Saint-Honoré, donne procuration à L.-G. Gauthier, pour se porter acquéreur le 5 brumaire an XIII du lot n°6 du ci-devant domaine de l'Assomption d'une superficie de 599 m pour un montant de 27 900 f. Mathieu agit pour le compte de Joseph Martinez de Hervas, conseiller du roi d'Espagne, demeurant à Paris rue saint Florentin hôtel de l'Infantado. (Sommier, t. 1, Éclaicissements, art 148 à 151, p. 63, col. 1).

  • Pétré, n°454 (Royal) (1790).
  • Prieur, parfumeur, n°69 (Tuileries) (1798).

Résidents

  • Gouttes, Jean-Louis, curé d'Argeliers,député aux États-Généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante, 454 [Royal], rue Saint-Honoré (1791) (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).
  • Renaut, Roch, dit Renaut d'Agen, avocat au Parlement à Agen « 1790 : 254 [sic, en réalité n°454 (Royal)] chez M. Pêtre, rue Saint-Honoré, vis-à-vis les Jacobins, 1791 : Petit hôtel Jonzac, rue Saint-Honoré 454. » (Brette, États Généraux, t. 2. Gallica).

Visiter les parcelles voisines

Numéro pair vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Numéro pair vers l'Est
n°330 (Empire)
n°328 (Empire)
n°326 (Empire)
Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle côté Sud Parcelle contigüe vers l'Est
n°331 (Empire)
n°329 (Type Empire)
n°327 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)
  1. Atlas de la censive du Roi, Cinquième plan de la rue Saint-Honoré (AN., Q1 1099-3, Atlas de la censive du Roi, fol. 023 v° pl. 5) Voir le plan.
  2. 4ème Quartier, Tuileries ; Ilots 12 (AN, F/31/73/37). Voir le plan parcellaire en ligne.
  3. Lazare, Dictionnaire,..., 1844, p. 352-353 ; Pessard, Dictionnaire historique de Paris, 1904, p. 1607).