Rue Saint-Honoré - Parcelle n°383 (Empire)

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Numéros successifs de la parcelle

Les numéros de parcelles correspondent le plus souvent aux numéros des maisons (ou immeubles). À Paris, plusieurs systèmes de numérotation des biens fonciers et immobiliers se succèdent de l'Ancien régime à la période contemporaine. Voir leurs principes respectifs. Rue Saint-Honoré, le système de numérotage se complique pendant la Révolution du fait de la mise en place du numérotage "sectionnaire" et parce que cette artère est limitrophe de 7 sections dont chacune a une logique de numérotage particulière. Voir la vue d'ensemble des sections de la rue Saint-Honoré.

Type (période) Terrier (avant 1780) Royal (1780-1791) Sectionnaire (1791-1805) Empire (depuis 1806) Actuel
Numéro n°256 n°400-401 n°8-9 n°383 n°277
Rattachement Terrier de la censive du Roi [1] Paroisse Saint-Roch Section Tuileries 1er Arrondissement (ancien) [2] 1er Arrondissement

Correspondance des numéros

  • Les numéros de type royal et de type sectionnaire sont fournis à titre indicatif. Le faible nombre de personnes citées avec un numéro Royal comme demeurant dans cette extrémité de la rue Saint-Honoré et, dans l'Atlas du terrier, la mauvaise définition des limites des parcelles gênent l'établissement des correspondances des numéros des quatre types.
  • Toutefois, Taxil établit la correspondance entre le n°9, sans mention de section [Tuileries], le n°383 (1815) et le n°277 (1903) (Taxil, « Tableau établissant la concordance entre le numérotage...», 1904, p. 34).

Caractéristiques

  • Maison à porte cochère, tenant par derrière au rempart de la Ville. (Terrier du Roi, AN, Q1/1099-3, f°33 r°, 14 janvier 1703).
  • « A louer, grand appartement au 1er composé de plusieurs pièces de plain-pied, autre petit appartement de garçon au 2d, dépendant de ci-dessus, avec cuisine 2 greniers, 2 caves, plusieurs chambres de domestiques. Remise et écurie. Présent. Il y a quelques glaces attachées à l'appartement. On en vendrait quelques unes, n°9 près r. S. Florentin. » (Affiches, 13 avril 1793, p. 3817).
  • « A louer, grande maison à porte cochère, r. et porte Honoré, n°9, consistant en deux corps de bâtiments;

- l'un donnant sur la r. Honoré est en retour sur la cour composé de 3 étages, dont le dernier en mansarde et grenier au-dessus, remise;
- l'autre en 2 cours, composé d'un rez-de-chaussée, 1er étage en mansarde. Pour messidor prochain. S'adres. pour voir la dite maison au Cit. Mareschal qui y demeure et au portier et pour les renseignements au Ctn Lestrade, rue (St) Merry, n° 428. » (Affiches, 5 germinal an II [25 mars 1794], p. 6803).

  • Annonces anonymes :
    • « On vend rue Honoré, n°400, 2 chevaux de carrosse, noirs, à tout crins. » (Affiches, 3 aout 1790, p. 2299).
    • « On désirerait trouver un Officieux qui sut bien faire la cuisine, frotter et faire l'appartement. S'adresser au portier de la maison n°9, r. et porte Honoré à côté de celle Florentin. » ( Affiches, 14 brumaire an III [4 novembre 1794], p. 647).
  • L'immeuble a été vraisemblablement reconstruit au début du XIXe siècle et se trouve aujourd'hui sur la parcelle cadastrale BQ 48.

Propriétaire(s) avant 1789

  • La Sourdière (de), François Guyet, seigneur de la Sourdière, écuyer ordinaire de feu madame la Dauphine, propriétaire de la parcelle n°256 (Terrier du Roi, AN, Q1/1099-3, f°33 r°, 14 janvier 1703).

« Le plan de La Grive qui a paru en 1728 [3] souligne la maison du marquis d'un autre nom : De Thil. » (Lefeuvre, Histoire de Paris, rue par rue,..., t. 3, p. 81).

  • Duthil, veuve de Chastellux.

Olympe Elizabeth Jubert du Thil (Paris, 1725-Paris, 1798) épouse le 22 février 1745 de César-François de Chastellux (Paris 1723 - Fresnes en Brie 1749) (H.-P. C. de Chastellux, Histoire généalogique de la Maison de Chastellux, Auxerre, Librairie Perriquet, 1869, Pièce CCLXIV, p. 531-533. Gallica ; Sommier, Compléments à l'article 144, p. 62-63). Ils n'ont qu'un fils, Henry-César de Chastellux, vicomte d'Avallon (1746-1814), maréchal de camp en 1788, chevalier d'honneur de Madame, marié à Angélique Victoire de Durfort-Civrac (1752-1816), parents de 8 enfants (Geneanet ; Chaix d'Est-Ange, op. cit., t. 10, p. 107-108). C'est l'émigration d'Henry-César qui vaut à sa mère d'être arrêtée et incarcérée à la prison du Luxembourg. Son grand âge et son état de santé la font libérer le 18 vendémiaire an III. Elle meurt trois ans plus tard. (H.-P. C. de Chastellux, op. cit., p. 214].

Propriétaire(s) Révolution-Empire

  • Duthil, veuve de Chastellux, propriétaire jusqu'en 1790-91 (?).
  • Domaine national (1791 ? - an V).
  • Duthil, veuve de Chastellux, à nouveau à partir de l'an V.

Maison N° 8-9 et 383-385 nouveaux, confisquée à Mme Duthil, Vve de Chastellux, louée au Cn Leclerc, tapissier le 11 fructidor an II pour 3-6-9 ans, début le 1er vendémiaire III, jouissance rendue à la Ctne Chastellux et à elle revendue en l'an V. (Sommier Biens Nationaux, Art. 144, p.34).

Propriétaires à partir de 1810

Non déterminé.

Occupants

  • Anonyme, portier de la maison à louer n°9 (Tuileries) (1794).
  • Bassignac, Mme, n°400 (Royal) (1791).

Il s'agit vraisemblablement de Marie-Anne Carreau, épouse de Barthélémy d'Anglars de Bassignac (Bassignac (Cantal), 1724 – Paris, 1806), lieutenant-colonel, lui-même cité comme demeurant paroisse St Roch dans un acte du 28 septembre 1790 où apparaissent plusieurs personnalités dont Armand de Montmorin, ministre des Affaires Étrangères et le vice-amiral d'Estaing (AN, Tutelles, Y 5194 B, f° 471-476 ; Geneanet, André Metzger).

  • Delavigerie, Sec. Général de l'Administration générale des Douanes, n°383 (Empire) (1807).
  • Desgraves, non-commerçant, n°383 (Empire) (1807).
  • Gageot, linger, n°8 (Tuileries) (1798), Mme n°383 (Empire) (1805).
  • Gageot, loueur de voiture, n°8 (Tuileries) (1798).
  • Leclerc, tapissier, n°400 (Royal) (1791), locataire principal (an II), maître de maison garnie, n°9 (Tuileries) (1798) .
  • Lubersac, non-commerçant, n°383 (Empire) (1805, 1807).

Il pourrait s'agir de Jean-Louis-Marie de Lubersac (Azerat (Dordogne), 1761 – Paris, 1834), intégré au Corps des Gardes-Françaises à l'âge de 16 ans, brigadier des armées du roi, capitaine aux Gardes Françaises en 1787 (AN, Tutelles, Y 5159A, 9 novembre 1787, f°374), époux de Jeanne-Cécile de la Maille de La Tour-Landry (Geneanet, Jacques Magontier).

  • Maréchal, Henry-René-Noël, marchand de fer pour meubles, (i.e. laine d'ameublement), porte Honoré, s. n° (1790), n°400 (Royal) (1791), n°9 (Tuileries) (an II) (et 1794) .

Henry-René-Noël Maréchal, marchand de fer, porte Honoré, "citoyen actif" (Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790), négociant, 38 ans en 1789, l'un des 144 notables élus pour composer le conseil général et la municipalité de Paris (4 septembre 1790) (E. Charavay, Assemblée,..., vol. 1, p. 2), reconduit en 1791 (P. Robiquet, Municipalité, ..., p. 358).
« Maréchal, au 9 de la rue Honoré (près la rue Saint-Florentin), percepteur des contributions de la ville de Paris, 2ème Ardt, (Piques, Mont-Blanc, Fbg Montmartre). » (Alm. National, an II, p. 523 ; an III, p. 195 ; an IV, p. 379). Électeur du Département de la Seine, n°27 (Tuil.) [siège du Tribunal de Paix aux Capucins], (an IV) (Anonyme, Électeur an IV, p. 1),

  • Perrée, maître des comptes, Cour des comptes, n°383 (Empire) (Allard, 1808, p. 356).
  • Rendu, Vve, née Marie-Jeanne Gillet, non-commerçante, n°8 (Tuileries) (1800).

Marie-Jeanne Gillet (Paris, 1747 - Paris, 1823), épouse en 1769 Sébastien-Louis Rendu dont elle a 7 enfants, parmi lesquels Athanase Rendu. (Geneanet, Alain Garric). Les familles de Sébastien-Louis Rendu et de Louis-Armand Rendu de Saint-Aubin, son frère, demeurent ensemble dans le même immeuble, rue Saint-Honoré, près de la r. du Dauphin, n°82 (Tuileries). Sébastien-Louis rendu décède en 1797.
En avril 1794, suite à la requête de plusieurs membres de la famille Gillet, une maison r. S. Honoré, [s. n°, vraisemblablement propriété des parents Gillet, vendue suite au décès de Marguerite Taillet, mère de M.-J. Gillet en 1791] est adjugée le 11 germinal an II pour 138 050 livres à Chappottin, demeurant à Paris.
Les requérants, outre Sébastien-Louis Rendu, ancien notaire à Paris et Marie-Jeanne-Gillet sa femme, sont les sœurs et le frère de Marie-Jeanne Gillet : Françoise Gillet, fille majeure, au nom de Pierre-Marie Gillot, Md de toile, âgé de demeurant à Paris, Jacques Allard, receveur des consignations à Rouen et Marie-Geneviève Élisabeth Gillet, sa femme, Nicolas Avenard, ancien Md d'étoffes de soie à Paris et Agnès-Charlotte-Marguerite Gillet sa femme, Charles-Léon-Eustache Gillet, demeurant à Paris. Publication de la conservation des hypothèques. (Affiches, 15 germinal an II [4 avril 1794], p. 6583).

  • Sainfret (ou Sinfray), M., n°400 (Royal) (1790) (1791).

Sinfray, citoyen, n°400 [K], ("citoyen actif" n°138 sur la Liste des citoyens éligibles de la Section des Tuileries, 1790).

Résidents

Visiter les parcelles voisines

Parcelle contiguë vers l'Ouest Parcelles en vis-à-vis côté Nord Parcelle contigüe vers l'Est
n°418 (Empire)
n°416 (Empire)
n°414 (Empire)
Parcelle contiguë vers l'Ouest Cette parcelle côté Sud Parcelle contigüe vers l'Est
n°385 (Empire)
n°383 (Empire)
n°381 (Empire)

Notes et références

Les sources et références générales du projet Localisations parisiennes 1780-1810 sont regroupées dans : Sources & Références (Paris 1780-1810)
  1. Atlas de la censive du Roi, Sixième plan de la rue Saint-Honoré (AN, Q1 1099/3, fol. 28 v°)Voir le plan.
  2. 4ème Quartier, Tuileries ; Ilot 6 (AN, F/31/73/32). Voir le plan parcellaire en ligne.
  3. Jean Delagrive, Nouveau plan de Paris et de ses faubourgs, 1728, reproduit dans Histoire générale de Paris,.., Paris, Imprimerie Nationale, 1900, Pl XXV.Voir en ligne). Il faut toutefois remarquer que le ci-devant hôtel de la Sourdière s'il figure sur ce plan (F 8) n'y est pas nommé.